L'Edito du dimanche

 

Publié le Dimanche 15 mai 2016 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

L'Edito du dimanche

Un vrai cauchemar

imageUne nuit, je me suis endormi dans un vagin.

Euh… oui, bon… euh… certes. Commencer un édito par cette phrase sans vous donner d’explication peut prêter à confusion, notamment sur ma santé mentale. Je vous rassure. Je suis complètement dérangé. Ça n’a absolument pas changé. Mais il y a quand même une explication…

Je vous parle de rêves. Et de cauchemars. Surtout de cauchemars. Même si là, c’était un rêve. Nous venions de passer une belle et tendre nuit d’amour avec ma femme. Je suis en train de rêver, là, je vous rappelle. Non pas que je ne passe jamais dans la réalité de belle et tendre nuit d’amour. Bien au contraire. Que ce soit avec ma femme ou celle d’un autre. Peu importe. Mais là on parle de rêve. Bref. Reprenons. Je dors. Et dans mon rêve, donc, je viens de passer une belle et tendre nuit d’amour avec ma femme. Juste après l’orgasme, nous sommes enlacés et je reste en elle, sans bouger, et nous nous endormons ainsi. Je me réveille – enfin dans mon rêve, je me réveille – toujours enlacés, toujours en elle… et du coup, oui, une nuit, on peut dire que je me suis endormi dans un vagin. Vous noterez que dans mes rêves, les notions même de « petite mort » sont absentes.

Des rêves érotiques, je suis comme vous, j’en ai fait des dizaines. J’en fais encore, d’ailleurs. Entre plaisirs et parfois retenues, désir dévorant ou honte mal assumée, selon que vous vous retrouvez dans les bras de votre compagne, une de ses copines, une attachée de presse que vous connaissez bien, une amie proche ou lointaine, une ex, voire tout simplement une inconnue. J’avoue ne jamais avoir rêvé de folles nuits d’amours avec une star, par contre. Enfin ça dépend. Babe, c’est une star ou pas ?

imageReste que mon esprit dérangé m’offre bien plus souvent des cauchemars que des rêves. Tenez. Une fois, j’ai rêvé que j’étais dans une maison, avec femme et enfant. A l’époque, je n’en avais qu’un. Une maison délabrée. Les murs sales et suintants. Une maison perdue au milieu des champs. Et tout autour, des zombies. Des dizaines de zombies qui vous tombent dessus. Et qui courent vite, ces salauds. Pour me défendre, un flingue. Seulement voilà, moi, dans mes cauchemars, et c’est une chose récurrente, il m’est impossible d’appuyer sur la détente. Elle est coincée. Ou trop dure. Et quand j’y arrive malgré tout, les balles n’ont aucun effet. Ça peut prêter à rire, hein. Mais quand vous êtes face à une horde de zombies déchaînés, ça n’a rien de drôle. Alors vous vous mettez à courir. En portant à moitié votre fille pour la sauver. Et vous fuyez la maison pour vous retrouver coincé par des marécages en forme de labyrinthe. En vous disant que vous auriez dû ramasser un morceau de poutre dans la bicoque pour vous défendre. Et vous vous perdez. Impossible de trouver la sortie et…

Bon. J’ai un truc quand même. Un atout indéniable : je suis capable de contrôler mes rêves. Et mes cauchemars. Du coup, quand ça va trop loin, je décide de me réveiller. Dans mon sommeil, je me dis que c’est un cauchemar à la con, que j’en ai marre, donc qu’il faut que je me réveille. Et je me réveille donc. Le temps d’aller boire un coup, je me force à penser à autre chose. Des trucs chouettes et plaisants qui vont orienter mes songes pour le reste de la nuit. Courir nu dans les hautes herbes au milieu des poneys. Gagner au Loto. Avoir des superpouvoirs. Voir des terroristes cribler de balles la voiture qui transportait le groupe Sexion d’Assaut. Au choix, quoi.

