Max Payne 3 (PC, Xbox 360, PS3)

 

Publié le Jeudi 1 mars 2012 à 18:00:00 par Cedric Gasperini

 

Max Payne 3 Preview

Buffet Time

image12 années ont passées. Max, toujours inspecteur à New York, est un vieux policier usé par la dépression, par l’alcool, par ses cicatrices. Chahuté par les voyous du quartier, il n’est plus qu’une épave qui se dirige lentement vers une mort certaine. Sale et certaine.

Jusqu’au jour où un ancien collègue, Raul Passos, lui propose un « job en or ». S’occuper d’une riche famille brésilienne de Sao Paulo et plus principalement assurer la protection de Rodrigo Branco, le chef de famille, et ses deux jeunes frères, le politicien Victor et le playboy Marcelo.
Max quitte donc New York, la Police et ses souvenirs dans l’espoir de démarrer une nouvelle vie.

Mais le Brésil n’est pas, comme dans les contes de fées pour mec, un pays uniquement rempli de putes et de footballeurs. Et même s’il s’est laissé pousser la barbe pour éviter d’être confondu avec l’un ou l’autre, Max va découvrir que c’est aussi un pays où la drogue, les gangs, les enlèvements, le racket et le meurtre font rage.

Quand la femme de Rodrigo, Fabiana, est enlevée par le Comando Sombra et que les ravisseurs demandent plusieurs millions de dollars pour la libérer, ce sont Max et Raul qui sont chargés de convoyer les fonds jusqu’au Stade des Galatians de Sao Paulo. L’échange doit avoir lieu sur la pelouse. Mais au moment crucial, un tireur isolé abat l’un des kidnappeurs et blesse Max au bras. Une troisième force s’invite aux réjouissances : l’UFE Operacoes Especials, un groupe paramilitaire surarmé.
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screenC’est ce niveau que nous avons pu prendre en mains. Max et Raul tentent de retrouver celui qui s’est enfui avec le sac de la rançon. Ils doivent tour à tour faire face aux kidnappeurs et aux paramilitaires. Que ce soit dans la salle d’entraînement, dans les couloirs, dans les salons privés, dans les gradins, ou même dans les passerelles surélevées ou les échelles pour accéder aux luminaires, Max et Raul vont avoir fort à faire.
Nous avons joué en difficulté « normale » et sans assistance au tir (elle est activable ou non, selon que vous voulez vous faciliter la vie ou non). Premier constat : sans assistance au tir le jeu est… très difficile ! Une difficulté bien supérieure aux jeux d’action habituels. Elle réside dans le fait que les ennemis sont nombreux, tirent juste, sont bien équipés et parfois très résistants. Les paramilitaires, par exemple, ont des gilets pare-balles et il n’est pas rare d’en voir un se relever alors qu’on pensait l’avoir abattu, ou même ramper jusqu’à une arme, pour vous coller une balle en traître.
screenCes mêmes ennemis tentent de vous prendre en tenaille, viennent carrément au contact pour vous déloger de votre planque. Sans oublier les snipers qui, à certains moments, vous shootent sans concession parce que vous n’avez pas été assez rapide. Je ne compte même plus le nombre de fois où nous avons dû recommencer la partie…
Toutefois, ces nombreux « game over » ne sont pas spécialement gênants ou frustrants. Et ce à plus d’un titre. Déjà, il faut savoir qu’ils sont également limités par une brillante idée de Rockstar. Les antidouleurs tiennent lieu de « soins » pour Max : la silhouette en bas de l’écran qui définit son état de santé se remplit peu à peu en rouge et absorber des antidouleurs remet les choses à la normale. Si vous êtes abattu et qu’il vous reste au moins un de ces antidouleurs, il sera automatiquement absorbé, proposant alors un « Killer Cam Move » : vous devez, pour survivre et valider l’absorption automatique de cet antidouleur salvateur, répliquer et tuer celui qui vient de vous shooter. Dans un ralenti sépia plutôt classieux, vous videz votre chargeur dans l’espoir de le toucher… ou de toucher la bonne personne quand ils sont plusieurs, regroupés, à vous tirer dessus. Si vous réussissez, le jeu continu. Sinon… game over.
Enfin, si vous enchaînez trop les échecs dans un niveau, le jeu vous offrira quelques antidouleurs supplémentaires lorsque vous recommencerez.
Honnêtement, même avec tout ça, le jeu reste plutôt ardu et vous offrira un véritable challenge.

