Le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur, la critique du film

 

Publié le Mardi 16 mai 2017 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur, la critique du film

D'Arthur que le nom

imageCamelot est assailli par les forces infernales du puissant magicien Mordred. Alors que la forteresse semble sur point de tomber, Uther Pendragon dégaine la puissante Excalibur, son épée magique, et met en déroute l’armée ennemie. La paix peut enfin être restaurée.

Elle sera de courte durée. Trahi par son propre frère, Vortigern, Uther et sa femme meurent juste après avoir réussi à mettre leur enfant en sureté. L’héritier du Roi, envoyé dans une petite barque, sillonne le fleuve, balloté au gré du courant. Il échoue sur les quais de Londres, où il est retrouvé et adopté par une prostituée.
C’est ici que le jeune Arthur va grandir.

Alors que le pays est tenu d’une main de fer par le tyran Vortigern, il va apprendre à dissocier le bien et le mal, mais surtout apprendre à se débrouiller dans une ville où règnent la violence et la corruption. Rapidement, Arthur se fait un petit nom, cher d’un gang de « gentils voyous » qui défient l’autorité sans jamais la menacer.

Un jour pourtant, Excalibur réapparaît, enfoncée sur un rocher, au pied de Camelot. Selon la légende, seul le fils d’Uther pourra la retirer. Vortigern décide alors de réquisitionner tous les hommes en âge d’être son neveu, pour qu’ils tentent leur chance. C’est ainsi qu’Arthur se retrouve face à son destin, et sous les yeux de Vortigern, descelle l’épée magique. Il est alors capturé et condamné à mort. Alors qu’il est sur le point d’être exécuté, la Résistance, menée par la magicienne Guenièvre, vient à sa rescousse…


screenOubliez tout ce que vous savez sur les légendes Arthuriennes. Oubliez Chrétien de Troyes, Taliesin ou Thomas Malory. Oubliez tous les auteurs qui ont au fil du temps raconté les Chevaliers de la Table Ronde, ses origines, sa magie. Le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur est un mélange de personnages de la saga du Moyen-Âge, remixé façon Hollywood et ses effets spéciaux à outrance. Une adaptation libre, très libre, très très libre, qui ne suit ni les faits, ni le destin des héros, ni la « véritable » légende telle qu’on la connait.
Bref, Arthur n’a d’Arthur que le nom, et Excalibur également. Vous êtes prévenu.

Cela dit, dès les premières images, on est dans le bain : quand Uther affronte des éléphants surnaturels de 50 mètres de haut, et qu’à la force de son épée, il affronte Mordred, sorte de chaman crasseux en transe, on comprend de suite que le film lorgne vers le « n’importe quoi pourvu que ce soit spectaculaire ».

screenAprès cette introduction musclée, le film devient une sorte de morceau de vie d’un personnage, de sa chute à son ascension malgré lui. Rien de surprenant au final : tout semble cousu de fil blanc, jusqu’à la toute fin limite ridicule, un duel mou du genou qui n’est pas à la hauteur du reste du film, relativement musclé et rythmé.

Bref. Il y a du Robin des Bois, du Kung-Fu, du Chevalier (avec Heath Ledger et la comparaison n’est pas fortuite puisque l’acteur principal lui ressemble étrangement), un peu d’Arthur, un peu de Conan, un peu du Seigneur des Anneaux, un peu d’Harry Potter… bref, un peu de tout et de n’importe quoi dans ce Roi Arthur : La Légende d’Excalibur.

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screenAlors certes, au final, le mélange est à la fois indigeste et inégal. Certes, il y a certains passages terriblement abusés et d’autres qui frisent le ridicule. Certes, le scénario est ultra-prévisible. Certes, la réalisation manque de punch et le réalisateur ne semble pas si impliqué que ça dans son œuvre. Certes, les fans de la Légende du Roi Arthur seront choqués, voire complètement catastrophés de voir une fois de plus Hollywood massacrer une histoire culte pour en faire un film à la con. Car oui, Le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur est un film à la con. Mais c’est un film à la con qui se laisse regarder. Qui réussit malgré tout à nous faire passer 2h sympathiques. Un peu comme ces films d’action que l’on regarde sans surprise, sans réelle émotion, mais qui au final n’est pas si désagréable que ça.

screenEt Si Jude Law est loin d’être à son meilleur niveau dans le rôle de Vortigern, il réussit quand même à lui donner une certaine stature. Charlie Hunnam est un Arthur sympathique. Astrid Bergès-Frisbey est touchante dans le rôle de Guenièvre. Elle surnage de grâce et de justesse face à ses camarades et on espère sincèrement la revoir très rapidement à l’écran. Djimon Hounsou est fidèle à lui-même, Eric Bana a la classe et Aidan Gillen, très charismatique, aurait sans doute mérité d’être plus exploité. Bref, de bons acteurs à la base, dont le réalisateur, Guy Ritchie, n’a pourtant pas réussi à tirer le maximum.

Vous l’aurez compris, donc. N’attendez surtout rien de ce Roi Arthur : La Légende d’Excalibur, pour ne pas être déçu. Voyez-le, pour l’apprécier, comme un film d’action Hollywoodien, à grands renforts d’épées et de magie, bourré d’effets spéciaux. Et vous passerez un bon moment.

 

 
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Le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur, la critique du film

Plateformes :

Editeur : Warner Bros. France

Développeur : Guy Ritchie

PEGI : 12+

Prix : Cinema

Le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur, la critique du film

LA NOTE

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note 6/10

 

 

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