Watch Dogs 2, nos premières impressions

 

Publié le Mardi 25 octobre 2016 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Watch Dogs 2, nos premières impressions

Les chiens regardent et la caravane passe

imageUbisoft continue sa critique d’un monde hyper-connecté et les dangers inhérents à ce nouveau mode de vie, dans Watch Dogs 2. Tout aussi sympathique et intéressant était-il, le premier opus avait peiné à convaincre totalement. Et beaucoup de joueurs étaient tout simplement restés sur leur faim.

Pas démotivés pour un sou, les développeurs remettent le couvert pour une suite dans laquelle ils comptent bien injecter tout ce qui avait fait défaut au précédent épisode, et ainsi contenter même les fans les plus durs.

Pari réussi ?

Nous avons pris en mains le jeu pour une poignée d’heures, et avons parcouru les rues de San Francisco pour y répandre le cyber-chaos…

Au début du jeu, nous incarnons Marcus, bien décidé à effacer ses données sauvegardées dans des serveurs bien gardés par des hommes armés, dans une entreprise informatique de la banlieue de San Francisco. Marcus, désireux de faire jouer son droit à l’anonymat de manière forte et directe, s’infiltre dans la place, évitant les gardes, les assommant parfois, et se frayant un chemin dans les différents étages du bâtiment.
On y découvre comment pirater la sécurité, ouvrir des portes verrouillées, se servir des caméras pour anticiper les mouvements ennemis… bref, on est en terrain connu.
Grande gueule, un peu branleur sur les bords, Marcus s’en sort comme un chef – ou pas si vous êtes repéré par les gardes – avant de s’enfuir…


screenC’est alors qu’il tombe entre les mains de Dedsec, un groupuscule de hackers bien décidés eux aussi de lutter contre le ctOS, l’outil de surveillance numérique par excellence qui espionne sans relâche les citoyens et viole les libertés individuelles comme un pédophile dans une colonie de vacances.
L’équipe de hackers qui vous accueille, et dont vous embrassez immédiatement la cause, est composée de gens aussi divers que motivés : Un bricoleur, un génie de l’informatique, une artiste et j’en passe et j’en oublie. Mais c’est vous qui allez faire le lien et partir sur le terrain pour mener des missions de sape.

Petit à petit, vous allez vous familiariser avec de nouveaux outils, de nouvelles possibilités de hack, et tenter de faire connaître Dedsec et d’y rallier la population. En effet, chaque mission vous rapportera de nouveaux followers. Le but étant d’en avoir suffisamment pour au final renverser le ctOS.

screenOn retrouve du classique : pirater les téléphones portables pour au choix, écouter les conversations, lire les SMS ou ponctionner quelques dollars sur les comptes en banque des passants. On peut aussi envoyer une surcharge qui les assommera pour quelques temps. C’est d’ailleurs personnellement un point négatif de ce nouvel opus. Une fois le portable sélectionné, écouter, lire, prendre de l’argent ou surcharger la batterie se font avec la même touche (la possibilité est aléatoire). On se met donc à appuyer par habitude, sans trop lire, écouter ou se soucier des résultats, lors de nos déplacements, histoire d’engranger un maximum de dollars. Et du coup, on sème les corps suite à des envois de surcharge, sans aucune incidence. Alors oui, certains passants vont appeler la police… mais vous êtes déjà loin quand elle arrive… Pour éviter d’appuyer sans cesse sans vraiment y regarder, il aurait très certainement fallu que toute victime innocente face baisser drastiquement vos followers. Cela aurait sans doute apporté un vrai plus au jeu.
Comme d’ailleurs tout vol de véhicule ou piéton écrasé (les piétons vous éviteront généralement mais il est possible, en visant bien, de vous les payer). Il aurait été judicieux de sanctionner ce genre de comportement, surtout pour un jeu dont le but est de rallier les gens à votre cause…

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screenReste que ces premières heures avec Watch Dogs 2 nous ont quand même largement convaincu : le jeu devrait être ce que tout le monde attendait du premier épisode. Le scénario n’est pas, contrairement à ce que l’on pouvait craindre, léger, con et tourné vers le « wesh gars on va péter des ordis », mais possède une vraie profondeur, se permettant d’ailleurs quelques piques envers de vrais évènements ou personnalités. La trame semble bien écrite, même s’il faudra jouer plus longtemps pour en être totalement certain.  Le rythme est également bien géré.

Le gameplay est toujours aussi fluide, agréable et la prise en main accessible. Les véhicules sont faciles à conduire, et si le jeu se veut permissif sur certains comportements ou collisions, c’est pour mettre l’accent sur les missions, l’action et les possibilités.
On peut changer la couleur des feux de signalisation, faire exploser les canalisations, et j’en passe et j’en oublie. Les possibilités de hack sont bien plus nombreuses. Tout comme les décors, plus variés.

screenBref. On n’en dira pas plus. Nous avons joué quelques heures à partir du début, puis quelques heures d’une sauvegarde qui se situait, selon les développeurs, à une quinzaine d’heures de jeu. Les deux expériences nous ont séduites. Avec des missions parfois bien coton, pas évidentes du tout, et d’autres passages plus fun. Avec la possibilité de jouer en coop dès que l’on croise quelqu’un pour quelques missions à deux, ou encore ces missions ponctuelles en PvP dans lesquelles vous devez retrouver le hacker qui cherche à vous nuire, tandis que l’autre cherche à vous pirater.

Quoi qu’il en soit, ce Watch Dogs 2 est donc une très bonne surprise. A première vue, l’ambiance et les personnages ne nous disaient rien qui vaille. Nous nous sommes trompés : Ubisoft s’apprête à sortir l’un des meilleurs jeux de cette fin d’année. Tout simplement.

 

 
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