Dead Rising 4 (PC, Xbox One)

 

Publié le Vendredi 9 décembre 2016 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Test de Dead Rising 4 (PC, Xbox One)

Ho-Ho-Ho !

imageDead Rising revient sur le devant de la scène et s’offre un quatrième épisode sur PC et Xbox One. C’est le grand retour de Frank West, héros hors-norme qui massacre les zombies dans la joie et la bonne humeur, ce journaliste de métier n’étant jamais avare de bons mots et n’hésitant pas à faire rimer pétage de gueule avec pitreries.

Sur fond de scandale militaire, d’épidémie de zombies et de complot à l’échelle mondiale, Frank West revient dans la petite ville de Willamette. Et une nouvelle fois, il se retrouve pris en pleine invasion de morts-vivants. Ils sont là par milliers. Et les moyens pour les liquider ne manquent pas. Heureusement.

Entre héroïsme de bas étage et humour bien gras, Dead Rising 4 continue dans la série B totalement assumée. Et le fait bien. Entre dialogues ridicules, rebondissements prévisibles, personnages ultra-caricaturaux et situations à la con, le jeu persévère et creuse encore plus profond dans cette ambiance si particulière qui ne se prend jamais au sérieux, malgré le thème « horreur » exploité ici. C’est un peu une sorte de « Scary Movie » en jeu vidéo, avec des zombies. Un « Y’a-t-il un journaliste pour sauver la planète d’une invasion de morts-vivants ». C’est con, c’est gros, c’est gras, c’est totalement tiré par les cheveux, mais malgré ça, le ton fait mouche. Et on prend un vrai plaisir à suivre cette nouvelle histoire.


screenDead Rising 4 se déroule durant les fêtes de Noël, et durant surtout le célèbre Black Friday. L’occasion, donc, de retrouver avec plaisir le centre commercial, mais aussi tout ce qu’il y a autour : centre-ville, fermettes, zone industrielle… comme dans Dead Rising 3, c’est une ville entière que vous allez parcourir. En toujours plus grande. Et comme dans le précédent opus, les rues et bâtiments grouillent de morts-vivants. Des centaines de morts-vivants. Que dis-je. Des milliers de morts-vivants. Pour ne pas dire « des dizaines de milliers » tant on a l’impression qu’une usine de fabrication de zombies s’est installée à proximité et relâche sans cesse ses hordes de corps putréfiés.

Outre le fait de dézinguer ces décédés déambulants, Frank West va également devoir latter des humains, des vrais, des bien vivants, qui profitent de cet état des lieux pour imposer leur loi et rajouter une couche de chaos. Au milieu de tout cela, quelques survivants sont à la peine. Et il va falloir leur porter secours.

screenLe principe du jeu n’a pas vraiment changé : on sauve des alliés, on sécurise des bâtiments qui deviendront autant de refuges où se réapprovisionner en armes et outils, et où fabriquer des engins plus meurtriers les uns que les autres. Plus de 50 engins et armes extraordinaires sont à découvrir. Il faudra déjà en trouver les plans avant de chercher les matières premières pour enfin construire vos armes de destruction massive. C’est con, c’est du n’importe quoi, et tout est matière à se transformer en arme pour frapper les ennemis. Ennemis dont il existe différentes sortes, du zombie de base au zombie rapide en passant par le zombie qui contrôle ses congénères et autres monstres difformes…

Vous pourrez aussi, au fil de l’aventure, développer les compétences de votre héros. Des bonus qui lui permettent, de manière très classique, d’être plus fort, plus résistant, ou plus mortel selon les différents types d’armes qu’il utilise.


screenQue dire de plus ? Les développeurs ont donc fait dans la surenchère. Graphiquement, le jeu assure ce qu’il faut. Les décors sont réussis et se recouvriront rapidement de milliers de litres d’hémoglobine. Ça gicle, ça explose, ça se déchiquète sous vos yeux.
Dead Rising 4 n’est finalement qu’un gros défouloir. Pas bien compliqué, pas bien difficile, il joue donc à fond la carte de l’amusement décalé, gros, gras, con, violent. Et il le fait bien.

Et tant pis si malgré tout, le jeu montre une certaine limite, notamment scénaristique avec son absence de quête secondaire intéressante. On aurait aimé plus de choses à faire. Des objectifs plus variés.

screenEnfin, le mode multi a également changé. Pas de coop dans la quête principale, mais un multijoueur qui vous propose des missions spéciales : Jouable à 4, vous devrez alors récupérer des objets, nettoyer une zone, poser des bombes… autant de missions que vous aurez déjà faites dans le mode solo, cela dit. Ce qui ne devrait pas vous dépayser. Un multijoueur classique, qui a, en fait, juste le bon goût de prolonger l’aventure entre amis.

Au final, ce Dead Rising 4 s’inscrit dans la totale continuité du précédent opus. Il ne révolutionne en rien le genre, ni la série. Il se contente de recycler, en mieux, les éléments déjà vus et joués. Et même si on aurait clairement aimé en avoir un peu plus, notamment en termes de quêtes secondaires, même si on aurait peut-être aimé avoir un multi plus conséquent, même si l’IA est toujours inexistante, ce qui malgré tout est dommageable pour les ennemis humains, même si le jeu devient finalement répétitif à la longue… et bien on prendra ce Dead Rising 4 pour ce qu’il est : un bon gros défouloir, con comme pas possible, mais qui fait du bien. Bien réalisé, avec toujours des centaines de zombies qui s’animent à l’écran, c’est tout simplement un joyeux bordel de Noël comme on les aime. Vivement le 5.

 

 
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Dead Rising 4 (PC, Xbox One)

Plateformes : PC - Xbox One

Editeur : Microsoft

Développeur : Capcom Vancouver

PEGI : 18+

Prix : 60 €

Dead Rising 4 (PC, Xbox One)

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