Terminator Renaissance (PC/Xbox 360/PS3)

 

Publié le Vendredi 29 mai 2009 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Terminator Renaissance (PC/Xbox 360/PS3)

Mais pourquoi n'a-t-il pas butté Sarah Connor ?

imagePour ceux qui ont raté Terminator 3, John Connor s’est fourvoyé tout au long de son existence : On ne peut pas changer le futur. Skynet a dominé l’homme, la guerre entre les machines et les humains était inévitable, bref, il n’a d’autre choix que de devenir le héros de la résistance.

Nous sommes dans le futur. La guerre a déjà commencée. John, avec une poignée de fidèles, résiste. Mais les machines sont toujours plus fortes. Toujours plus sauvages. Toujours plus impitoyables. Et il va falloir non seulement vivre, mais également vaincre.

Vous jouez John Connor. Armé tour à tour de fusil à pompe, de fusil de chasse, de lance-roquettes ou d’autres armes que vous trouverez par-ci par-là, vous progressez à travers les ruines d’un monde dévasté par les machines. Du Terminator de feraille en passant aux gros engins volants, ou même aux petites machines (volantes elles aussi), vous allez dézinguer du robot à tour de bras. Mais attention : si l’homme est perfectible dans sa visée, la machine, elle, atteint ses cibles quasiment à tous les coups. Il faudra donc non seulement être précis mais également être souvent en mouvement.

Bon. Ne faisons pas durer le suspens plus longtemps. Les différentes vidéos du jeu que nous avions pu voir laissaient augurer un bon petit jeu de shoot, plutôt joli, et faisaient naître en nous non pas l’espoir d’une adaptation réussie, mais du moins un peu moins pourrie que d’habitude.
Il n’en est rien. Terminator : Renaissance n’est pas un bon jeu.

Avec sa vue à la troisième personne (vue de dos du personnage, donc), vous allez trimballer John dans des chemins ultra-balisés mais loin d’être toujours évidents. Le tout avec une jouabilité lourde et digne de l’intuition d’un lamantin trop longtemps échoué sur la plage. Déplacements pénibles, animation très moyenne, impossibilité de sauter un obstacle… on se retrouve non seulement limité dans nos déplacements avec des niveaux en forme de couloirs mais également dans ses capacités physiques avec un héros qui pourrait prétendre à garer sa voiture sur les places handicapées des parkings. En fait, pour passer un obstacle, il faudra déjà vous mettre à couvert derrière et ensuite utiliser le stick pour le franchir… au temps pour la fluidité de l’action et le réalisme. Surtout que les commandes répondent plutôt mal, sont molles et lentes.

Ajoutez des scènes de combat assez brèves, coupées par des cinématiques tantôt sympathiques, tantôt hideuses, et surtout bien trop nombreuses pour que le rythme du jeu soit appréciable. Autre choix pénible de la part des développeurs, celui d’alterner les phases à pieds et celle dans les véhicules. Au bout de 10 minutes du jeu, on se retrouve par exemple directement à bord d’une bagnole, à diriger la mitrailleuse pour tirer les machines qui nous poursuivent. La précision assez moyenne et la sensibilité perfectible des contrôles (même si elle est ajustable) en font des phases lourdingues à jouer et d’un intérêt très limité.

Enfin, le jeu est assez court. Comptez à peine 7 ou 8 heures pour le terminer. Ah. Et optez pour le mode difficile, tant qu’à faire. Ça rallongera un brin la sauce.

Mais tout n’est pas à jeter dans ce Terminator : Renaissance. Le système de couverture est assez sympa, par exemple. On plonge derrière un muret, on se planque derrière des ruines, et on peut plonger d’un obstacle à un autre en le sélectionnant assez facilement au stick. Si franchir un obstacle seul est pénible, aller d’obstacle en obstacle est plutôt facile et finalement assez grisant face à des machines qui souvent bougent beaucoup et ne sont donc pas forcément atteignables de la position où vous vous trouvez.

Si le level design est raté, les décors sont toutefois assez sympas. On évolue dans un monde ravagé, dans d’éternelles ruines. Dommage que lesdits décors ne suintent pas assez la saleté, l’humidité, la peur, l’angoisse. Dommage que la musique ne soit pas assez bien utilisée. Dommage que l’ambiance globale ne soit pas très différente d’un jeu de guerre classique et que l’on ne ressente pas assez le désespoir humain face à un ennemi trop fort, trop nombreux. Notez enfin que le jeu peut se jouer en coop, en écran splitté. Comment dire... ?

Au final, donc, Terminator : Renaissance est l’un de ces jeux qui ne vous donnent pas vraiment envie d’aller voir le film. Oh, il n’est pas non plus complètement catastrophique, hein. Il a même quelques bons côtés, quelques passages sympas, quelques affrontements dantesques. Mais globalement, c’est plutôt décevant. Ambiance ratée (les combats en plein jour style soleil de Miami, ça ne le fait pas pour un Terminator), voix ratées, contrôles lourds… « Je reviendrai », avait-il dit ? Il aurait mieux fait de s’abstenir.



 

 
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Terminator Renaissance (PC/Xbox 360/PS3)

Plateformes : PC - Xbox 360 - PS3

Editeur : Warner Bros. Interactive

Développeur : Grin Studios

PEGI : 16+

Prix : 65 € (50 € sur PC)

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 4/10

 

 

Images du jeu Terminator Renaissance (PC/Xbox 360/PS3) :

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