Far Cry Primal, nos premières impressions

 

Publié le Jeudi 28 janvier 2016 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Far Cry Primal, nos premières impressions

Fils des Ages Farouches

imagePersonnellement, me balader en pagne pour aller taquiner le mammouth n’a jamais été un de mes kifs. Pourtant, j’ai une affection particulière pour l’époque préhistorique, puisque je suis un enfant de Rahan le fils des âges farouches, mais aussi d’une œuvre nettement plus confidentielle que les vieux de la vieille connaissent sous le nom de Sapiens, jeu édité par Loriciel en 1986 sur Thomson MO5 puis Amstrad CPC. Ensuite, La Guerre du Feu m’a quand même appris que niquer dans une grotte ou autour d’un feu de camp pouvait avoir du charme. Et plus globalement, une époque où la principale occupation était de frotter deux silex pendant deux heures juste pour s’allumer une clope, ou aller buter toute une famille d’ours pour se faire des chaussons, moi, ça me parle.

Autant dire que Far Cry Primal est un jeu que je suis de près depuis que j’en ai vu les premières images. Avec toujours ce mélange d’espoirs et de craintes. Car quand même bien tout un régiment de joueurs peu exigeant s’est excité sur les derniers Far Cry, ils ont été loin de me séduire pleinement. Manque d’imagination, repompage des mécaniques Assassin’s Creed, jeu morcelé en territoires identiques et où l’on doit répéter encore et encore les mêmes actions…
Alors certes, ce sont de bons jeux, mais ils n’entrent pas au panthéon des indispensables dans ma petite liste personnelle.

Reste à savoir si ce Far Cry Primal, lui, a des chances d’y figurer.


screenVous êtes Takkar. Un chasseur d’une tribu primitive. Et le début du jeu, bien qu’un poil mollasson, vous met direct dans le bain : lors d’une partie de pattes en l’air avec un mammouth, vos congénères sont massacrés par un tigre aux dents de sabre. Vous ne devez votre salut qu’à une chute vertigineuse au bas d’une colline et au fait qu’il y ait assez de viande alentours pour que la bestiole n’ait pas besoin de vous donner la chasse.
Dès lors, vous apprenez à récolter les plantes pour vous soigner, et des ressources pour construire, un arc et des flèches. Une petite séance de course derrière des biches et cerfs, histoire de vous enseigner les rudiments du dépeçage de Bambi, et vous voilà jeté dans le bain.
Arrivé sur une nouvelle région limitrophe à la vôtre, et baptisée Oros, vous découvrez que trois tribus se la disputent à grands renforts d’armes dans la gueule. Les Wenja, qui vous accueillent et font de vous l’un des leurs, sont opposés aux Udan, des grosses brutes qui réfléchissent d’abord avec leur sagaie, ensuite avec leur hache, ensuite avec leurs flèches, et enfin avec leur tête, mais juste parce que la tête, c’est là où se situe la bouche, et qu’avec leur bouche, ils ont tendance à vous boulotter. La dernière tribu, elle, est plus civilisée, même si le terme « civilisée » est à remettre en question puisqu’ils asservissent leurs ennemis en esclavage et que, grosso modo, tout ce qui n’est pas eux est ennemi. Ce sont les Izila. Ils sont plus évolués technologiquement parlant, mais il leur manque évidemment une chose essentielle : votre courage, votre cœur, et éventuellement le fait d’avoir une barre de vie qui remonte de temps à autres.

