The Elder Scrolls V : Skyrim (PC, Xbox 360, PS3)

 

Publié le Lundi 14 novembre 2011 à 12:30:00 par Tristan Bories

 

Test The Elder Scrolls V : Skyrim (PC, Xbox 360, PS3)

Bordeskywalker

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Oyez oyez ! Les dragons sont de retour en Bordeciel ! Alors que les Impériaux venus de Cyrodiil tentent de faire la loi dans la province, les Sombrages prennent les armes et résistent avec leur grand cœur de nordique. Vous, et bien il se trouve que vous incarnez ni plus ni moins l'enfant dragon. Le seul individu ayant le pouvoir d'absorber l'âme des dragons une fois vaincus. Et autant vous dire qu'il y a du boulot !

Avant toute argumentation, je tiens à dire que ce test est basé sur une expérience concrète du jeu, et non un rush désordonné dont le but de finir la quête principale le plus vite possible. D'ailleurs, je ne l'ai même pas finie. Non. Mais qui l'a vraiment fini ? Pas grand monde. Je compte plus de 45 heures de jeu à mon compteur et j'ai préféré jouer avec plaisir. Je me suis baladé, j'ai parlé pendant des heures avec la population locale, et le suis adonné à toute une série d'activités chronophages. Enfin bref. Vous savez tout maintenant je peux commencer.

Le jeu débute par un trajet en charrette qui a pour destination un sombre peloton d'exécution. C'est déjà l'occasion de découvrir une avancée significative dans le système des dialogues. En effet, Bethesda a voulu que les scènes soient plus dynamiques et c'est tant mieux. On peut désormais bouger la tête tout en parlant, ce qui tranche avec les échanges figés et ennuyeux que l'on devait se taper dans Oblivion. Bon, ce n'est pas une révolution non plus. Mais disons que c'est plus agréable qu'avant.
Lorsque l'on arrive dans le petit village d'Helgen, on nous propose de créer notre personnage. La mise en scène est, à ce moment, bien en deçà de ce qu'on avait pu voir dans Oblivion ou encore Fallout (oui je sais ce n'est pas le même jeu mais des similitudes persistent). Les possibilités de personnalisation sont toujours aussi nombreuses mais aucun ajout majeur n'est cependant à noter de ce côté-là. On retrouve 10 races distinctes, sachant que chacune d'elles possède des avantages propres. Par exemple, il sera préférable de prendre un Haut-Elfe si vous décidez de faire un mage car il a une prédisposition pour la magie. 

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screenParlons du monde de Skyrim maintenant. Pas la peine de vous le cacher, c'est immense. On passe des heures entières à parcourir les plaines enneigées, le sourire aux lèvres et les yeux qui pétillent. Les environnements fourmillent de vie. Entre les lapins, les loups, les boucs, les mammouths ou encore les Yétis (ils ont un autre nom dans le jeu mais c'est comme si), le bestiaire est très bien fourni. Et même si sur console le moteur graphique peut paraître un peu vieillissant, la direction artistique n'en demeure pas moins grandiose. On retrouve avec plaisir des lieux qui transpirent la culture nordique, voire même celtique parfois. Le climat n'est pas en reste puisqu'il évolue souvent au court de notre périple. Certains endroits respirent la tranquillité avec des moulins à eau et des petites parcelles de culture à peine recouvertes de neige, alors que d'autres retranscrivent avec brio les plus beaux et les plus accidentés paysages de montagnes. Lorsque l'on se dirige vers le nord de Bordeciel, on peut parfois se faire surprendre par de véritables tempêtes de neige. La visibilité est ainsi réduite au strict minimum et on se sent alors bien seul. 

screenBordeciel regorge d'activités en tous genres. Entre la cueillette de champignon, la pêche à la truite, la chasse, la cuisine, la forge ou encore la recherche de minerai, autant dire que le temps passe vite. Toutes ces activités sont complémentaires puisqu'elles consistent pour la plupart à améliorer votre équipement. En chassant vous trouverez du cuir que vous devrez ensuite tanner pour vous confectionner une nouvelle armure. Il en va de même pour le minerai qui, une fois fondu, vous donnera accès aux armures lourdes. La pêche et la cueillette permettent de réunir des aliments que l'on pourra ensuite cuisiner. Mélangés et cuits, leurs propriétés seront décuplées. Certains ingrédients seront également utiles dans le procédé d'alchimie. Il s'agira ici de créer vos propres potions. Et comme au départ vous n'avez aucune recette, à vous de faire vos propres mélanges pour découvrir ce que cela donne. 