Mais ce n’est pas tout. Je me souviens aussi de mes anciens cauchemars dans les nouveaux. Ainsi, quelques années plus tard, je me suis retrouvé dans la même maison. Avec ma femme et mes deux filles cette fois-ci. Et toujours des zombies par milliers. Je connaissais les lieux. J’ai jeté le flingue qui, une nouvelle fois, ne fonctionnait pas. J’ai pris un morceau de poutre. Et je suis allé défourailler du zombie dans les champs, véritable moissonneuse-batteuse de chair putréfiée. Les derniers zombies ont fui dans les marais. M’en fous, je connaissais les raccourcis. J’les ai poursuivis et tous dézingués. Et finalement, dans mon cauchemar, on a fini par retaper et décorer la maison.

Même quand je dors, faut pas me faire chier.

imageBon. Maintenant, c’est clair que la plupart de mes cauchemars ne sont pas à base de zombies.  Généralement, ils touchent plus le quotidien. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai perdu un enfant. Souvent la petite dernière, d’ailleurs. Et quand je dis « perdre », c’est du genre définitif, pas égarée dans les rayons d’un supermarché.
Là encore, au bout d’un moment, la douleur est telle, insupportable et sourde, que je décide de me réveiller. Je me lève alors pour aller vérifier qu’elle dort bien et retourne me coucher, rassuré malgré l’angoisse qui n’a pas eu encore le temps de totalement s’évanouir.
Et quand ce n’est pas la perte d’un enfant, c’est trouver ma femme au lit avec un autre. Ça aussi, ça m’est arrivé plusieurs fois dans mes cauchemars. Elle me jette alors comme une grosse merde. Là encore, généralement, je me force à me réveiller. J’ouvre les nuits. Il fait nuit. Mon cœur bat la chamade. Dans le silence nocturne, je l’entends presque me déchirer la poitrine de peine et d’angoisse. Ma femme est à mes côtés. Elle dort paisiblement. Tournée vers moi, son doux souffle caresse mon épaule.
Du coup, j’lui fous quand même un coup de pied pour lui apprendre à me pourrir mes rêves.

Bref.

Pas la peine d’essayer la psychanalyse de bas étage à base d’interprétation des rêves. Freud était un con. C’est aussi fiable qu’un test de normes pollution Volkswagen. J’pense surtout qu’au final, je suis un brin surmené. Et un brin dérangé. Un gros brin.

En attendant, cette nuit, j’ai rêvé que je volais. Attention, pas comme un crétin de piaf ou un abruti de super-héros. Juste quelques sauts, quelques moments à planer, et des atterrissages en douceur. Simple. Jouissif. Planant, c’est le cas de le dire.

Et ce matin, du coup, j’ai une irrésistible envie de mettre mon slip par-dessus mon pantalon. Allez comprendre.

 

 
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Commentaires

Ecrit par Aces le 15/05/2016 à 13:11

 

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Tant que ne t'es pas endormi avec un bras dans le cul, tout va bien. :)

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Ecrit par XYZ972 le 15/05/2016 à 15:15

 

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Le coup du slip sur le pantalon est quand même bizarre pour un mec qui porte déjà un collant pour sortir de chez lui.

Il faut croire que tu peux être un des plus grands de l'humanité sans avoir les moyens financiers pour te payer un bon costume.

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Ecrit par yaknnc le 15/05/2016 à 22:33

 

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Ecrit par yaknnc le 15/05/2016 à 22:34

 

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j ai reve que je pouvais reposter une news sur gamlive.com !

enfin c est fini ce cauchemar ou plutot ce bug !! smiley 2

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Ecrit par yaknnc le 15/05/2016 à 22:35

 

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j ai reve que je pouvais reposter une news sur gamlive.com !

enfin c est fini ce cauchemar ou plutot ce bug !! smiley 2

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Ecrit par yaknnc le 15/05/2016 à 22:35

 

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j ai reve que je pouvais reposter une news sur gamlive.com !

enfin c est fini ce cauchemar ou plutot ce bug !! smiley 2

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Ecrit par yaknnc le 16/05/2016 à 09:42

 

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dsl pour le spam ! smiley 55

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