Call of Duty Advanced Warfare (PS4, Xbox One, PC, Xbox 360, PS3)

 

Publié le Lundi 3 novembre 2014 à 09:01:00 par Cedric Gasperini

 

Test de Call of Duty Advanced Warfare (PS4, Xbox One, PC, Xbox 360, PS3)

L'un des meilleurs épisodes de la série

imageIls sont nombreux, même dans la profession, à parier sur la fin de la suprématie de Call of Duty. Ils sont nombreux à espérer voir cette toute puissante saga mordre la poussière.
Alors effectivement, le dernier opus a moins bien "marché". Mais il s'est quand même écoulé à plus de 20 millions d'exemplaires, hein... Alors des "moins bien marché" de ce calibre-là, je pense que tout le monde en rêve...
Pour autant, ce nouvel opus, Call of Duty Advanced Warfare, est un vrai pari pour Activision. Vrai pari parce qu'il s'agit du premier volet développé principalement pour les nouvelles consoles PS4 et Xbox One. Vrai pari parce qu'il s'agit d'une nouvelle série, dans un nouvel univers. Vrai pari parce qu'il s'agit d'un nouveau studio, Sledgehammer Games. Ce ne sont pas pour autant des débutants puisqu'ils sont composés de développeurs ayant travaillé sur des titres aussi prestigieux que Dead Space 1, Tomb Raider, Ratchet & Clank ou Resistance.

Nous avons donc joué, en long en large et en travers à ce nouvel opus. Nous avons fini la campagne solo et passé plus d'une dizaine d'heures sur le multijoueurs. Il est donc temps de vous donner les réponses à la fameuse question : Call of Duty est-il mort ?

Parlons de la campagne solo pour commencer. Elle est dotée de 15 missions. Bonne nouvelle : elle est plus longue. Comptez presque une heure de plus pour en venir à bout. Donc entre 7h30 et 9h heures selon le niveau de difficulté choisi : Recrue, 2nde classe, Commando ou Vétéran. Voire un peu plus si vous prenez votre temps. Elle n'est pas forcément plus difficile, même si certains passages sont globalement assez cotons. Sur 3 ou 4 missions, à plusieurs moments, vous risquez de galérer un peu. Rien d'insurmontable non plus, hein. Il ne faut pas exagérer.

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screenVous incarnez Jack Mitchell. Un militaire. Nous sommes en 2054. Jack et son meilleur ami Will Irons sont en première ligne et doivent repousser l'assaut Nord-Coréen à Séoul. Tout ne va pas se passer comme prévu et Jack va perdre non seulement son meilleur pote, mais également son bras gauche.
Heureusement pour lui, le père de Will, Jonathan Irons, est le boss d'une multinationale militaire technologiquement très avancée. Il va donc offrir à Jack un nouveau bras bionique et un boulot, en mémoire de son fiston.
Vous voilà donc soldat pour Atlas, dont la puissance militaire est désormais louée contre argent sonnant et trébuchant par tous les pays du monde. Et elle est à ce point nécessaire que le KVA, une organisation terroriste, a décidé de "terrorister" la planète entière. Malheureusement pour les terroristes, vous êtes là, face à eux.

Les 15 missions vont aller crescendo, comme dans les meilleurs épisodes de la série. Même si le rythme est toujours très soutenu et que ça pète toujours de partout, les dernières missions ont une intensité à vous scotcher sur votre fauteuil.
Autant vous dire donc que si les 3-4 premières missions ne vous impressionnent pas plus que ça, ou du moins ont un petit goût de déjà-vu, vous en aurez pour votre argent par la suite. Elles restent toutefois d'un très bon niveau. Séoul et ses rues en ruines sont tout de même assez impressionnantes.

screenParlons d'ailleurs rapidement du graphisme. Si les textures sont assez basiques (mais next-gen quand même), si le jeu n'est pas non plus époustouflant avec des milliards de pixels sur chaque objet, il impressionne surtout par le niveau de détails. Il y en a à profusion. Des tonnes. Des tas de détritus et débris dans les rues. Des tas de particules. De la fumée. De la brume. Des papiers qui volettent. Tout un tas de petites choses qui font que sur certains niveaux, si vous décidez de vous arrêter pour regarder autour de vous, il y aura des centaines de choses à voir. Call of Duty Advanced Warfare n'est pas le plus beau jeu du monde (ne crachons toutefois pas dans la soupe : il est reste très joli), mais il fait entrer la série assurément dans une nouvelle ère liée aux consoles nouvelle génération. Un très bon point, donc : c'est un vrai nouveau moteur graphique.

