Tomb Raider, la critique du film

 

Publié le Mercredi 14 mars 2018 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Tomb Raider, la critique du film

Une bonne surprise

imageDisparu il y a 7 ans lors d’un voyage d’affaires, Richard Croft était à la tête d’un énorme Empire financier. Il a laissé derrière lui sa fille unique, Lara. Cette dernière a désormais 21 ans et refuse toujours de croire à la mort de son père. Elle n’a toujours pas signé les papiers qui la désignent comme héritière de son père et vivote péniblement à Londres, entre son boulot de livreuse à vélo et ses cours de combat.
Acculée par les dettes et les galères, elle n’a pourtant pas le choix de rentrer dans le rang et accepter son héritage. Mais lorsque l’avocat de son père lui donne un étrange artefact, elle trouve à l’intérieur une énigme qui la mène dans un ancien bureau secret. Et découvre que son père n’était pas seulement un homme d’affaire, mais également un aventurier. C’est lors d’une recherche archéologique sur une île mythique au large du Japon, dans le Triangle du Dragon, qu’il a disparu. Richard Croft cherchait, semble-t-il, les restes de la légendaire Reine Himiko, capable de semer la mort d’un simple toucher. Lara décide alors de partir sur ses pas.
Echouée sur l’île, elle se rend compte qu’elle n’est pas seule : une organisation qui se fait appeler la Trinité est également sur place…

Voilà donc le reboot de la saga Tomb Raider au cinéma. Un reboot qui s’inspire totalement du reboot de la franchise sorti en 2013 sur PC, Xbox 360 et PS3, puis l’année suivante sur PS4 et Xbox One. On y retrouve donc une jeune Lara Croft qui débute sa carrière d’aventurière. Une Lara malmenée par les évènements, perdue, maltraitée, et qui encaisse plus qu’elle ne porte de coups.

C’est le réalisateur norvégien Roar Uthaug qui est derrière la caméra. Alicia Vikander incarne Lara Croft, et on retrouve Walton Googis, Daniel Wu, Dominic West ou encore Kirstin Scott Thomas à l’affiche.


screenD’un point de vue très personnel, j’avais quelques doutes sur la capacité d’Alicia Vikander, 29 ans et qui n’a pas pour le moment véritablement marqué l’histoire du 7ème art, à incarner une Lara Croft convaincante. Après un début poussif au niveau scénario, une fois jetée dans l’enfer de l’île, elle a ôté tous mes doutes. Athlétique aussi bien que sexy, déterminée et impitoyable, Alicia Vilkander est Lara Croft. Ou du moins elle est la nouvelle Lara Croft, telle que les derniers jeux vidéo nous l’ont redéfinie.

Et elle porte véritablement le film sur ses épaules. Un film réussi, même s’il n’est pas exempt de certains défauts. En premier lieu, disais-je au préalable, le début du film est poussif. Lara Croft fait du combat dans un club, est livreuse à vélo, sans oublier les flashbacks avec son père où on la voit utiliser un arc… ok, on a compris, c’est un personnage athlétique, apte au combat et capable de buter quelqu’un avec une arme. Mais on n’avait pas besoin d’en tartiner 20 minutes de film pour ça. Surtout que le scénario est quand même très bateau.

screenTiens, en parlant de bateau, le film s’inspire du reboot du jeu vidéo sorti en 2013. Avec quelques belles références. L’avion échoué en haut d’une cascade est magnifique. Pour une belle séquence, assez époustouflante. A tel point qu’on aurait peut-être aimé plus de clins d’œil/rapports au jeu tels que celui-ci. Et le naufrage du bateau de Lara est à ce titre nettement moins spectaculaire dans le film que celui dans le jeu. Dommage. Il est même un brin abusé, Lara ne semblant pas atteinte plus que ça par les éléments qui se déchaînent autour d’elle, et les bravant sans souci. Avec un plan sur l’artefact qu’elle oublie… et qui finalement ne servira pas du tout dans la suite du film (on se demande donc l’utilité de ce plan, alors qu’il supposait une future séquence de plongée).
On pourra reprocher également des facilités et maladresses (tout ce qui tourne autour de son père une fois arrivée sur l’île). Ainsi qu’un twist final inutile et convenu.

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Bref, comme je l’expliquais, Tomb Raider n’est pas exempt de défauts.

screenSeulement si ce n’est pas le film de l’année, ce n’est pas pour autant un ratage. Bien au contraire. C’est même, dans son ensemble, une réussite. Parce qu’il faut bien se détacher du jeu vidéo dont il n’est pas une adaptation mais duquel il s’inspire, Tomb Raider réussit à atteindre son but : nous offrir un divertissement efficace et enlevé. Alicia Vikander assure pleinement et incarne une Lara Croft convaincante, qui va montrer qu’elle a une intelligence aussi affûtée que son corps. Une sorte d’Indiana Jones boosté qui virevolte, saute, court, plonge dans tous les sens et n’hésite pas à se battre quand il le faut. Elle en prend plein la tronche mais reste déterminée à aller au bout, comme un chemin de croix vers sa rédemption et l’acception de son statut.
Les scènes d’action sont explosives et vous devrez reprendre votre souffle après certaines d’entre elles.

Résultat, on passe un bon moment et on ressort de la séance avec la certitude que Tomb Raider est une franchise taillée pour le grand écran. Et on en redemande. Vite, une suite.

 

 
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Plateformes :

Editeur : Warner Bros.

Développeur : Roar Uthaug

PEGI : 12+

Prix : Cinema

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