God of War (PS4)

 

Publié le Jeudi 12 avril 2018 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Test de God of War (PS4)

Un jeu divin

imageMalheureux qui comme Kratos, a fait un long voyage et s’en est allé, plein d’usage et raison, vivre avec les siens le reste de son âge. Car après avoir dézingué la quasi-totalité de l’Olympe, notre héros surpuissant est parti rechercher calme et sérénité dans le Nord de l’Europe.
Nous le retrouvons, dans sa cabane perdue au milieu de la forêt, alors que l’hiver laisse doucement sa place au printemps, tandis que les dernières neiges s’accrochent encore aux toitures et aux branches.
Le moment n’est pourtant pas aux rires et aux chants. Ou du moins si, aux chants…. funèbres. Kratos vient de perdre sa bienaimée, Faye, le laissant seul avec son fils chétif, Atreus. Un jeune garçon d’une dizaine d’années qui a longtemps été malade mais va tout faire pour convaincre son père qu’il est à la hauteur de ses attentes.

Handicapé des sentiments après avoir trop vu et trop souffert dans sa vie antérieure, Kratos a pourtant un soupçon de sensibilité et il va donc se lancer dans un voyage sur la plus haute montagne des environs afin d’y répandre les cendres de sa femme, ce que l’on image comme une dernière volonté. L’intérêt que vont lui porter les dieux nordiques, à base de bâtons dans les roues et de pains dans la gueule, va précipiter ce départ et le forcer à emmener avec lui Atreus, dans ce qui va finalement devenir une quête initiatique pour le plus jeune et une quête pour forger la relation père-fils pour Kratos.


screenPlus qu’une suite de God Of War, ce nouvel opus est en fait une sorte de Reboot. Et son titre, revenu à celui d’origine, montre à quel point les développeurs de Sony Santa Monica ont voulu repartir sur de nouvelles bases, à la manière, par exemple, d’un Tomb Raider en 2013. Une renaissance qui s’accompagne d’un nouveau style. God of War façon 2018, c’est désormais la caméra vue de dos, assez proche et basse, à la manière d’un Gears of War. Il va falloir s’y faire, le beat’em all s’est transformé en jeu d’action bourrin qui ne va pas ménager ses efforts pour vous plonger dans ce nouveau monde.

En premier lieu, abordons deux points importants du jeu. L’histoire et la narration. Des efforts ont été fournis de ce côté-ci. La construction même du jeu, d’une seule traite et dont les cinématiques sont réalisées avec le moteur du jeu et avec les mêmes plans de caméra, nous plonge dans une vraie histoire à vivre du début à la fin, sans jamais nous en sortir ou nous donner le sentiment qu’on peut poser la manette deux minutes et se servir un verre d’hydromel. Une aventure épique, rondement menée, et qui s’inscrit au panthéon des sagas immortelles. Une quête titanesque qui vous est révélée petit à petit, savamment, tout au long de votre progression. Bref, niveau scénario dans sa globalité, on applaudit à bâtons rompus. On restera un peu plus mitigé sur la relation Kratos/Atreus, le côté bourrin handicapé des sentiments du héros frisant parfois le grotesque, voire le ridicule, notamment en raison de dialogues pas toujours fameux ou bien écrits. Certains silences auraient été plus percutants et l’éducation à base de « t’es qu’une merde mon fils, à moins de me montrer le contraire » a quand même ses limites. Bref, un peu plus de subtilité, même si ça n’a jamais été un trait de caractère du personnage, aurait mieux servi le récit.

screenIl n’empêche que l’aventure, comme je vous le signalais, est épique et grandiose. Et cela est amplifié par des graphismes de toute beauté. God of War est sans nul doute le plus joli jeu sorti à ce jour sur PS4. Une vraie baffe dans la gueule. Et que vous jouiez ou non sur PS4 Pro. C’est beau à pleurer. Beau à en mourir. Beau tout court. Décors sublimes, profusion de détails, textures fines, jeux de lumière… sans parler de l’animation totalement dingue. Une vraie merveille. Un futur mode photo devrait permettre à tous les joueurs d’inonder les réseaux sociaux de paysages incroyables.

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screenEt bien entendu, cette beauté naturelle va rapidement être souillée par le sang et la sueur. Armé d’une hache « magique » qui revient dans sa main automatiquement (enfin… dès que vous avez pressé la touche triangle), Kratos va découper et exploser ses ennemis avec une vigueur et une violence sans pareille. Le jeu n’est pas, il faut l’avouer, avare en hémoglobine et autres liquides répandus par vos ennemis. Une violence omniprésente qui est toutefois ici présentée avec un certain style. Les combats sont relativement bien chorégraphiés, les mouvements du héros offrant un mélange d’adresse et de puissance. De la rage, de la force brute, et une lame dont l’un des gros intérêt est qu’elle peut blesser un ennemi sur son chemin lorsqu’elle revient dans votre main, si vous l’avez raté à l’aller. La prise en main est assez simple – le début du jeu est en fait un bon tutoriel – et assez intuitive. Même si elle se corse un peu plus tard avec l’ajout de coups et pouvoirs.

screenGrosse interrogation suite à la preview qui nous laissait dubitatifs à ce sujet, la caméra ne connait heureusement pas trop de ratés. Bon… toujours un peu quand vous êtes acculés à certains murs ou parois… mais globalement, ça passe. Notez que la position des ennemis vous sera représentée avec une grosse flèche (pas toujours bien visible cela dit au milieu de la profusion de détails dans les décors) et il vous suffira alors de vous tourner pour repartir à la charge…

Esquive, parade avec le bouclier, frappe aux poings ou à la hache… sans oublier Atreus qui a son petit rôle. En effet, votre rejeton est équipé d’un arc et il vous donnera de sacrés coups de main lors de certains affrontements. Cela permet notamment d’élaborer quelques stratégies. Par exemple, au début du jeu, face à un ennemi immunisé à votre hache, il vous suffit de bloquer ses attaques avec votre bouclier tout en restant au contact pour « l’accrocher » tandis qu’Atreus lui tire dessus à distance. Bon, certes, vous pouvez aussi y aller à mains nues, mais c’est un autre choix…

screenAu fil de votre progression et de l’expérience glanée, vous pourrez augmenter vos capacités et celles de votre fiston (et on vous conseille de ne pas l’oublier, tant il est vraiment utile). Plus fort, plus résistant, plus mortel, vous allez donc développer votre instinct de tueur de Dieux.
Vous pourrez aussi fureter et chercher des matériaux et autres coffres qui renferment de quoi créer de nouveaux équipements, comme le pommeau de votre hache ou votre armure. Là aussi, pour améliorer vos capacités et mieux résister face à certains ennemis bien puissants.

Au final, God of War vous tiendra en haleine pas loin d’une vingtaine d’heures. Et vous irez au bout tant le jeu est passionnant, bourrin à souhait, bien foutu et développé avec soin. Une vraie tuerie. Le plus beau jeu sur PS4 et tout simplement l’un des meilleurs. La saga revient avec force et brio. Et c’est une merveilleuse nouvelle.

 

 
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God of War (PS4)

Plateformes : PS4

Editeur : Sony

Développeur : Sony

PEGI : 18+

Prix : 70 €

God of War (PS4)

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