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screenVous enchaînez donc les gunfights, ramassant les armes et les munitions sur les corps de vos ennemis, et alternant les combats à découvert, au réflexe, et les affrontements plus cotons face à une flopée d’adversaires. Fusil à pompe, fusil mitrailleur, flingue, double flingue, et même un passage à protéger la fuite de votre pote Raul grâce à un fusil de sniper (attention à tirer un poil en avant de la cible pour prendre en compte votre distance et son mouvement)… c’est varié, très rythmé, bien foutu, bref on mange de l’adrénaline à la petite cuillère.

Bien entendu, on retrouve les fameux « Bullet Time » et les plongeons au ralenti. Heureusement, d’ailleurs. Ils permettent de mieux gérer l’afflux d’ennemis. De la même manière, Max, une fois à terre, se tourne et se retourne pour shooter ses adversaires. Enfin, quand vous tuez le dernier ennemi dans la zone, la dernière balle est envoyée au ralenti, en suivant le projectile, pour un effet « cinéma » plutôt sympathique.

screenLe second niveau que nous avons pris en main concernait une infiltration ratée sur les docks, pour aller délivrer Fabiana. Quand je dis raté, c’est que vous pouvez tenter d’y aller doucement, en abattant furtivement vos ennemis, mais que dès le tout premier ennemi, j’ai raté ma cible et me suis donc plongé dans un autre véritable cauchemar, avec des adversaires armés qui sortent de partout. Mention spéciale, soit dit en passant, pour l’affrontement au « corps à corps ». Quand vous êtes contre un ennemi, appuyer sur le tir vous déclenche une animation et Max frappe son adversaire, voire lui fait une sorte de clef de bras, pour ensuite le shooter en pleine tête à bout portant. Notez que parfois, certains adversaires ne se laissent pas faire et vous giclent. C’est donc vous qui vous retrouvez à terre…
Sur les docks, vous alternez entre zones extérieures et bâtiments, shootant tout ce qui bouge, explosant des bombonnes de gaz, détruisant des fenêtres, jouant avec les décors comme vous le pouvez.

screenDoté d’une belle animation, d’un moteur graphique qui assure ce qu’il faut et d’une action de tous les instants, ce Max Payne-là a vraiment tout d’un grand.
Alors certes, l’ambiance noire et déprimante a disparu. C’est indéniable. De fable noire et sombre, Max Payne est devenu un « simple » jeu d’action. Je suis d’accord, c’est vraiment dommage. Mais ce n’est pas pour autant rébarbatif. Vous avez Rockstar, en face, quoi… ceux qui vous pondent du GTA ou du Red Dead Redemption au petit déjeuner… ce sont tout sauf des amateurs. Et ce Max Payne 3 est effectivement sur d’excellents rails, selon ce que nous avons pu en voir. L’ambiance est assez prenante, les commentaires de Max en voix off sont toujours là, et s’il a vieilli, et que vous verrez son look évoluer au fil du jeu, ce n’est que pour mieux se donner un air à la Bruce Willis dans le dernier Die Hard. Avec autant d’action qui pète de partout, des ennemis bien plus nombreux et des ralentis à vous donner envie d’avoir le pouvoir de les vivre en vrai.

Max Payne 3, ce sera du tout bon. Et ça sort le 18 mai prochain. L’attente va être bien longue… Heureusement, on nous a promis au moins une session de prise en mains du multijoueur d’ici-là… autant dire que c’est désormais avec impatience que nous attendons ce moment !

 
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