Need for Speed Payback (PC, Xbox One, PS4)

 

Publié le Jeudi 23 novembre 2017 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Test de Need for Speed Payback (PC, Xbox One, PS4)

Raté !

imageAlors que depuis près de 20 ans, les joueurs avaient droit chaque année à leur petit Need For Speed, Electronic Arts a préféré faire une pause et prendre le temps d’améliorer une série en perte de vitesse. Et perdre de la vitesse pour un jeu de courses, c’est ennuyant.

Deux ans après un « Need For Speed » très largement oubliable, voilà donc le retour de la série avec Need For Speed Payback. Le jeu est à nouveau développé par le studio Ghost Games.

Need For Speed Payback vous entraîne dans une sorte de Las Vegas, entre ville, désert, montagnes… la carte est vaste, variée, et on sent que l’on va pouvoir avaler les miles comme des chamallows un soir de fringale.
Comme à son habitude, le jeu nous offre un petit scénario, histoire de relier le tout et d’offrir un fond, une base, pour justifier le fait de passer de mission en mission et de devenir un fou du volant. Même si un jeu de courses, à la base, n’en a pas forcément besoin, la saga continue de nous raconter des histoires plus ou moins réussies (souvent moins), plus ou moins intéressantes (souvent moins) et plus ou moins bien réalisées (souvent moins). Sans surprise, cet opus ne déroge pas à la règle.
Bon. Ce n’est pas non plus complètement raté à la base, et on pourra éventuellement trouver un intérêt à cette histoire de vengeance qu’entreprennent trois fous du volant contre la mafia.
Malheureusement, tout est plombé par une réalisation globale passable : dialogues parfois consternants et qui ne sont pas aidés par un doublage français complètement raté (pour ne pas parler de manque de professionnalisme flagrant), premier degré, personnage principal insipide…
Encore une fois, les éditeurs de jeux vidéo ne comprennent pas qu’un bon scénariste est primordial quand on veut raconter une histoire.


screenPour le reste, on est dans du classique et du déjà-vu. Outre les missions principales, pas bien nombreuses, la carte propose d’innombrables épreuves et défis. Selon l’endroit où vous vous trouvez, vous pourrez alors participer à des courses classiques, des sprints, des drifts, des sauts, se faire flasher par un radar, foncer dans des panneaux et j’en passe.
Seulement voilà, ça ne fonctionne pas tout à fait. La faute à de nombreux choix très discutables en matière de réalisation et de progression…

Le monde, déjà, n’est pas si « ouvert » qu’on veut bien nous le faire croire. Impossible de faire ce que l’on veut, de sortir des sentiers balisés, de faire du hors-piste… et cette frustration se ressent d’ailleurs aussi dans les courses, totalement balisées, alors que le radar aurait pu, dans certains cas, nous permettre de participer à des courses plus libres, sans checkpoint imbéciles et pas toujours bien placés. Une impression de cloisonnement assez étonnante et qui va à l’encontre même de l’idée d’un monde ouvert s’installe rapidement.
screenEt ce ne sont pas les circuits, classiques et manquant clairement d’originalité, qui vont permettre de relancer la machine. Sans oublier une IA souvent aux fraises et tellement mécanique qu’on guette en vain l’étincelle d’intérêt.

La conduite, très arcade, n’est pas non plus un point forcément positif, les développeurs ayant décidé de tout miser sur le drift. Résultat, les sensations n’y sont pas. On peine à s’approprier le véhicule sur des tracés qui, c’est un comble, ne sont pas forcément pensés pour de longs dérapages. On peine à retrouver les formidables sensations d’un Need For Speed de la grande époque. Et la gestion des dégâts et takedown, misérable, nous fait même rêver d’un nouveau Burnout pour passer à une série qui, elle, n’a laissé que de bons souvenirs…

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screenL’autre vrai souci, c’est la gestion de la progression. Pour chaque véhicule, vous allez devoir récupérer de nouvelles pièces, de nouvelles améliorations… et devoir rouler avec pour avoir accès à des améliorations plus intéressantes, puisqu’elles dépendent directement du niveau d’expérience de votre bolide. Et si vous voulez progresser plus vite, ou espérer améliorer tous les véhicules, il faudra soit farmer comme un malade (faire d’innombrables courses encore et encore) en espérant notamment être en veine avec les récompenses aléatoires, soit passer… à la caisse via les micro-transactions. Et oui.

screenBon. Au final, l’impression globale n’est pas fameuse, il faut bien l’avouer. Conduite trop portée sur les dérapages, sensation de vitesse faiblarde, tracés pas bien inspirés, micro-transactions à gogo, scénario insipide, version française consternante… y’a-t-il quelque chose à sauver dans ce Need For Speed Payback ? On pourrait dire que les graphismes sont réussis… même si l’aliasing et le popping (apparition soudaine d’objets ou textures) sont bien présents… mais si en face, on se rappelle ce que proposaient Project Cars 2 ou Forza Motorsport 7, on est quand même très loin du compte.
Quelques épreuves sont sympas. Les courses-poursuites avec la police donnent du rythme et sont sans doute la chose la plus réussie dans cet opus. La carte est grande et variée… Mais soyons honnêtes : ça ne suffit clairement pas pour faire de Need For Speed Payback un bon jeu. Ou même un jeu digne de la série.

 

 
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Need for Speed Payback (PC, Xbox One, PS4)

Plateformes : PC - Xbox One - PS4

Editeur : EA

Développeur : Ghost Games

PEGI : 12+

Prix : 60 €

Aller sur le site officiel

Need for Speed Payback (PC, Xbox One, PS4)

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