Shadow of the Tomb Raider (PC, PS4, Xbox One)

 

Publié le Vendredi 14 septembre 2018 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Test de Shadow of the Tomb Raider (PC, PS4, Xbox One)

Du bon déjà-vu

imageDepuis son reboot en 2013 signé Crystal Dynamics, l’intérêt pour la saga Tomb Raider a été relancé. Il faut dire que le jeu nous faisait découvrir une Lara Croft plus jeune, vulnérable, le tout dans un opus plus sombre et violent. Et si sa suite, Rise of the Tomb Raider, étant sans surprise, elle s’inscrivait dans une même continuité et reste un très bon jeu. Enfin, quelle que soit sa qualité, qu’on l’ait aimé ou non, le film sorti en début d’année a offert également un regain de popularité à la franchise.

C’est Eidos Montréal qui a été chargé de livrer un troisième épisode. Et les changements sont perceptibles. Avec parfois de la réussite. Parfois, malheureusement, nettement moins.

Lara Croft débarque cette fois-ci en Amérique du Sud. Du haut de ses 23 piges, elle va tenter d’arrêter… une apocalypse prédite par les Mayas. Avec ce qu’il faut que tsunamis, tremblements de terre et éruptions volcaniques pour détruire l’humanité toute entière.
Moi, perso, à choisir, je ne miserais pas forcément sur une nana de 23 piges pour nous sauver tous, mais là, tout de suite, on n’a que ça sous la main. Alors va falloir faire avec.

Le jeu s’articule sur le même principe que les deux précédents, avec son petit lot de nouveautés. Pas forcément « d’innovation » au sens propre du terme, mais de nouveautés.
Vous allez donc parcourir différentes zones semi-ouvertes, articulées autour d’un « hub » principal. Deux, en réalité. Le village de Kuwaq Yaku puis la cité de Païtiti. De là, vous allez enchaîner les missions principales et les missions secondaires. Ces dernières sont légion et vous permettront non seulement de récupérer des objets, mais aussi de glaner de l’expérience pour être plus à même de faire face à la trame principale.
D’Aztèques en Mayas et Incas, vous allez découvrir brièvement, du Mexique au Pérou, les trois principales civilisations précolombiennes et leurs lots de croyances et rituels.


screenGlobalement, le scénario, même s’il est parfois un brin cousu de fil blanc ou s’il manque forcément de profondeur et de recherches, s’avère plus complexe, plus psychologique, plus poussé que les précédents. Une réussite, au final, avec une Lara Croft plus en proie aux doutes quant à son statut d’héroïne, de sauveuse de l’humanité et d’archéologue. A tel point qu’on oubliera les raccourcis parfois employés. On se dit même que si deuxième film il y a, il pourrait bien être basé sur cette aventure. Bref, c’est une satisfaction. On retrouve bien entendu la Trinité, cette organisation contre laquelle Lara se bat et qui est, en partie, responsable de la mort de ses parents.

Quoi qu’il en soit, pour l’immersion, choisissez de jouer en anglais. La VF oscille entre le moyen et le catastrophique et va vous gâcher plusieurs scènes normalement assez intenses.

screenPlus porté sur la claustrophobie et l’impression d’étouffer, cet opus va vous faire visiter de nombreux tombeaux, aux level designs plutôt réussis, et vous confronter à une certaine violence, rythmée parfois par des scènes d’action ou de poursuite de grande classe. Paradoxalement, l’infiltration est au cœur de cet opus. Lara se planquant dans les fourrés, sautant d’arbre en arbre ou se recouvrant carrément de boue façon Arnold dans Predator, pour échapper à ses poursuivants. Si l’option bourrinage est toujours possible, et si quelques passages obligés vous plongeront en pleine baston, force est de constater que les développeurs ont surtout misé sur la furtivité. Avancer sans se faire voir et éliminer ses ennemis discrètement reste donc la meilleure option tout au long du jeu.

On retrouve, enfin, la possibilité d’améliorer ses armes et de glaner de nouvelles compétences – et les améliorer – au fil de l’expérience gagnée.

screenscreenscreen

Tout n’est pas pour autant réussi dans cet opus. Si visuellement, certains passages sont à couper le souffle, pas mal de textures merdouillantes, de bugs ou d’effets de lumière ratés vous sortiront parfois du jeu. Techniquement, le jeu oscille entre l’effet wahou sur certains panoramas ou certaines scènes d’action, et un effet beurk sur d’autres, notamment dans la mise en scène réalisée à la truelle ou les visages franchement ratés.

screenL’impression d’être dans des niveaux très cloisonnés et d’évoluer dans des couloirs, amenant au final un certain sentiment de répétitivité est également à noter. Shadow of the Tomb Raider est à mi-chemin entre un Uncharted, très scénarisé, et un Assassin’s Creed (ou un Batman Arkham), très ouvert, mais finalement s’offre le luxe d’avoir les défauts de chaque et pas forcément leurs qualités. C’est d’autant plus dommage qu’il y a sans doute mieux à faire avec le personnage.

Bref, pas parfait, ce Shadow of The Tomb Raider. Un « peu mieux faire » à nuancer toutefois : Plus d’une vingtaine d’heures de jeu vous attendent. De bon jeu. De très bon jeu, même. Et le titre trouve donc parfaitement sa place dans la continuité. Ça reste une valeur sûre et les fans seront ravis de retrouver Lara au meilleur de sa forme (ou presque). Bref, ça fonctionne toujours aussi bien et on prend toujours autant de plaisir.

 

 
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Shadow of the Tomb Raider (PC, PS4, Xbox One)

Plateformes : PC - Xbox One - PS4

Editeur : Square Enix

Développeur : Eidos Montreal

PEGI : 18+

Prix : 60 €

Aller sur le site officiel

Shadow of the Tomb Raider (PC, PS4, Xbox One)

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