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screen15 missions, disions-nous. La première : Séoul 2054. La deuxième : La base d'entraînement d'Atlas, en Virginie. Un tutoriel pour une fois sympathique et pas lourd. La troisième : Lagos au Nigeria, en pleine ville avec une impressionnante poursuite sur les toits des voitures, à base de QTE et de shoot, façon film Hollywoodien. La quatrième à Seattle, dans une centrale nucléaire avec une fin en apothéose. La cinquième, en 2059, dans un Détroit en ruines. Une mission très sympa d'ailleurs. La sixième est une des meilleures et se déroule à Santorin en Grèce dans des ruelles étroites. Puis vient la Nouvelle Bagdad en Irak, avec une fuite en bateau et l'escalade d'un building. Bangkok, en Thaïlande, pour une infiltration de nuit en pleine villa surprotégée. La neuvième se déroule en Antarctique et est une des plus jolies. La dixième en Bulgarie, dans la forêt de Sandja. Puis encore un formidable moment de baston sur le pont de San Francisco pour la onzième mission, avant d'aller investir un porte-avion, toujours à San Francisco. Retour à la Nouvelle Bagdad pour la treizième mission, dans une prison ultra-glauque. Pour finir à la Nouvelle Bagdad, là encore dans une excellente mission, avant le final un peu mou (dommage).

Un petit reproche en passant : si les cinématiques entre les missions, très portées sur la propagande de la société Atlas, sont excellentes, le scénario, globalement très prévisible sans non plus être mauvais, manque de liant entre les missions. Rien de rédhibitoire cela dit. Et pour une fois, il est simple, facile, efficace.

screenSe déroulant dans le futur, ce Call of Duty Advanced Warfare ajoute une composante essentielle au gameplay : l'exosquelette. Vous permettant de sauter plus haut, soulever des choses plus lourdes, il apporte réellement un vrai plus et un renouveau de la jouabilité. Une excellente idée. Il faut savoir que sur cette campagne solo, vous remplirez différents défis liés à cet exosquelette : tuer des ennemis, tuer des ennemis avec des grenades, récupérer des données cachées, ou faire des headshots. Chaque palier vous donne des points qui vous permettent d'améliorer votre exosquelette pour les missions suivantes : résistance aux grenades, blindage, sprint plus long, recharge plus rapide, batterie plus longue, visée plus rapide, recul des armes moins important, plus de grenades tactiques ou létales en stock et j'en passe. Mine de rien, c'est une excellente idée. Un petit côté xp malin qui influence votre manière de jouer. Moi qui utilisait très peu les grenades, par exemple, ai dû ici en balancer à profusion pour gagner des points. Et du coup, on les utilise surtout quand il y'a beaucoup d'ennemis regroupés. On est content. On a bien progressé. C'est certain. On pense à tous ces beaux points qu'on aura à dépenser. Sauf qu'à ce moment-là, un adversaire bien balaise en armure lourde débarque. Et vous avez déjà utilisé vos grenades. C'est ballot, hein ? Voilà, donc. Ces défis sont un ajout réellement appréciable.

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screenPour en revenir à l'exosquelette, il est doté de trois spécificités imposées avant chaque mission. Atterrissage facile, furtivité, camouflage, grappin, et j'en passe. Là encore, le gameplay y est intimement lié. Tout comme le level design des cartes. A ce sujet, de très nombreux niveaux offrent un vrai choix de progression. Bon, on n'est pas dans un monde ouvert, hein. C'est très balisé et dirigiste comme progression. Mais dans la Nouvelle Bagdad, pour donner un exemple précis, vous aurez un moment la possibilité de passer par le sol, en pleine rue avec de nombreux passants, par les immeubles, en sautant de balcons en corniches, ou même par les toits. Trois chemins radicalement différents et qui offrent une expérience singulière et unique. D’ailleurs, l’architecture des cartes est pensé pour utiliser les capacités de votre exosquelette, et vous apprendre, finalement, à mieux les maîtriser.

