PES 2018 (PC, PS4, Xbox One)

 

Publié le Lundi 11 septembre 2017 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Test de PES 2018 (PC, PS4, Xbox One)

Un sous-FIFA complètement raté

imageDurant toute l’année dernière, le disque de PES 2017 n’a jamais été bien loin de la console. Et entre les parties solo et les matches entre potes, j’ai dû, au bas mot, jouer entre 300 à 400 matches, grosso modo. Autrement dit, PES 2017, je l’ai retourné dans tous les sens. Et ai donc pu analyser en profondeur le jeu, pour en noter les qualités et les défauts.
Pour les défauts, ils sont récurrents depuis des années, malheureusement : un arbitre bien trop laxiste. Un temps de contrôle trop long lorsqu’un joueur reçoit la balle et avant de pouvoir la dégager (ce qui fait que l’adversaire peut vous la piquer facilement). Des passes dirigées systématiquement vers l’attaquant le plus proche du but adverse, et non pas le mieux placé, même si vous dirigez la passe vers une autre direction. Quelques bugs amenant des buts gags. Encore trop de buts « billard » suite à un cafouillage ridicule dans la défense. J’en oublie très certainement d’autres, mais globalement, ce sont les principaux qui ressortaient systématiquement à chaque match.
Au rang des qualités, on pouvait noter un rythme soutenu : le jeu est rapide. Et c’est bien. L’IA des défenses était aussi une excellente surprise : les joueurs qui se jettent devant vos tirs, qui se placent correctement pour sortir vos frappes, ou qui tentent de fermer les brèches… Il y avait encore quelques ratés, mais grosso modo, c’était – et de loin – l’une des meilleures avancées sur un jeu de foot depuis de longues années. L’IA des attaquants était aussi plutôt bonne : ils prenaient les couloirs, vous offraient des solutions… Là encore, pas idéale et avec quelques ratés, mais on pouvait aussi se dire que Konami était sur la bonne voie. Enfin, les gardiens avaient moins de foirés. Là encore, une bonne nouvelle.

Autrement dit, PES 2018 n’avait qu’à corriger ces soucis, garder les bonnes avancées et les améliorer légèrement, faire comme chaque année quelques améliorations de graphisme et d’animation et zou, le tour était joué, on avait encore cette année le meilleur jeu de foot entre les mains.


screenSauf qu’ils se sont plantés à tous les niveaux. Qu’on se le dise : PES 2018 est un mauvais jeu. Et ça, pour quelqu’un qui est fan de la série et la soutient depuis des années, ça sonne comme une trahison impardonnable.

Alors on passera sur l’enrobage global à base de modes de jeux divers et variés. Comme chaque année, vous retrouverez les modes classiques : match rapide, coupes, championnat, mode carrière, gestion d’un club, MyClub à base de cartes de joueurs, les modes en ligne, qu’il s’agisse de coupes ou de ligues… on connait tout ça, les modes sont nombreux, il y a de quoi se faire plaisir à tous les niveaux, pas de souci.
On passera aussi sur les effectifs pas à jour (ils devraient l’être quelques jours – semaines ? – après l’ouverture des serveurs).

La nouveauté, plutôt réussie il faut bien l’avouer, et à souligner, est un mode jusqu’à 3v3, amusant et bien fichu, avec stats de chaque joueur et note selon vos performances. C’est fun et idéal pour les insultes et la mauvaise foi.

screenSeulement voilà. C’est au niveau du gameplay que tout n’est que catastrophe et lamentation. La rapidité du jeu, tout d’abord : PES 2018 a été… ralenti ! Un comble ! Du coup, on a le rythme de FIFA… d’il y a 3 ans, puisque FIFA, aujourd’hui, accélère chaque année le tempo. Des joueurs lents, qui semblent lourds… Mais attendez, ce n’est pas tout ! L’IA défensive a été complètement revue. Résultat, des placements hasardeux, des brèches constantes dans la défense, des joueurs qui vont n’importe où… Ces défenseurs sont aussi constamment à la rue dès que vous faites un centre, puisqu’ils se font très régulièrement – voire systématiquement – passer devant par l’attaquant. Ajoutez des gardiens qui se remettent à sortir n’importe comment…
Mieux encore : oubliez les constructions de belles phases de jeu. A chaque match, ou presque, j’ai marqué un but en balançant la balle devant, avec un attaquant suffisamment rapide : les défenses sont tellement mal placées que vous vous retrouvez seul en contre…
Idem pour les attaquants : ils se placent mal, voire vous gênent sous prétexte que vous débordez dans leur couloir, vont aussi parfois tellement mal se positionner qu’ils contreront vos tirs… sans oublier le festival de gestes improbalbes : reprises de volée ou retournés à tout bout de champ… qui justement y partent, dans les champs… alors qu’une tête ou un contrôle avaient toutes les chances de finir dans les filets…

screenscreenscreen

screenAjoutez des centres qui sont très souvent trop forts (alors que vous avez à peine appuyé), des corners qui pour le coup sont soit trop courts, soit trop longs (le juste milieu est très difficile à atteindre)… Enfin, on pourra signaler, et c’est dommage, la disparition de l’aide, via une flèche, du positionnement des corners ou coups-francs. C’était quand même, surtout sur les premiers, une aide précieuse.

Bien entendu, tous les défauts déjà présents n’ont pas du tout été corrigés : passes toujours vers l’attaquant placé le plus près du but, sans aucune notion tactique ni aucune intelligence de jeu, arbitres totalement laxistes, temps de contrôle de la balle quand vous la recevez…

On peut même noter, cela dit, l’ajout d’un autre et nouveau problème : la sélection de joueur, à la rue.

screenAlors ça, oui, c’est encore plus joli et les animations ont été particulièrement bien travaillées. C’est même la grande classe. Mais ça ne fait pas un jeu de foot. Tout ce qui faisait la grande force de PES 2017 a été balayé. On est face à un retour en arrière hallucinant. Un massacre pur et simple des qualités de gameplay de la série. Pire : avec son jeu lent et son IA complètement à la ramasse, on est face au plus mauvais jeu jamais sorti dans la série.

Il n’y a, du coup, qu’une seule solution : oublier cette année, virer les ¾ de l’équipe de développement, et repartir de la version PES 2017 pour nous offrir un PES 2019 digne de ce nom. En attendant, pour cette année, c’est foutu.

 

 
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PES 2018 (PC, PS4, Xbox One)

Plateformes : PC - Xbox One - PS4

Editeur : Konami

Développeur : Konami

PEGI : 3+

Prix : 60 €

PES 2018 (PC, PS4, Xbox One)

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