Outre l'alchimie, vous aurez également accès à des tables d'enchantement. Celles-ci vous permettent de de désenchanter des objets pour ensuite recréer cet enchantement sur d'autres. Les objets enchantés disposent ensuite d'une barre mauve et plus on utilise l'objet, plus celle-ci diminue. On pourra ensuite recharger cette barre à l'aide de pierres spéciales. Les spécialistes de l'enchantement verront la durée de leurs enchantements augmenter.

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screenLe système de classes a complétement été revu dans Skyrim. On peut désormais devenir réellement qui on veut. En effet, on augmente nos capacités en les utilisant donc tous les fantasmes sont permis à ce niveau-là. On peut très bien être un mage-voleur ou encore un nécromancien-barbare. Tout est permis. On pourra cependant regretter la disparition du système de points de compétences. On a maintenant le choix entre trois caractéristiques majeures : La magie, la vitalité et la vigueur. Une fois que l'on a choisi, on bascule dans un système de sphères qui permettent de se spécialiser dans plusieurs domaines (magie de destruction, alchimie, armes à deux mains... ect). Sachant que l'on ne peut débloquer les sphères que si on a au préalable déjà un peu utilisé la capacité en question. Je vous donne un exemple. Pour augmenter la puissance des sorts de feu, il faudra au préalable avoir utilisé plusieurs fois des sorts de destruction et ainsi avoir augmenté votre niveau en destruction. Je glisse également un petit mot sur la difficulté du jeu qui est, comment dire, très pimentée. Attention donc à ne pas foncer dans le tas sans avoir fait le plein de potions.

screenPour ce qui est des quêtes annexes, sachez qu'elles sont très, mais alors très nombreuses. Certains donjons vous permettront d'ailleurs de débloquer des pouvoirs de dragon, alors que d'autres seront juste l'occasion de trouver des objets rares. Car comme vous le savez, vous êtes un enfant de dragon. Tuer un dragon vous permet de prendre son âme mais le pouvoir des dragons se trouve ailleurs. Une âme de dragon vous permet juste d'utiliser un pouvoir, mais encore faut-il les découvrir !  Au court de votre périple, vous aurez aussi l'occasion de rencontrer des personnages générés aléatoirement. Ce sera l'occasion de découvrir de nouvelles quêtes. 
Question intérêt, les quêtes secondaires sont inégales. Certaines seront particulièrement longues et intéressantes (parfois plusieurs heures) alors que d'autres se limitent au strict minimum, comme rejoindre un point donné et tout défoncer. 
screenL’interface de Skyrim est quant à elle très discutable. Les menus sont très approximatifs et relativement chiants à gérer. Plus on avance dans le jeu et pire c’est. Les sorts et les armes s’accumulent si bien qu’au bout d’un moment on ne retrouve plus rien. On est obligé de passer par une interface longue et pas du tout instinctive ce qui peut parfois énerver. La gestion du poids est elle aussi un problème puisque les ressources ont tendance à s’ajouter sans vraiment que l’on s’en rende compte. On garde plein d’ingrédients en se disant « ça servira sûrement plus tard », mais résultat des courses, on est tout le temps à la limite de la surcharge.
En conclusion, je dirais que Skyrim est à la hauteur des attentes qu’il a suscitées. Beau, vaste, regorgeant de détails et d’activités en tous genres, Skyrim se hisse au panthéon des meilleurs RPG jamais sortis. Et oui. Skyrim est une tuerie sans nom pour tout amateur de jeu de rôle qui se respecte. Les heures deviennent vite des minutes lorsque l’on se plonge dans cet univers froid et brutal. Et même si quelques bugs viennent ternir le tableau, l’expérience n’en reste pas moins grandiose.


 
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The Elder Scrolls V : Skyrim (PC, Xbox 360, PS3)

Plateformes : PC - Xbox 360 - PS3

Editeur : Bethesda Softworks

Développeur : Bethesda Softworks

PEGI : 18+

Prix : 60 €

Aller sur le site officiel

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 9/10

 

 

Images du jeu The Elder Scrolls V : Skyrim (PC, Xbox 360, PS3) :

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