Notez également que pour changer un peu le rythme et varier les plaisirs, vous aurez des scènes de pilotage. Une moto (oui, ok), un bateau (dispensable), un avion (naze), un tank (sympa), un drone (excellent), une voiture (ok) ou même une armure lourde (cool).

screenQue dire de plus sur le solo ? Il est excellent. Une très bonne cuvée. Des missions qui claquent. Le tout porté par l'acteur Kevin Spacey qui incarne Jonathan Irons. Ce n'est pas un simple prête-nom. Il porte véritablement l'histoire - le jeu ? - sur ses épaules. Il éclipse largement en ce sens les autres personnages, dont le héros, ma foi un peu fade.
Bref. Une nouvelle fois, ce solo va vous en mettre plein la gueule. Et si on aurait peut-être voulu un peu plus de prises de risques et d'originalité, voire même, allez, soyons fous, des surprises au niveau du scénario, soyez certain que c'est tout de même une très bonne année. Sledgehammer Games remplit donc parfaitement sa mission. Quelques missions d'infiltration, des moments épiques, des explosions par milliers, de l'intensité... Il n'y a aucune mission ratée ou aucun passage "moyen", preuve de l'excellence de cet épisode, à tel point qu'on lui passera les quelques défauts inhérents à la série et que l'on retrouve encore ici : des alliés qui sont trop lents et que vous attendez souvent, des ennemis qui se replient parfois dans votre dos sans vous voir... Mais globalement, l'IA adverse est très acceptable (ils changent de planque, ne sortent pas à découvert pour vous tirer dessus toujours au même endroit, vous harcèlent à la grenade ou encore changent de position et se replient s'ils sont débordés). Pas sans défaut, mais très acceptable. Bref, un excellent solo qui ravira et comblera les fans du genre. Attendez-vous à en prendre plein les yeux.

Sachez que jouer au solo vous permettra de débloquer des équipements... Pour le multijoueurs. Une bonne transition pour vous en parler, donc.

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screenTrois grands modes. Un mode coop appelé Exo Survival. Vous choisissez entre 3 classes (light, heavy ou specialist) chacune ayant ses armes (shotgun pour le specialist, fusil d'assaut pour le light, arme lourde pour le heavy) sa résistance et ses capacités spéciales (le spécialiste a une tourelle de soutien, par exemple). Sur les 13 cartes du multi, vous allez au choix et de manière aléatoire devoir repousser des vagues d'ennemis, de drones, de chiens, d'ennemis en armures lourdes, voire défendre une zone, récupérer des données sur les corps des ennemis ou des dogtags (plaques d'identification)... Le tout avec des malus très handicapants si vous n'arrivez pas à atteindre les buts demandés (genre combattre uniquement avec un flingue la vague suivante). Ajoutez du soutien (tourelles, armures lourdes, frappes aériennes) de temps en temps et la possibilité d'acheter de l'équipement ou des armes supplémentaires entre chaque vague.
Un mode coop réussi et qui nécessite une vraie bonne communication et la mise en place d'une vraie stratégie d'équipe.

Un nouveau mode, Combat Readiness Program, est également disponible. Il s'agit d'un entraînement en multi et contre des bots (ennemis gérés par l'IA). Pas d'expérience gagnée mais la possibilité pour les nouveaux joueurs de se mettre à niveau et de ne pas arriver sur le multijoueurs en ne servant uniquement que de chair à canon. Les habitués de la série s'en moqueront et n'y jetteront même pas un œil, mais ce mode a au moins le mérite d'exister.

screenEnfin, un mode multi classique. Ou presque. 13 cartes sont disponibles pour 12 modes de jeux. Ascend, un ascenseur spatial dans le golfe du Mexique. Bio Lab, un complexe biologique au cœur de Monument Valley. Comeback, une carte circulaire au centre-ville de Lagos (très bonne). Defender, une base de défense anti-aérienne à San Francisco. Detroit, des rues du centre-ville de la cité américaine éponyme. Greenband, les hauteurs de gratte-ciels à Séoul (je déteste cette carte). Horizon, une usine de drones dans les terres d'Islande. Instinct, une exploitation minière dans une pyramide Sud-américaine (exigeante mais excellente). Recovery, un observatoire surplombant un volcan à Hawaï. Retreat, le repaire d'atlas dans les montagnes de Guilin. Riot, une prison en ruines et en feu (vraiment excellente). Solar, une usine solaire près de la Nouvelle Bagdad. Enfin, Terrace, le centre de Santorin, en Grèce.

