L'Edito du Dimanche

 

Publié le Dimanche 14 avril 2013 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

L'Edito du Dimanche

Souvenirs d'alcoolo...

imageOuais, vas-y, ponds-moi un édito, allez, plus vite que ça…

Vous vous rendez compte la pression que vous me mettez chaque semaine ? J’ai de nombreux et fréquents retours concernant le sacro-saint rendez-vous du dimanche sur GamAlive. De nombreux lecteurs ne viennent quasiment que pour ça. Pour m’écouter prêcher la bonne parole. Pour écouter la parole de Dieu.

Oui, je sais. Mais ça fait du bien de se la péter un peu de temps en temps. Même si je n’ai pas la prétention de pouvoir changer l’eau en vin. Plutôt l’inverse, même, j’avoue. Si, si, c’est nettement moins rouge quand je l’évacue.
Par contre, pour multiplier les pains, je suis champion. Si, si. J’ai quelques prédispositions à cet effet. Et puis comme je vous le disais la semaine prochaine, hein, à force d’être considéré comme une divinité par ses propres enfants, on finit presque par le croire. Presque. Oui presque parce qu’il y aura toujours une bonne femme (la vôtre en l’occurrence) pour vous rappeler que vous avez passé l’aspirateur comme un gland parce qu’il reste un grain de poussière sur le carrelage, que vous êtes à la limite du handicap parce que vous avez mal plié le linge, que tu appelles ça laver les toilettes, ha ha ha, regarde, il reste une trace d’éponge sur la cuvette, et que, bordel, je t’avais dit de téléphoner pour prendre rendez-vous au garage de toute façon toi dès qu’on te demande un truc c’est toujours la même chose « j’ai pas eu le temps » ou « j’ai oublié » franchement t’es vraiment bon à rien j’aurais dû écouter ma mère et pas t’épouser t’es qu’une merde.

Du coup, en général, votre divinité en prend quand même un sacré coup.

Mais bref, revenons à nos moutons. Chaque semaine, donc, il faut trouver un sujet. Un sujet intéressant. Suffisamment pour qu’il me permette d’épancher mes humeurs. Et sans trop tomber dans la redondance.

imageOui mais cet édito, que j’écris généralement le dimanche matin, vous offrant mon précieux temps que j’aurais pourtant pu garder pour aller chercher les croissants, passer la tondeuse, repeindre les volets, faire reluire l’argenterie si j’en avais, ou frapper mes enfants, il me faut le pondre coûte que coûte, même si la veille, j’étais jusqu’à point d’heure en soirée, à vider quelques tonnelets de bon vin ou autres alcools de qualité, à partager de bons moments entre amis, à rire jusqu’au bout de la nuit et partager nos anecdotes croustillantes.
Oui, bon, je sais, 6 lignes qui pourraient se résumer à « il faut que je l’écrive même si je me suis pinté la tronche sévère hier et que je me suis réveillé à poil dans la véranda avec une chaussette sur la stouquette sans me souvenir de quoi que soit et surtout, pourquoi j’ai une fourchette dans la main, qu’est-ce que j’ai bien pu faire avec ».

C’est une image. Je vous rassure. Je ne me suis jamais réveillé à poil dans ma véranda avec une chaussette en guise de cache-sexe, vautré la tête dans le ficus et les fesses dans le cactus.
D’ailleurs, même si à force de vous raconter mes excès alcooliques, vous devez me prendre pour une grosse barrique – il parait qu’on a 75% d’eau dans le corps, calculez combien ce matin je peux avoir d’alcool à la place, je ramasse les copies dans 4 heures -, sachez que je n’ai pas souvent été dans un état d’ivresse avancée.
En fait, ça m’est même très rarement arrivé. Parfaitement. Abus, mais self-control. Dieu, je vous dis.
En réalité, il ne m’est arrivé dans mon existence que trois débordements « marquants ». Parfaitement. A en perde ce fameux self-control.

Hein ? Comment ça, ça ferait un bon sujet pour l’édito ? Que je vous raconte ? Vous voulez connaître mes souvenirs de poivrot ?

imageBon. Si vous insistez… Je n’ai rien de honteux à cacher, de toute manière. Enfin je crois. Je ne me suis jamais retrouvé à faire l’hélicoptère avec ma bite (copyright le film Les Galettes de Pont-Aven) devant un couvent à gueuler que j’ai envie de me taper une religieuse comme un mort de faim devant une boulangerie. Donc je n’ai rien fait qui ne soit « inracontable ».

Tout d’abord, il faut se remettre dans le contexte : nous étions jeunes. Dans les 18-25 ans, quoi. Ça fait donc un sacré bail. Comme tous les jeunes, nous multiplions les soirées chaque week-end, avec un noyau dur de potes et diverses pièces rapportées par l’organisateur de la soirée, ce qui permettait notamment de se ruer sur de la chair fraîche, un peu comme une meute de loup qui cherche à copuler hors de son groupe pour maintenir un certain équilibre et des gènes sains. Bref, jeunes et cons. Dans la force de l’âge. Cet âge où l’on multiplie les conneries parce que ce n’est pas lorsque tu es marié avec deux gamines et que tu dois ramener tout le monde en voiture que tu t’amuses à avoir ce genre de comportement.

