[Test] Assassin's Creed 2 (PS3/Xbox 360)

 

Publié le Mardi 17 novembre 2009 à 17:40:00 par Cedric Gasperini

 

[Test] Assassin's Creed 2 (PS3/Xbox 360)

L'Ezio fermé

imageIl y a deux ans, Assassin’s Creed a marqué de son empreinte le jeu vidéo. Qu’on aime ou qu’on déteste, le jeu a défini de nouvelles références en matière de liberté, d’ambiance et de jouabilité. Un assassin. Dans des villes. Entières. Et pour une fois, pleines de monde. La possibilité de grimper partout. Sur les toits, sur les édifices…

Le jeu n’était pas exempt de défauts, certes, et surtout, ce qui lui a été reproché le plus, une certaine répétitivité.

Reste qu’Assassin’s Creed est devenu, en un seul jeu, une marque forte. Et la sortie du deuxième opus est donc un petit évènement dans le monde du jeu vidéo. Restait à savoir si cette suite avait appris des erreurs de son prédécesseur et, surtout, était à la hauteur.

Voici nos conclusions…

Nous retrouvons Desmond Miles, toujours enfermé chez les Templiers. Pour rappel, dans le premier Assassin’s Creed, les templiers utilisait la mémoire ADN de Desmond grâce à une machine, l’Animus, pour retrouver les souvenirs de ses ancêtres assassins et découvrir où se cachent de puissants artefacts : les pommes d’Eden. Grâce à ces pommes, les templiers comptent bien acquérir richesse et puissance. Desmond est sauvé par Lucy, l’assistante, qui en fait travaillait en infiltration pour les assassins. Tous deux s’échappent et se retrouvent finalement dans une planque des assassins. Ces derniers ont construit une réplique de l’Animus. Et ils vont l’utiliser pour récupérer les souvenirs d’un nouvel ancêtre de Desmond, j’ai cité Ezio. Un italien de la Renaissance.

screenAvant de plonger dans la Florence de 1476, sachez que les passages avec Desmond seront nettement moins réguliers. Comprenez par-là qu’à part l’intro du jeu, un petit passage amusant au milieu (qui nous permettra d’ailleurs de retrouver Altaïr pour un court et amusant moment), et la fin, vous ne contrôlerez qu’Ezio. Le jeu s’en trouve moins haché. Et cela tombe bien puisque le scénario a été nettement plus travaillé. Il ne s’agit plus de simplement effectuer des assassinats importants, mais de suivre les aventures de l’Italie du XVème siècle, ses affaires politiques, les Borgia, les Medicis… et vous, au beau milieu. Faire avancer le scénario principal vous demandera tout un tas de petites choses diverses et variées : assassiner de hauts dignitaires, certes, mais pas seulement… espionner vos ennemis, les suivre pour découvrir leurs secrets, voler des objets importants, sauver vos alliés… le jeu s’en trouve finalement très nettement moins répétitif et bien plus varié et passionnant.

Ezio est le fils d’un assassin. Son père est le principal témoin contre une puissante famille de Florence bien décidée à renverser les dirigeants, qui ne sont autres que les Medicis. Et bien entendu, entre trahisons et corruption, la famille d’Ezio se retrouve accusée des pires maux et notre héros voit son père, son grand frère et son petit frère (qui n’est encore qu’un enfant), pendus hauts et court. Le jeu va bien entendu parler de vengeance, mais aussi de politique. Passionnant, je vous dis. Les développeurs ont calqué une histoire inventée sur des faits historiques. En 1478, les Pazzi ont en effet tenté de renverser les Medicis, Lorenzo n’échappant que de peu à la mort. On retrouvera également Leonardo, qui deviendra un ami de la famille et qui vous permettra, d’ailleurs, d’améliorer votre armement. Tout s’inclut parfaitement dans une période pas si éloignée et que l’on connaît plus ou moins, mais la rencontre avec ces personnages réels vous permet de bien plus vous plonger dans le scénario. Bien plus que dans le premier où, même en présence de vrais personnages célèbres, l’absence de réel scénario portait véritablement préjudice au jeu.

screenSuivant ce scénario, donc, vous allez découvrir… Deux villes. Florence et Venise. Oui, deux seulement… mais rassurez-vous, non seulement elles sont énormes, mais en plus, plusieurs autres lieux viennent agrémenter le jeu. Deux autres petites villes, Forli et San Gimignano, et quelques autres petits lieux, dont notamment la Villa Monteriggioni. Cette villa ajoute une profondeur supplémentaire au jeu : elle constitue la base arrière d’Ezio, puisqu’elle appartient à la famille. Cette base, vous allez la faire fructifier. En effet, l’argent récolté lors des missions ou trouvé dans des coffres à trésors disséminiés un peu partout dans les villes et villages, vous permettra de faire reflorir la Villa Monteriggioni en réactivant l’activité bancaire, les échoppes, la prostitution, les mines et j’en passe. Cela vous permettra d’acquérir un petit pécule, grâce à vos rentes, pécule qui tombera dans le coffre toutes les 20 minutes de jeu. Vous pourrez également acheter des tableaux, pour rendre la villa encore plus belle et riche, et faire affluer le touriste.

