Titanfall (Xbox One, PC, Xbox 360)

 

Publié le Lundi 17 février 2014 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Preview de Titanfall (Xbox One, PC, Xbox 360)

Un constat en demi-teinte

imageTitanfall arrive le 13 mars sur PC et Xbox One, et deux semaines après sur Xbox 360. Un bêta-test est actuellement en cours et nous l’avons parcouru de long en large. Voire en travers. Alors, c’est quoi Titanfall ? Et est-ce que ça vaut vraiment le coup ?

Le principe de base de Titanfall est simple, et éculé. Et cette bêta semble indiquer que le jeu ne révolutionnera en rien le genre : des cartes multijoueur assez étriquées, douze joueurs qui s’affrontent, quelques « bots », personnages gérés par le jeu, viennent s’ajouter au tableau. Mais parfois, c’est avec les recettes les plus simples que l’on est capable de préparer un vrai festin.

Vous jouez un pilote de Titan. Les Titans sont d’énormes machines pilotées, sortes de « Mechwarriors ». Trois styles de pilotes sont disponibles : Rifleman, Assassin et CQB. Chacun a une arme principale, une arme secondaire et une arme anti-titan. Il est également équipé de grenades et possède des capacités spéciales. Au fil de l’expérience glanée sur le terrain, vous débloquerez de nouvelles armes (fusil plus puissant, arme anti-titan plus perforante, fusil de sniper…), de nouveaux types de grenades (anti-technologie) voire des capacités spéciales comme la possibilité de courir plus vite.
Trois types de Titans sont également disponibles : Artillerie, Tank et Assault. Là encore, chacun est équipé d’une arme particulière, et de caractéristiques qui lui sont propres. Là aussi, vous pourrez plus tard débloquer la possibilité de l’améliorer ou modifier en partie son équipement.

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screenVous débutez le jeu à pieds. Votre Titan arrivera dans deux minutes environ, moins si vous brillez sur le terrain. Les premiers affrontements se font donc hommes contre hommes, chaque camp accompagné de ses « bots ».
Quand vous avez la possibilité d’appeler un Titan, vous pressez la touche adéquate et il est largué à quelques mètres de vous dans les secondes qui suivent. Vous embarquez alors dedans – sinon au bout d’un certain moment, il se mettra en route seul et sera géré par le jeu.
Les Titans peuvent bloquer et renvoyer les balles et roquettes reçues grâce à leur bouclier, balancer des roquettes, tirer, glisser rapidement dans toutes les directions (une jauge limite cette possibilité)… et ils sont très vulnérables, au final.

screenPetit reproche tout de même : les armes anti-titans sont rarement efficaces… Les pilotes ont donc tout intérêt à les négliger et se concentrer sur les autres pilotes. Dommage. Seule une amélioration pour une arme anti-titan lourde (mais lente) change un peu la donne. On espère sincèrement que ce point sera modifié et donnera un peu plus de poids à ces armes.
D’autant plus que l’arme anti-titan lourde ne fut disponible que grâce à des cartes bonus, gagnée au fil des niveaux mais qui ne sont utilisables qu’une seule fois avant d’être perdues à tout jamais… du coup…
Seul petit avantage des hommes à pieds : plus rapides, ils peuvent sauter sur un Titan depuis les hauteurs pour le prendre d’assaut. Généralement, le pilote du Titan n’a d’autre choix que de sortir de sa machine pour flinguer l’assaillant avant d’y retourner. Mais les dégâts sont souvent dévastateurs et l’on se retrouve aux commandes d’un Titan bien amoindri.

Car les pilotes sont équipés d’une sorte de jetpack qui permet de sauter plutôt haut, et de courir sur les murs. Les figures sont donc stylées, originales, et le jeu s’offre une vrai verticalité.

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screenLa bêta de Titanfall, ce sont deux cartes et trois modes de jeux. La première carte, Fracture, alterne bâtiments en ruines et parois rocheuses effondrées. Deux terrains à découvert permettent de gros affrontements, tandis que l’on peut se faufiler dans les ruines pour combattre de manière plus retorse et plus discrète.
La seconde carte, Angel City, est complètement citadine. Du coup, les rues sont étroites, et l’on peut traverser les bâtiments assez facilement pour changer de rue et d’angle de tir.

Les trois modes de jeu sont : Attrition. Un Team Deathmatch classique : deux équipes s’affrontent. A la fin, petite originalité, les perdants doivent atteindre une navette pour s’échapper et glaner ainsi quelques précieux points.
Hardpoint Domination est un mode de capture de zones là encore déjà vu et revu.
Enfin, Last Titan Standing est un affrontement de titans. Chacun a le sien dès le départ et deux équipes s’affrontent. Plus original, certes, mais le jeu perd nettement en nervosité et en rythme.

screenCar c’est bien là le gros avantage de Titanfall : sa nervosité. Respawn Entertainment est composé des anciens d’Infinity Ward, d’une partie de l’équipe qui a créé Call of Duty, et ça se sent. Vraiment. C’est aussi nerveux, ça pète de partout, et c’est même au détriment, parfois, d’une certaine lisibilité de l’action. Hyper bourrin, malgré un jeu à douze seulement. Et ça, c’est une vraie réussite. Les cartes sont d’ailleurs plutôt bien pensées, avec leurs coins et recoins, et peu de place pour « camper » ou se planquer. On court, on meurt, on repart au combat, et les parties sont plutôt courtes. Bref, c’est un vrai et pur défouloir… mais c'est autant pour la stratégie de groupe, totalement inexistante de la quasi-totalité des parties effectuées. Trop rapide et bourrin, le jeu ne permet pas vraiment de mettre au point des stratégies. Bref, même en équipe, ça reste un jeu quasiment exclusivement solo.

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screen…mais honnêtement, tout aussi sympathique soit-il (et il l’est, soyez-en sûr), tout aussi joli soit-il (belles explosions, beaux effets de particules, belles textures dans l’ensemble, et le tout sans ralentissement aucun, même sur Xbox One), tout aussi nerveux soit-il (et je tiens à souligner à quel point il l’est), Titanfall reste pour le moment du Call of Duty avec des Mechs.
La faute à trois modes de jeux qui n’ont pas grand-chose d’original, une jouabilité et des petites cartes qui ne sont pas sans rappeler la série la plus vendue au monde…
Certes, la présence des Titans et la verticalité du gameplay ajoutent vraiment un plus. Mais est-ce suffisant pour le porter aux nues ? On nous promet une quinzaine de cartes et presque autant de modes de jeux. Il n’y a plus qu’à espérer que l’un ou l’autre apporte ce petit plus, ce petit truc qui va nous scotcher et nous faire applaudir à bâtons rompus. Titanfall semble pour le moment un bon jeu. Il n’en faut pas beaucoup pour que l’on remplace le « bon » par « grand » et qu’il soit capable de faire oublier le multi de Call of Duty pour les fans du genre.

Réponse le 13 mars.

Ah, et l’univers est tellement sympa, cela dit, que personnellement, j’ai quand même ce petit pincement au cœur en me souvenant, à chaque lancement de partie, que ce ne sera un jeu « que » multijoueur. Un solo aurait tellement pu être une vraie claque…

 

 
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