Enfin bref.

Première anecdote.
Une seule fois, une seule – et oui ! – il m’est arrivé de boire jusqu’à m’en rendre malade. A me retrouver à gerber de l’engrais dans les plantes vertes, à genoux dans le jardin d’un pote, en pleine nuit. Et je le soupçonne de m’avoir empoisonné pour pouvoir me piquer ma copine de l’époque, puisque bizarrement, je n’avais bu que deux ou trois verres.
Et je vous assure que c’était vraiment le cas. Je n’ai pas eu de trou de mémoire, je me souviens parfaitement de la soirée.
Une faiblesse incompréhensible que je ne me suis jamais expliquée.
Et je n’aurai jamais d’explication, d’ailleurs, puisque quelques semaines après, redevenu célibataire, j’ai jeté mon dévolu sur sa sœur jumelle – fausse jumelle, soit dit en passant – et qu’il a alors décidé de ne plus jamais m’adresser la parole. C’est dingue, hein, comme les gens sont chatouilleux dès que l’on touche à leur famille…
Mais je garde un souvenir ému de ses hortensias. Qui sont morts quelques jours après, soit dit en passant. Et l’anecdote est véridique. Je pourrais si je voulais me balader avec un t-shirt « J’ai tué un massif d’hortensias. Tout seul. Avec mon pote J&B. ».

imageAutre époque, autre gens, autre soirée. Là encore, nous ne biberonnions pas que du Tang. Et ce qui devait arriver arriva. Un slow, une fille qui vous invite… et vous vous réveillez dans le même lit qu’elle le lendemain. Et vous disant que pas de bol, si ce n’est pas la plus moche de la soirée, eh bien elle devait quand même être dans le carré final…
Quant à savoir ce qui s’est exactement passé entre les premières notes de « Careless Whisper » et le chant du coq, vous n’avez que de vagues et flous souvenirs… Heureusement, le plastique utilisé et qui pendouille sur le lustre vous laisse supposer que vous avez été prudent. Bourré, mais avec un instinct de survie. Même si vu le morceau, ça devait être la première fois qu’elle voyait le loup…
Bon. En fait, je suis méchant. Elle n’était pas forcément gracieuse de visage, certes. Quelques ascendances portugaises qui vous apportaient la certitude que dans quelques années, elle devrait elle aussi avoir son Gillette deux lames chaque matin. Mais elle était plutôt bien fichue. Enfin… un peu grossette quand même. Mais j’ai toujours préféré les grossettes aux sacs d’os qui s’entrechoquent lorsque vous les secouez un peu trop. Et je ne sais pas pourquoi, là, d’un coup, à parler de grossettes, j’ai une petite pensée tendre pour mon amie Stéphanie (je vous ai déjà parlé d’elle ?). Son évocation à ce moment précis de l’édito me promet bien entendu des SMS assassins, des mails d’insulte et des coups de fils injurieux. C’est dingue comme les nanas se vexent facilement dès que l’on parle de leur poids. Allez comprendre, tiens.
Enfin bref, le coup du « je me réveille dans un lit ah, mais c’est quoi ce truc à côté de moi ? », j’ai expérimenté pour vous, merci. On en rigole maintenant. Mais sur le moment… en fait, sur le moment aussi, il faut bien l’avouer.

imageAutre époque, autre gens, autre soirée. Et vous vous réveillez au petit matin dans les jardins du château de Versailles, avachi avec une fille que vous ne connaissez ni d’Eve ni d’Adam. Cette fois-ci, heureusement, elle est plutôt canon. Il n’empêche que la rosée du matin, le froid d’avoir squatté un banc public… et les trois types en uniforme qui vous secouent en se marrant… c’est une expérience assez… comment dire… étrange.
« Euh… je ne sais pas ce que je fais là, monsieur l’agent. Je vous jure. C’est que je n’ai pas dû trouver mon lit… Hein ? Ma carte d’identité dit que j’habite à 15 bornes de là ? Alors c’est peut-être que j’ai vachement marché et que j’étais fatigué… Quoi ? Ah non, c’est vrai, j’avais une soirée à deux rues de là. Et puis la demoiselle devait rentrer chez elle sinon son père allait la cartonner et je l’ai raccompagnée. Je suis un garçon galant. Regardez, je lui ai même prêté mon pantalon parce qu’elle avait froid en jupe. C’est pour ça que je suis en caleçon. Heureusement qu’on est en été, hein ? Ha ha ha… hem… »

Hé oui. Se mettre minable est une chose. Mais il faut toujours le faire avec classe et élégance. C’est important. La classe et l’élégance, l’estime de soi, c’est tout ce qui vous reste quand le soir, vous vous regardez dans la glace. Et si tout le monde pouvait se graver cette idée dans la tête, ça nous éviterait peut-être d’avoir tant de connards en liberté.

