FIFA 17 : Nos premières impressions

 

Publié le Lundi 13 juin 2016 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

FIFA 17 : Nos premières impressions

Des améliorations, mais peut mieux faire ?

imageA la rédaction, on a toujours du mal à comprendre l’engouement autour de la série FIFA. Graphismes en net recul, physique de balle catastrophique, IA aux fraises… les derniers opus ont été très loin de nous satisfaire. Alors certes, vous avez pléthore d’équipes et de vrais joueurs… mais est-ce suffisant pour se ruer sur le jeu comme vous l’avez fait ? Pas à notre avis.
Autant dire que la présentation de FIFA 17 était attendue couteau entre les dents et poings américains prêts à baffer les développeurs en cas de récidive.

Nous avons pu apercevoir et jouer à ce nouvel opus. Et les faits sont là : EA Sports a réellement revu sa copie. Exit l’ancien moteur graphique. Aujourd’hui EA développe tous ses jeux sur le moteur de DICE, le Frosbite Engine. Pour le meilleur et pour le pire. Là, on aurait tendance à dire que l’on est entre les deux. Avec quand même un mieux. Les joueurs sont plus réalistes. Moins « petits gros trappus » et plus élancés. Ils bougent mieux (on nous annonce 3x plus d’animations). Les visages sont plus réalistes, allant jusqu’à montrer les gouttes de sueur qui coulent sur le visage au fil du match sur les ralentis et gros plans. C’est surtout sur l’éclairage que le bond en avant est stupéfiant. Une bien meilleure gestion des lumières et des effets d’ombres.
Maintenant, tout n’était pas parfait : les effets de la pelouse n’étaient pas terminés, les visages avaient parfois un regard bien vide, quelques petits bugs par-ci par-là… globalement, donc, il y a vraiment du mieux et le jeu sera nettement plus beau. Mais il ne faudra sans doute pas s’attendre à la perfection même non plus. Mais un bon point quand même, donc.


screenOn restera plus mitigé par contre sur The Journey, le mode « histoire »…Clairement pompé sur celui de NBA 2K, il vous place dans la peau d’un jeune prodige du foot, de ses débuts jusqu’à son ascension. A base de potes, trahisons, choix de carrière… tout cela selon vos capacités en match… Les développeurs nous ont assuré, malgré de gros doutes de notre côté, qu’il s’agissait d’une forte demande de la part des fans. Soit. Mais entre nous, déjà dans NBA 2K on trouvait ça gentillet mais un peu chiant et restrictif au final, alors ça risque d’être un brin la même chose ici.
On notera toutefois les interviewes avec plusieurs choix de réponses qui auront leurs conséquences, la rivalité avec un autre joueur, et, comble de la ringardise, les échanges par réseaux sociaux avec les « vraies » stars du foot mondial qui vous encourageront ou vous descendront selon les faits et résultats. Enfin, sachez que le joueur sera imposé (un jeune black), son nom également (Alex Hunter) et qu’il évoluera uniquement en Premier League.


screenPassons désormais au jeu pur. Nous avons pu faire plusieurs parties et voir les évolutions du gameplay. On vous passera les « on a fait évoluer l’IA des gardiens et des joueurs en général pour qu’ils soient désormais encore plus réalistes » et qu’on nous sert à chaque opus. On vous rassure, durant la partie, on avait encore des ailiers poussifs qui ne prenaient pas les couloirs et des joueurs de votre équipe qui venaient couper votre trajectoire, voire vous percuter.
Par contre, la grosse nouveauté vient des attaquants qui, désormais, profitent mieux des espaces. Ils analysent les mouvements des défenseurs et proposent bien plus de solutions. Bref, vos attaques sont nettement plus performantes. Les passes en profondeur arrivent bien mieux et vous créent bien plus d’occasions de buts. C’est flagrant. Et plutôt bienvenu… à un détail près : les défenseurs sont donc bien plus souvent à la rue, leur IA à eux ne suivant clairement pas. Résultat, on plante plus de buts et on se retrouve avec des scores dignes de matches amateurs. Ayant joué quelques 5 à 6 matches, pas un ne s’est terminé avec moins de 4 buts. Voire même 8 (4 à 4) pour l’un d’eux…  Il va vraiment falloir penser à replacer manuellement vos défenseurs…
Bref, l’idée est prometteuse et promet effectivement de beaux mouvements d’attaque, mais l’IA de la défense doit impérativement être revue à la hausse pour ne pas déséquilibrer le jeu.

screenOn citera aussi la possibilité de mieux protéger sa balle et faire opposition avec votre corps, une meilleure gestion de l’épaule contre épaule, les deux étant gérés à partir de la gâchette gauche et du stick droit, laissant du coup la possibilité de laisser filer un ballon en touche en empêchant son adversaire d’y accéder. Il faut dire que jusqu’à maintenant, les joueurs avaient tendance à vouloir absolument récupérer le ballon, quitte à le toucher au dernier moment et offrir la touche à l’adversaire alors qu’elle était pour vous s’il l’avait simplement laissé filer… Ce ne sera donc plus le cas et c’est tant mieux.
On citera enfin d’autres innovations : une meilleure gestion des contacts en l’air avec le gardien (les charges seront désormais toutes sifflées), des corners qui permettent désormais de définir exactement où le ballon retombera… même si selon la force donnée au shoot, bien entendu, vous risquez de ne pas atteindre la zone espérée ou encore… les pénaltys. Là encore, on sera plus sur la réserve pour ces derniers, puisque l’on contrôle également la course du joueur et sa rapidité à l’aide du stick… Laborieux et déconcertant. Il faudra sans doute pas mal de temps pour s’y faire (avant de sans doute revenir à une gestion plus classique l’année d’après…).

screenBref. Au final, ce FIFA 17 arrive avec pas mal d’idées et d’innovations. Certaines convaincantes (les attaques, même si un bémol est de mise en espérant que l’IA des défenseurs sera revue à la hausse), les graphismes, le rythme du jeu en général et les mouvements défensifs et de protection de balle. Les corners sont également mieux gérés. On restera plus mitigé sur le mode « The Journey », sans intérêt selon nous, sur les pénaltys, sur la physique de balle (il y a du mieux toutefois) et sur l’IA des gardiens, toujours aux fraises, preuve en est des scores fleuves lors des parties jouées.

FIFA 17 s’annonce donc meilleur. Bien meilleur que cette tannée de FIFA 16. Mais restons sur nos gardes et espérons que les petits déséquilibres au niveau de l’IA et du gameplay seront améliorés, voire complètement corrigés.

 

 
image

 

 

 

 

Home

 

 

Images du jeu FIFA 17 : Nos premières impressions :

0