screenNous avons joué pendant quelques heures à Far Cry Primal. Le début du jeu est une exploration des environs. Il faut récolter des ressources, très régulièrement, pour compléter et améliorer votre équipement. Fabriquer des flèches, des appâts (nous y reviendrons), des lances, des soins, mais aussi avoir un arc plus puissant et résistant, une sacoche pouvant transporter plus de choses…
Il s’agit donc de récupérer tout ce qui peut se ramasser, selon la tradition ancestrale du chasseur-cueilleur.
On regrettera peut-être qu’un mode « concentration du chasseur » mette en évidence toute ressource disponible suivant une couleur spéciale bien visible à l’écran, ou qu’une évolution permette d’afficher toutes les ressources sur la mini-carte (d’ailleurs pourquoi une mini-carte ? C’est la préhistoire, bon sang !) facilitant un peu trop l’aventure quand on est censé incarner un « primitif ».
Reste tout un tas de petites choses à fabriquer pour améliorer son arsenal et ainsi mieux résister aux ennemis, animaux sauvages ou humains, toujours plus puissants au fil de votre progression.

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screenLe but premier du jeu est de récupérer des personnages importants qui sont disséminés un peu partout dans la carte. Il faudra accomplir les quêtes qu’ils vous donnent, afin de les faire venir dans votre nouveau village. Nouveau village qui vous fournira des ressources supplémentaires (vos villageois bossent) mais qu’il vous faudra également développer en améliorant l’habitat. Pour avoir accès à encore plus de ressources et de possibilités d’amélioration de votre équipement…

Parce que c’est à la mode, vous pourrez vous faire accompagner par un animal domestiqué grâce à vos pouvoirs. Le tout débloqué dans un délire mystique que, personnellement, je goûte assez peu. Là encore, un jeu plus « brut de décoffrage » à buter de l’animal sauvage sans pour autant essayer de s’en faire un ami aurait été peut-être plus agréable. Dans l’ensemble, d’ailleurs, le côté « LSD mystico pouvoir divin » des Far Cry m’a toujours gonflé et me gonfle de plus en plus. Sachez qu’il est malheureusement de retour dans cet épisode.
Reste que vous pourrez vous faire accompagner d’une chouette. Vous pourrez ainsi projeter votre conscience dans l’animal et explorer les environs vus d’en haut. Vous pourrez vous faire accompagner d’un loup, d’un tigre, ou de tout un tas de prédateurs, qu’il vous faudra d’abord domestiquer.  Pratique pour attaquer l’ennemi supérieur en nombre, cela dit, ou occuper l’ours des cavernes pendant que vous le lardez de flèches bien à l’abri…

screenLance, arc, couteau… les armes sont primitives. On regrettera peut-être que l’arc se comporte comme un flingue, sans gestion des courbes de la flèche qui, pour le coup, part tout droit même à longue distance.

Des missions et évènements spéciaux aléatoires seront à retrouver dans la carte. Comme détruire un camp ennemi, libérer des prisonniers… Et comme le monde continue de vivre en dehors de vos pérégrinations, vous tomberez parfois sur des cadavres d’ennemis tués par des prédateurs, ou sur des ennemis en train de chasser. Un vrai plaisir d’aller titiller un ours et de courir vers eux, pourchassé par la bestiole, de passer au milieu et de les regarder au final se manger des coups de pattes griffues et puissantes.

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On parlera enfin de la gestion du feu (qui vous brûle) vous permettant d’enflammer une torche pour voir dans les cavernes ou la nuit (il y a une gestion jour/nuit) et d’enflammer vos flèches (radical contre les ennemis ou pour faire brûler les structures).

screenMalgré ces petits points évoqués et qui, d’un point de vue personnel, font assez tache dans un jeu que j’aurais sans doute voulu plus préhistorique dans le sens historique du terme, que préhistorique-fantasy, Far Cry Primal s’annonce comme un excellent jeu.
Un vrai sentiment de liberté doublé d’une ambiance vraiment nouvelle. Ça reste original, agréable, avec des ennemis en peau de bête et des animaux inhabituels. Des combats plus au corps à corps. Un côté « développe ton village » plutôt sympa.
Nous y avons joué sur PS4. La version était stable, sans ralentissement, et les graphismes étaient plutôt réussis.

Bref, Far Cry Primal a tout du blockbuster qui réveillera en vous vos instincts primitifs de guerrier.


 

 
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