Enfin bref. On a tous nos petites anecdotes alcoolisées. Je vous laisse raconter les vôtres dans les commentaires, histoire d’enrichir ce témoignage à 40°C. Je suis peut-être un Dieu, hein, mais je n'en reste pas moins un homme. Farpaitement.
Et je devrais, à ce moment-là, vous dire que l’alcool est à consommer avec modération. Mais entre nous, vous êtes assez grands pour vous débrouiller seuls. Ne me demandez pas de faire le jeu de ce stupide assistanat. Murgez-vous la tête si le cœur vous en dit. Pintez-vous les gencives si vous en avez envie. N’oubliez seulement JAMAIS les trois règles essentielles : Ne prenez pas le volant. N’allez pas au bout de vos limites. Ayez le vin joyeux ou abstenez-vous de boire.

Sur ce, je vais me reprendre un verre. Il faut soigner le mal par le mal. Passez un bon dimanche.

 

 
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Commentaires

Ecrit par dieudivin le 14/04/2013 à 12:12

 

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Se mettre minable est une chose. Mais il faut toujours le faire avec classe et élégance.
N’oubliez seulement JAMAIS les trois règles essentielles : Ne prenez pas le volant. N’allez pas au bout de vos limites. Ayez le vin joyeux ou abstenez-vous de boire.
smiley 30

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Ecrit par Quantum le 14/04/2013 à 12:30

 

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http://www.m6.fr/serie-kaamelott/videos/4536-l_ivresse.html

489 Commentaires de news

Ecrit par Costello le 14/04/2013 à 13:04

 

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idée pour le futur (oui je suis un génie, mais ne me remercie pas)

quand t'as une idée d'édito dans la semaine, écris le à l'avance, sauvegarde le... et au moment venu, le dimanche midi, publie le. Et même, si t'as plusieurs idées, écrit tout d'un coup et morcelle en plusieurs éditos...

Avoue que t'y avais jamais pensé!
Je devrais me reconvertir en chercheur en astrophysique tellement je suis génial, ils ont sans doute un poste pour moi au CERN

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Ecrit par Cedric Gasperini le 14/04/2013 à 13:15

 

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Ecrit par Costello

idée pour le futur (oui je suis un génie, mais ne me remercie pas)

quand t'as une idée d'édito dans la semaine, écris le à l'avance, sauvegarde le... et au moment venu, le dimanche midi, publie le. Et même, si t'as plusieurs idées, écrit tout d'un coup et morcelle en plusieurs éditos...

Avoue que t'y avais jamais pensé!
Je devrais me reconvertir en chercheur en astrophysique tellement je suis génial, ils ont sans doute un poste pour moi au CERN
Non, ça ne marche pas comme ça.

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Ecrit par dieudivin le 14/04/2013 à 13:47

 

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Ecrit par Cedric Gasperini

Non, ça ne marche pas comme ça.
En tout cas, ton édito arrive un peu trop tard, ces personnes auraient mieux fait de te lire avant d'aller se divertir...

Boire ou lire, pourquoi choisir ?

Retrouver avec 11g d'alcool dans le sang

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Ecrit par Lusheez le 14/04/2013 à 13:56

 

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Ouais ben je vous invite tous à des soirées étudiantes en Belgique, qui sentent la bonne bière pas chère, le bon vagin (pas cher), et le vomi (gratuit).

Quelle joie d'être étudiant. smiley 15

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Ecrit par Von-Block le 14/04/2013 à 14:33

 

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J'ai aussi quelques petites histoires, bah, comme tout le monde me réveiller un matin dans son vomi, la face sur la flaque, les cheveux le lit inondé de vomis sans même savoir ce qui c'est passé.

Une autre fois dans un hôtel de la chaine du père de Paris Hilton, un peu comme Cedric, je me fais réveiller par trois gardiens de sécurité, couché en caleçon sur un banc dans un couloir d'hôtel...He...ou monsieur, je sais pas ce que je fou la, je m'en vais. J'apprenais le lendemain que j'avais aussi dans la même nuit uriné dans le coin d'une chambre d'hôtel en envoyant paitre les résidents de celle-ci.

Ahhhh la jeunesse.

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Ecrit par CyberJoJo le 14/04/2013 à 16:16

 

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La dernière remonte à peine à quelques semaines smiley 54

Tout allait bien jusqu’à ce que le Rhum arrive... Il est pas passé. Heureusement j'ai bien visé les toilettes et tout c'est bien terminé smiley 7

J'ai jamais atterri dans des endroits improbables et en tenu légère (si ce n'est dans mon lit, mais c'est pas improbable).

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