Baywatch - Alerte à Malibu, la critique du film

 

Publié le Mardi 20 juin 2017 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Baywatch - Alerte à Malibu, la critique du film

Le film de l'été

imagePorter des « vieilles » séries des années 70, 80, voire même 90 sur le grand écran est devenu une spécialité Hollywoodienne. Mais cela reste un exercice extrêmement casse-gueule. On a quand même eu du franchement moyen, voire carrément mauvais. La dernière adaptation en date, Chips, sortant (à juste titre) directement en vidéo chez nous… Mais on pourra aussi citer Sheriff fais-moi peur, L’Agence tous risques ou Starsky & Hutch. Voire même 21 Jump Street.

La particularité de ces séries est d’avoir choisi un traitement « parodique », quand d’autres ont choisi une adaptation sérieuse (Mission Impossible, Le Fugitif, Star Trek, Miami Vice…).

Parodique, c’est aussi le choix totalement assumé de cette adaptation d’Alerte à Malibu, Baywatch en version originale, qui débarque dès demain sur nos écrans.

Il n’y a qu’à voir la toute première scène du film pour être totalement plongé dans le n’importe quoi et le côté « on va jouer la carte de la connerie à fond ». Dwayne « The Rock » Johnson est Mitch Buchannon. Droit comme un i, le muscle saillant, il scrute l’océan depuis son poste de surveillance. Quand survient un coup de vent, il anticipe la chute brutale d’un kitesurfer. Il court sur la plage, se jette dans l’eau sans même une hésitation, et sauve le pauvre homme de la noyade. Quand il le sort de l’eau au ralenti sur une musique tonitruante, le titre du film s’inscrit en fond à grands renforts d’explosions et… de dauphins qui sautent. Du grand n’importe quoi qui déclenche la première hilarité. Le ton est donné : le film sera tout sauf sérieux.


screenLe scénario n’est d’ailleurs qu’un prétexte à une suite de scènes délirantes, exagérées, de tirades ridicules et de comportements plus crétins les uns que les autres. Pour autant, même traité totalement légèrement, ce scénario constitue le fil directeur du film et ne s’efface pas : on a donc l’impression d’assister à un vrai film, très con mais vrai film quand même, et non pas une succession décousue de gags.

Les sauveteurs de Baywatch font leur test annuel pour recruter de nouveaux membres. Les femmes sont magnifiques, la nouvelle venue Suymmer Quinn est splendide, et bizarrement, parce qu’il est entêté, volontaire… et doué en informatique, le « petit gros » Ronnie Greenbaum est lui aussi sélectionné contre toute attente. Ce sera un élément comique majeur du film, et sa première scène est franchement exagérée, franchement conne… mais fonctionne totalement.
Troisième et dernière recrue de l’année pour les sauveteurs, Matt Brody, star déchue de la natation, avec ses deux médailles d’or. Egocentrique, obsédé, il va mettre en péril l’équilibre du groupe… jusqu’à bien entendu rentrer dans le rang et devenir un élément phare de cette fine équipe.
Tous vont devoir lutter contre des trafiquants de drogue qui tentent de faire main basse sur tous les bâtiments côtiers pour construire un empire immobilier capable de blanchir leurs activités illégales.

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Totalement con. C’est un mot qui revient constamment à l’esprit pendant et après avoir vu le film. Les gags sont gros. Rien n’est laissé de côté : chaque vanne à laquelle vous vous attendez est bel et bien dans le film. Même le côté « mais comment fait-elle pour donner l’impression de courir au ralenti ? ».
Dwayne Johnson, habitué à l’autodérision, maîtrise parfaitement son sujet et cabotine juste ce qu’il faut, devant un Zac Efron qui lui donne bien la réplique. Les filles sont jolies et intelligentes, et le petit geek de service a ses moments de gloire. L’arrivée de David Hasselhoff et Pamela Anderson sont les cerises sur le gâteau.

screenC’est Seth Gordon (Pixels) qui est à la réalisation. Là aussi, rien à redire : les effets spéciaux à la con sont distillés juste ce qu’il faut, là où il faut.

Bref, Baywatch – Alerte à Malibu, c’est gras. C’est con. C’est lourd. C’est un grand n’importe quoi. Et c’est certain : si vous êtes coincé du cul, si vous n’arrivez pas à vous laisser aller, oubliez le film. Il faut vraiment – mais vraiment – laisser son cerveau à l’entrée de la salle et se laisser dériver au fil des gags. Jouant sur tous les clichés véhiculés par la série d’origine, maltraitant tous ses héros, le film reste une grosse déconnade qu’il faut prendre telle quelle.

Laissez-vous aller et vous verrez : ça passe tout seul et quand le film se termine, vous avez les larmes aux yeux et la banane aux lèvres.

C’est tout ce qu’on attendait.

 

 
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Baywatch - Alerte à Malibu, la critique du film

Plateformes :

Editeur : Paramount Pictures France

Développeur : Seth Gordon

PEGI : 7+

Prix : Cinema

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