Bright, la critique du film sur Netflix

 

Publié le Vendredi 29 décembre 2017 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Bright, la critique du film sur Netflix

Moi aussi, ma baguette fait des étincelles

imageSorti il y a une semaine sur Netflix, Bright se déroule dans un monde contemporain alternatif. De nos jours, si vous préférez, mais avec l’humanité qui côtoie les elfes, les orcs, les fées…
2000 ans se sont écoulés depuis la grande guerre qui opposa les orcs contre les autres races. Et les rancunes sont tenaces : encore aujourd’hui, ils sont haïs, mis au ban de la société, face aux humains qui dominent le monde, et les elfes qui sont une riche élite, mais en minorité.
En signe d’ouverture, la Police de Los Angeles a incorporé dans ses rangs le tout premier orc. Nick Jakoby (Joel Edgerton). Il fait équipe avec Daryl Ward (Will Smith). Ce dernier revient tout juste de convalescence, après s’être fait tiré dessus par un orc. Il rend son partenaire responsable de ses blessures, puisque ce dernier n’était pas là pour le protéger et n’a pas même réussi à arrêter le criminel.

C’est dans ce climat tendu, que Jakoby et Ward sont appelés sur les lieux d’un tapage nocturne, lors d’une patrouille. Sur place, ils découvrent la présence d’une « Bright ». C’est ainsi que l’on appelle tous ceux qui sont capables d’utiliser une baguette magique sans être réduits en lambeaux par sa puissance. Elle, c’est une jeune elfe répondant au nom de Tikka (Lucy Fry). La puissance de cette baguette et sa capacité à exaucer tous vos vœux les plus fous font que rapidement, le trio est poursuivi par tout le monde : policiers avides de puissance, gangs… et bien entendu, la véritable propriétaire de la baguette, la terrible Liela, une elfe sanguinaire accompagnée de ses sbires.

La ville va rapidement être à feu et à sang.


screenRéalisé par David Ayer qui alterne depuis quelques années le bon, comme Au bout de la Nuit (2008) et le moins bon comme Suicide Squad (2016) ou Fury (2014), voire le regardable mais quand même pas inoubliable comme Sabotage (2014), Bright est donc une exclusivité Netflix. C’est aussi le plus gros budget mis par Netflix sur la table pour réaliser un film.
Le casting y est plutôt réussi puisqu’avec Will Smith et Joel Edgerton qui portent le film sur leurs épaules, gravitent autour d’eux l’excellente Noomi Rapace ou encore la parfaite – bien que peu exploitée – Lucy Fry.

L’histoire en elle-même est extrêmement prévisible, voire cousue de fil blanc parfois auquel on peut rajouter une dose de bons sentiments dégoulinants. Les sous-entendus à base de « aimez-vous les uns les autres » et « le racisme, c’est mal », voire même « le racisme, c’est la méconnaissance de l’autre » sont légion. Mais pas non plus assénés à chaque scène au point d’en plomber l’histoire principale.

screenBref, c’est assez simple, basique… mais plutôt efficace au final. Malgré une réalisation loin d’être parfaite, avec des plans parfois étranges, voire ratés et un montage bâclé à certains moments, Bright s’en tire avec les honneurs. Grâce au charisme de ses acteurs, mais aussi à l’originalité de son monde. Ce mélange de races humanoïdes fonctionne bien. On croit à cet univers. Et le film est suffisamment rythmé, avec des scènes d’action parfois spectaculaires, tout en restant dans l’idée que les héros se savent mortels et qu’ils ne vont donc pas faire n’importe quoi. Pour preuve cette première fusillade où ils passent leur temps à se planquer et ne sautent pas au-devant du danger comme dans n’importe quel film d’action moderne.

Malgré ses défauts, donc, Bright est une réussite. Il y a de très bonnes choses à voir, d’excellentes idées, un duo qui fonctionne bien, un univers original et séduisant, une vraie bonne méchante… et même si le combat final est un poil expéditif, ça reste du bon spectacle. Et une fois le générique de fin qui défile à l’écran, on se dit que Bright mérite une suite. Un univers comme ça, ça mérite vraiment d’être plus exploité.

 

 
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Bright, la critique du film sur Netflix

Plateformes :

Editeur : Netflix

Développeur : David Ayer

PEGI : 16+

Prix : Abonnement

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LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 7/10

 

 

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