Tokyo Decadance : Soirée privée entre amis

 

Publié le Jeudi 14 mai 2009 à 12:00:00 par Cécilia Rowe

 

Gamalive y était !

Aller à sa première Tokyo Decadance, c’est un peu comme être sur le point de faire l’amour pour la première fois. On ne sait pas trop comment cela se passe et pourtant, on sait que l’on va prendre son pied. Pour une première impression, cela commence plutôt bien.

Pourtant, le rêve de la Tokyo Decadance va vite tourner court pour certains, en apprenant que la soirée est interdite aux mineurs. Pas question d’espérer rentrer sans une pièce d’identité non plus. Mais une fois avoir montré patte blanche, ce sont les portes d’un monde dévergondé qui s’ouvre à nous.

Les fringues, avant toutes choses. Cette soirée est réputée pour son rassemblement de looks tous droits sortis des mangas. Cosplay, Gothic Lolita, Kogals… en fait, c’est surtout le style Visual Kei qui l’emporte. Le défilé des styles, tous aussi originaux les uns, est à donner le vertige. Ainsi, les associations de couleurs vives flirtent souvent avec les corsets en vinyle, les chaussures compensés et les coiffures volumineuses blindées de rajouts. Un vrai paysage de couleurs teinté à l’acide et au vitriol. Hors de question de venir en simple T-shirt/Jean’s sans faire tâche au milieu de cet océan d’excentricité.

Mais Tokyo Decadance, ce n’est pas que cette corne d’abondance de looks, ce sont aussi ses représentations scéniques provocantes et souvent sexuellement explicites, comme cette danseuse en pleine action avec sa poupée gonflable. Les sets électriques de DJs crachant du bon son sans vergogne sont ponctués par des mini-concerts et des spectacles de saltimbanques. Après nous avoir offert avec grâce sa voix mystérieuse de soprano, Selia, transexuel de son état, joue de son épée en compagnie d’Adrien, fondateur de la Tokyo Decadance, et des autres.

La soirée s’apparentait tellement aux enfers que de la buée recouvrait constamment les objectifs de mon appareil photo, sans parler de mes lunettes et de la sueur qui perlait à grosses gouttes sur mon front. Oui, la soirée était hot ! Dans tous les sens du terme. Petite déception toutefois de ne pas avoir vu de freak show comme Tokyo Decadance sait si bien le faire. Pas de femme qui pond des œufs ou d’homme se faisant exploser de fusée dans le fessier. Certes, la morale est sauve mais en contrepartie, elle aura sa dose de visions sexuelles.

Bref, bref. Tout ça pour dire que la soirée valait vraiment la peine d’être vécu. Photographiquement parlant, c’était d’ailleurs un régal. Jugez plutôt grâce au petit reportage photo concocté par mes soins.
C’est quand qu’on recommence ?

Photos: Tokyo Decadance ©

 

 
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