L'Edito du Dimanche

 

Publié le Dimanche 7 août 2016 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

L'Edito du Dimanche

Bonnes vacances, mon cul

imageOui, je sais. Je vous ai déjà parlé des joies de la plage et du bonheur d’être en vacances cette année. Il y a deux ou trois éditos d’ailleurs. C’est encore tout frais. Mais que voulez-vous. C’est une telle source d’inspiration...

Je voudrais avoir une petite pensée, tout d’abord, pour ces spermatozoïdes de surfeurs qui viennent vous niquer les talons avec leurs planches en bois. Mais si. Vous aussi vous les avez vu. Et subi. C’est la grande mode. Les gamins qui « surfent » sur les vagues mourantes, au moment où elles s’écrasent sur le sable, avec leurs petites planches naines. De merde. Et qui, au choix, vous engueulent parce que vous êtes sur leur passage, à tenter de photographier les gamines (pas forcément les vôtres) qui font le poirier dans la flotte histoire de gonfler le dossier « petits culs » de votre ordinateur ; vous éclaboussent alors que vous tentez depuis une demi-heure de mettre un peu plus que le mollet dans l’eau ; ou vous percutent avant, dans le meilleur des cas s’ils sont bien élevés, de vous lancer un « pardon m’sieur, j’t’a pas vu ».
Déjà qu’à la base, à la suite d’un traumatisme adolescent survenu par la faute d’un blondinet aux cheveux longs qui m’avait piqué mon amour de vacances, je hais les surfeurs, alors imaginez dans quel état je suis face à des versions mini de ces ersatz d’humanoïdes croisés avec des phoques.
Du coup dès que j’en croise un, j’y claque la planche dans la gueule. Et si le père a quelque chose à dire, j’lui fais bouffer les copeaux.
D’ailleurs, à chaque fois que je lis dans le journal qu’un surfeur s’est fait bouffer par un requin, j’débouche le champagne. Et je plains les poissons obligés de becter cette viande avariée à cause du réchauffement des mers qui détruit leur garde-manger.

imageJe voudrais aussi avoir une pensée pour les tatoués. Si, si. Il faut parler des tatouages. Je sais que certains lecteurs se sont peinturlurés, au choix, le bras, le torse, le dos, les membres inférieurs, voire même, dans le pire des cas, le trou du cul. Avouez. Vous avez-vous aussi cédé à cette mode de décoration extérieure. C’est en vogue. Tout le monde veut son petit tatouage. Genre « ça fait rebelle » ou « original ». Ce qui est faux, bien entendu, puisqu’aujourd’hui, tout le monde en porte. Et bien sachez-le. Il faut que quelqu’un vous le dise une bonne fois pour toutes : dans la majorité des cas, vous êtes totalement ridicules.
Alors attention. Mettons les choses au point. Je n’ai rien, globalement, contre le tatouage. J’ai fréquenté intimement de belles et plantureuses tatouées, tatouages que j’ai décrypté avec intérêt. De près. En profondeur. Et plutôt deux fois qu’une.
Mais la plupart du temps, il faut bien l’avouer, les gens se font tatouer des conneries n’importe où. Les pattes de chat le long de la jambe, c’est sympa à 18 ans. A 30, quand vous avez pris 50 Kg après avoir fait 3 gamins, les pattes de chat se sont transformées en empreintes d’éléphant.
Le pire, sans doute, c’est le portrait de la grand-mère sur la poitrine. Le jour où je couche avec une nana qui a le portrait d’une de ses aïeules tatoué sur le corps, je l’oblige à garder son tee-shirt. J’aurais trop l’impression de faire frotti-frotta avec mamie. Ou alors, je la contrains à des rapports en levrette exclusivement, en priant pour que sur le dos, elle ne se soit pas fait tatouer le portrait de son grand-père.
En tout cas, entre les signes chinois dont vous ne connaissez absolument pas la signification ou les signes tribaux, à la mode il y a 10 ans, qui font irrémédiablement beauf aujourd’hui, il serait temps d’arrêter de jouer les fresques vivantes.

imageUne dernière pensée pour le paddle. Ce qui, pour nous autres gamers, est synonyme de manette de jeux, est pour l’estivant synonyme de « je suis debout comme un con sur une planche en plastoc à pagayer comme un débile parce que, d’une part, je suis trop nul pour faire du vrai surf ou de la planche à voile, et d’autre part, trop pauvre pour m’offrir un kayak ». C’est la grande mode du paddle. On en voit partout. Accessible à tous, sans nécessité d’un quelconque talent physique, le paddle a envahi les plages. Oh, notez bien, c’est plutôt sympa dans l’idée : faire une balade le long des criques inaccessibles. Mais l’idée correspond bien rarement à la réalité. Autrement dit, vous avez l’air con, debout sur votre planche, à rester au bord de la plage parce que vous avez trop peur de vous éloigner du bord.

Bref. Faites un effort.

Ça m’évitera de devoir vous rééduquer à coups de parasol. Ça m’évitera aussi de râler pour un rien – ce qui est quand même un gros atout – et d’entendre ma femme m’engueuler sous prétexte qu’il serait temps que je me détende, que je suis en vacances, merde à la fin, que j’ai vraiment un sale caractère, que je dois lâcher du lest et, accessoirement, sortir la tête du gamin que j'ai enfoui dans le sable, et que je ne m’arrange pas avec l’âge.

Ouais enfin bon, je vous avais prévenus, aussi, hein. Je n'ai pris personne en traître. J'ai toujours dit que je serai un vieux con. J'ai juste pris un peu d'avance, quoi.

 

 
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