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screenLes modes de jeux sont Mêlée Générale (Deathmatch), MME (Team Deathmatch), Avantage, ou Momentum (Capturer tous les drapeaux en séquence). Liaison Sattelite, ou Uplink, dans lequel vous devez lancer une sorte de balle dans une zone pour marquer un point. R&D, où les équipes attaquent et défendent un objectif à tour de rôle. R&S, le même que le précédent mais avec une composante supplémentaire : récupérer les plaques ID pour faire réapparaître ou empêcher la réapparition d'un joueur tué. Domination (capturer des zones pour marquer des points). Élimination Confirmée ou Kill Confirmed (récupérer les plaques ID pour marquer un point ou annuler un point ennemi). Capture du Drapeau. Point stratégique (capture de points stratégique). Infectés (mode bonus dans lequel une fois éliminé, vous devenez infecté vous aussi, les vainqueurs sont les survivants ou le premier infecté s'il élimine tout le monde). Créer une partie permet d'ajouter des bots alliés ou ennemis avec une IA d'une difficulté sélectionnable, notez bien.
Au final, rien que du classique. Mais du bon classique. Si toutes les cartes ne se prêtent par exemple pas forcément à tous les modes de jeux de mon point de vue (Momentum dans la carte Riot pour citer un exemple), il y a largement de quoi faire. Surtout, les cartes sont fidèles à l'esprit Call of Duty : excellent level design, petites qui donnent un sacré rythme aux parties. En parlant de rythme, c’est vraiment dans le multi, plus que dans le solo finalement, qu’apparait toute la puissance de l'exosquelette et tout le bonheur qu’il y a l’utiliser. C’est un vrai plus. Une vraie bonne idée. Un gameplay différent, subtil et génial, qui va vraiment vous donner de nouvelles sensations, de nouvelles possibilités, de nouveaux plaisirs.

screenVous pourrez au fil de l'expérience glanée selon vos performances en partie, débloquer tout un tas de choses. Des perks, ou bonus physiques. Bouger plus vite, être indétectable par les drones, être plus résistant, par exemple. Des Score streak, ou bonus matériels. Tourelle, armure lourde, bombardement, drone piloté, par exemple. Des Wild Cards qui vous permettront de choisir une arme primaire en arme secondaire, ou d'utiliser trois accessoires sur votre arme, au lieu de deux, par exemple.
Vous débloquerez justement des accessoires pour vos armes : différents pointeurs lasers, grip pour plus de stabilité, chargeur étendue, et j'en passe. Mais également des Exo-abilities, bonus pour votre exosquelette. Bouclier, overclock (rapidité), mute (silencieux)... Sans oublier différents types de grenades (frag, IEM et autres).

Vous pouvez choisir jusque 4 score streak, 3 Wild Cards, 2 Exo grenades, sachant qu'il faudra faire des choix et ne pouvez prendre le maximum de chaque.

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screenMais la plus grande force de ce multi, c'est la personnalisation et le loot. Toujours selon vos résultats, vous allez débloquer des récompenses aléatoires : des armes spéciales, des casques, lunettes, t-shirts, exosquelettes, genouillères, chaussures, pantalons... Si le derniers n'auront qu'un aspect visuel, les armes, elles, ont des caractéristiques particulières. Sachant que ce que vous ne voulez pas garder, vous pourrez le revendre contre de l'expérience supplémentaire... Une vraie course aux objets et un vrai boulot de customisation s'engage alors. Et c'est vraiment grisant.

Bref, un multi classique dans sa conception, mais toujours aussi diablement efficace, avec d'excellentes cartes, et cet ajout très malin de pièces d'équipement à collecter (il en existe plus de 2000). Que demander de plus ? Sledgehammer Games a tout bon sur toute la ligne.

screenAllez. On va finir ce long test. Vous l'aurez compris, ce Call of Duty Advanced Warfare est une excellente cuvée. S'il n'est pas dénué de défauts, mineurs pour la plupart, si on aurait aimé peut-être plus de prise de risques, il n'empêche que l'ajout de l'exosquelette apporte tellement, tant en solo qu'en multijoueurs, qu'on ne peut qu'être conquis. Un solo efficace et parfaitement maitrisé. Un multi classique mais toujours aussi captivant et doté d'une dimension supplémentaire grâce aux gains d'équipements, font de ce Call of Duty Advanced Warfare l'un des tous meilleurs épisodes de la saga. Pari largement réussi pour Sledgehammer Games qui a tout pour faire de l'univers Advanced Warfare un monument aussi marquant que la trilogie Modern Warfare. Vivement la suite. Dans 3 ans.

 

 
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Call of Duty Advanced Warfare (PS4, Xbox One, PC, Xbox 360, PS3)

Plateformes : PC - Xbox 360 - PS3 - Xbox One - PS4

Editeur : Activision

Développeur : Sledgehammer Games

PEGI : 18+

Prix : 60 €

Call of Duty Advanced Warfare (PS4, Xbox One, PC, Xbox 360, PS3)

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