A part ça, le jeu est encore plus riche et complet. On y trouve de très très nombreuses choses. Les échoppes dans lesquelles vous pourrez acheter armes, armures, sacoches, poison, fioles de santé… ou faire réparer votre équipement. Marchands d’art pour acheter des tableaux ou des cartes au trésor. Marchands de vêtements pour changer le look d’Ezio… Vous pourrez aussi recruter des voleurs, des prostituées ou des mercenaires. Ils vous permettront de détourner l’attention des gardes en les séduisant, les volant ou les attaquant. Pratique pour aller dans un lieu interdit et éviter de se faire prendre. En effet, comme dans le premier jeu, vous serez plus ou moins recherché par les forces de l’ordre, selon les crimes et méfaits commis. Et même, par exemple, choper un ménestrel et le frapper est un crime (ils remplacent les mendiantes et vous collent pour vous chanter d’horribles chansons… ils sont quand même moins collants, rassurez-vous). A vous de trouver le truc pour vous débarrasser de ces horribles et hilarants pénibles. Pour faire baisser votre taux de recherche, vous pourrez arracher les avis de recherches qui proposent une récompense contre votre tête ou… plus amusant… tuer les chefs de la police qui se promènent seuls dans les rues.

screenEt il y a plein de petites choses à faire en plus. Des assassinats que vous demandera Lorenzo di Medici. Aller cogner des maris volages. Porter des courriers en un certain laps de temps. Récupérer des plumes. Récupérer des trésors… grimper sur les points d’observations…
Il vous faudra également récupérer les pages de codex qui permettront de découvrir le secret caché d’Altaïr, et es faire décoder par Leonardo Da Vinci.
Autre nouveauté : les six sceaux de vos ancêtres assassins à trouver dans leurs tombeaux, cachés dans les villes. Ces sceaux permettront d’ouvrir la grille qui renferme l’armure d’Altaïr, superbe, légère et très résistante. Ces tombeaux sont de petites missions à la Prince of Persia : pas ou peu de combats mais surtout de la grimpette, des sauts et du timing. C’est sympa comme tout et ça permet de varier les plaisirs.

Comme vous pouvez le voir, donc, cet Assassin’s Creed 2 est bien plus complet, bien plus varié. Et sinon ? Sinon Florence et Venise sont superbes. On fait même du tourisme grâce aux très nombreuses infos, façon Wikipédia, qui sont données sur chaque lieux et personnages. On grimpe, on saute, on tue… Et pour tuer, on a beaucoup d’armes : double lame rétractable, épées, massues, couteaux, pistolet, bombes… sans parler des armes que l’on peut ramasser sur le corps des gardes (hallebardes, épées…) mais que l’on jettera juste après le combat pour ne pas s’encombrer. Les combats, eux, sont toujours chorégraphiés (donc superbes), avec encore plus de mouvements lorsque vous tuez les ennemis. Vous pourrez également désarmer vos adversaires, esquiver leurs coups, les provoquer... le plus amusant et sadique étant peut-être, finalement, de recruter des acolytes et, pendant qu’ils se battent, de passer derrière les ennemis pour les embrocher d’un seul coup. Pratique et rapide.

D’autre part, Ezio galope toujours à cheval, il nage, il conduit des gondoles… il vole aussi, grâce à une invention de Leonardo.

screenA part ça ? C’est beau. Toujours aussi beau. Toujours splendide. Plus varié, toujours aussi maniable, et toujours aussi prenant. Alors oui, il y a quelques petits reproches à faire. Certes. Le fait qu’Ezio, comme Altaïr en son temps, saute parfois n’importe où. Ou les traductions en sous-titre. Si les voix sont excellentes (personnellement, pour plus de fun et d’immersion, j’ai joué en italien sous-titré français… mais vous pourrez choisir l’allemand, l’anglais, le français… etc), les sous-titres, eux, sont souvent mal coupés (césures) et surtout, parfois assez approximatifs. Les versions testées n’étant pas totalement finales, on espère que ces problèmes auront été corrigés. On pourra aussi parler du clipping, parfois assez important, surtout quand il s’agit de groupes de personnes, ou de certains autres petits bugs, comme la caméra qui peut se bloquer (juste un temps). Seulement rien de tout cela n’est finalement gênant pour jouer et surtout, rien ne saurait venir entacher le plaisir de jeu.

Assassin’s Creed 2 est totalement passionnant, fabuleux, et vous offrira durant de très très longues heures de jeu (comptez entre 25 et 45 heures de jeu, pour ceux qui ne veulent faire pratiquement que le scénario principal et ceux qui veulent tout découvrir ou trouver). Il y a plein de petits détails, des types qui repeignent les bâtiments, d'autres qui travaillent, qui portent des caisses, on peut prendre quelqu'un par le col et le jeter à terre (ou dans l'eau pour le tuer), ce qui permet notamment d'apercevoir les petites culottes de ces dames quand elles sont les quatre fers en l'air, on peut assassiner en étant caché dans les bottes de foin ou de feuilles, on peut balancer un corps pour détouner l'attention des gardes, on peut empoisonner quelqu'un discrètement, on peut jeter de l'argent et couvrir sa fuite pendant que la foule se jette sur les pièces... il y a des centaines de choses à voir, à faire...

Plus varié, plus beau, plus classe, plus profond, avec un scénario passionnant, une jouablité du tonnerre, et je suis certain d’avoir oublié tout un tas de petites choses qui rendront l’aventure encore plus belle et plus exquise, bref, cet Assassin’s Creed 2 est une totale réussite. Un jeu merveilleux, captivant, et qui va vous scotcher des heures entières devant votre écran. J’adore. Et vous adorerez également.

 

 
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[Test] Assassin\'s Creed 2 (PS3/Xbox 360)

Plateformes : Xbox 360 - PS3

Editeur : Ubisoft

Développeur : Ubisoft

PEGI : 18+

Prix : 60 €

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 10/10

 

 

Images du jeu [Test] Assassin\'s Creed 2 (PS3/Xbox 360) :

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