Darksiders III (PS4, Xbox One, PC)

 

Publié le Vendredi 14 décembre 2018 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Test de Darksiders III (PS4, Xbox One, PC)

Fouet et talons hauts

imageEntre la fermeture de THQ, le rachat d’une partie des licences par Nordic Games devenu par la suite THQ Nordic, il aura fallu six ans pour voir débarquer enfin la suite de Darksiders. Avec un petit changement à la clef. Les quatre cavaliers de l’Apocalypse, qui devaient former les 4 jeux de la licence, n’auront finalement eu droit qu’à Mort et Guerre, avant d’être rejoints par Fury pour ce troisième opus. Famine et Conquête devront attendre. Une meuf s’est invitée à la rigolade…

Mélange de hack’n slash et beat’em all bien brutal, Darksiders III vous entraîne dans un nouvel épisode où, une nouvelle fois, vous allez arpenter une Terre ravagée, suite à l’Apocalypse provoquée par la guerre entre le Paradis et l’Enfer. Fury est envoyée à la rechercher des sept péchés capitaux par le fameux Conseil Ardent. Cette aventure, parallèle en termes de chronologie à celle de Darksiders I, vous met aux commandes d’une combattante arrogante, sûre d’elle et de ses capacités à péter la gueule de n’importe quelle entité se mettant sur son chemin.

Toujours doté d’une identité visuelle forte, où ruines, paysages rongés par une influence démoniaque ou faussement angéliques, se succèdent. De nombreux paysages, de nombreuses ambiances vous attendent. Il n’y a pas de vastes zones, visuellement saisissantes, comme dans le précédent opus, mais des endroits plus confinés qui toutefois n’en sont pas moins oppressants et s’inscrivent dans une continuité préservée. C’est cohérent, c’est bien fait, et cette ambiance générale permet d’oublier que le jeu est techniquement en-dessous de ce qui se fait aujourd’hui. Quelques textures brouillonnes viennent nous rappeler que le moteur est poussiéreux, et nous faire espérer un vrai chantier à ce niveau-là pour le prochain Darksiders.

Vous allez explorer une sorte de grosse zone labyrinthique. Un monde pas vraiment ouvert, pas forcément fermé non plus, où de nombreux embranchements vont s’ouvrir au fil de votre progression et de l’acquisition de nouvelles compétences. Ce sera l’occasion de fréquents retours en arrière, vers des zones déjà explorées, pour pénétrer sur une route nouvellement ouverte. On vous rassure, les possibilités de téléportation permettent d’éviter des promenades interminables et redondantes sur des zones déjà ravagées. Quoiqu’il en soit, c’est intelligemment fait et, surtout, le level design est de qualité.


screenAvec un petit côté Bayonetta, le jeu s’offre un gameplay plus nerveux, moins épique, certes, mais non moins bourrin que ses prédécesseurs. Fury est un personnage sulfureux, équipée d’un fouet et dotée de pouvoirs magiques, qu’elle agrémentera au rythme des combos et autres techniques récupérées au fil de sa progression. Ajoutez des QTE bien violents pour terminer ses adversaires, et le ton est donné.

Les armes et les sorts sont gratifiants, chaque nouvelle acquisition permettant de s’offrir de nouvelles techniques de combat mais, surtout, apportant un vrai renouvellement à l’action. Et cela vous permet, donc, comme expliqué précédemment, d’ouvrir régulièrement de nouvelles zones à explorer.

screenOutre son aspect techniquement daté, on pourra regretter quelques petites choses supplémentaires, comme une caméra un peu capricieuse, notamment sur certains combats plus confinés. On notera également que la VF est très perfectible, notamment en termes de voix associées aux personnages. Un travail bâclé regrettable qui pousse à vouloir jouer en VO. Pas de mini-carte, mais une boussole pour se diriger impose une vraie mémoire des lieux. Pour ma part, il m’est arrivé plusieurs fois de me paumer et de tourner en rond… ce qui est relativement préjudiciable. Enfin, mais c’est un point toutefois discutable, donc pas forcément négatif, le jeu offre une difficulté relevée. Plus que les standards actuels. Une bonne chose, d’un point de vue personnel, mais qui pourra éventuellement en rebuter certains.

En tout cas, c’est nerveux, ça pète de partout, les effets spéciaux s’enchaînent au rythme de vos coups et sorts, et Fury est un personnage réussi. Même si on continuera de s’interroger sur son appartenance aux Cavaliers de l’Apocalypse. Un bon jeu d’action, donc, qui fait correctement le boulot et vous offrira une grosse douzaine d’heures de jeu bien bourrin. Et un poil sexy aussi.
 

 

 
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Darksiders III (PS4, Xbox One, PC)

Plateformes : PC - Xbox One - PS4

Editeur : THQ Nordic

Développeur : Gunfire Games

PEGI : 18+

Prix : 50 €

Darksiders III (PS4, Xbox One, PC)

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