Deadlight (XBLA)

 

Publié le Mercredi 1 août 2012 à 12:00:00 par Alexandre Imbourg

 

Test Deadlight (XBLA)

Suvival-horror édulcoré…

imageLe « zombie survival-horror » a la cote. Que ce soit à la télé ou dans le jeu vidéo, c’est un genre qui perce et qui permet de varier les expériences. Le Zombie n’a pas de code préétabli, à part qu’il doit être mort mais vivant, ou vivant mais mort.

Au cinéma par exemple, là où Romero mettait en scène des survivants tentant de survivre dans des places fortifiées face à des zombies lents mais dangereux en groupe, Dany Boyle préférait quant à lui le trip fuite à grands pas face a des petits groupes de zombies extrêmement nerveux et rapides. Bien évidemment, l’approche des causes de la mutation peuvent elles aussi être variées, allant du virus au singe-rat (la meilleure) par exemple.

Dans le jeu vidéo, nombreux sont les titres traitant du sujet, après qu’un certain Resident Evil ait ouvert la voie en 1996. Et si on compare aujourd’hui Resident Evil à Left 4 Dead, on notera que l’approche vidéoludique est toute aussi différente, touchant ainsi un plus large panel de joueurs et faisant du genre un classique incontournable, toutes plateformes confondues.

Oui, J’aime les zombies, je suis un fan inconditionnel de Georges et de Dario, alors quand Cedric m’a proposé d’essayer Deadlight, troisième jeu proposé dans le cadre du Summer of Arcade 2012, c’était avec impatience que j’ai utilisé le code pour télécharger le jeu. Parce que Deadlight, c’était un teaser accrocheur en ce début d’année 2012, et surtout une vidéo de gameplay prometteuse lors de l’E3 de cette même année. Alors, hit confirmé ou pétard mouillé ?

« 1936, un virus, la population meurt et devient ombre (autre terme ici pour zombie), un homme, Randal Wayne, accompagné d’un petit groupe de survivants lorsque nous le rencontrons mais se retrouvant rapidement seul, cherche désespérément sa femme et son fils. »
Ca y est, la trame est donnée.

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Evitons le suspens pour une fois, oui, Deadlight est un bon jeu, agréable à prendre et qui aurait pu devenir le hit incontournable de cet été s’il n’avait pas été entaché de quelques défauts qui vous seront détaillés un peu plus tard.
Un bon jeu parce que Deadlight accroche immédiatement de par son gameplay et sa patte graphique. L’Unreal Engine fait des merveilles pour nous proposer un jeu d’action/réflexion en 2D à la Limbo (pour son côté die and retry) ou Prince of Persia premier du nom pour le côté level design. LE tout sur un fond de graphismes en trois dimensions vraiment agréables à l’œil et extrêmement détaillés. Ajoutons à cela des effets sonores réalistes mais surtout une bande son, bien que peu présente, tout simplement excellente (le thème lors de la fuite sur les toits est grandiose)

screenNotre bon vieux Randal peut sauter, courir, charger, parfois utiliser des armes pour se défendre ou interagir avec le décor. Bref, la palette d’action est vraiment variée et simple à exécuter, si bien que l’on prend bizarrement du plaisir plutôt que de la peur à aider notre personnage à retrouver sa famille, plaisir une ou deux fois gâché par quelques passages à s’arracher les cheveux mais c’est tout.

Parlons-en quand même, de ces passages pénibles, parce qu’un des pricipaux défauts de Deadlight réside dans la difficulté mal dosée du soft. Si 90% du jeu ne vous demandera aucune réflexion, mais simplement d’attirer les zombies pour sauter au dessus d’eux et ainsi finir la zone, certains passages vous demanderont d’un coup une dextérité à toute épreuve et soyons honnête, des nerfs d’acier tant c’est difficile à réaliser. Bref, on « s’endort » sur des zones passées trop rapidement et du coup on bute sur la difficulté quand elle se présente. En fait, il aurait été plus judicieux d’augmenter le challenge lentement au cours des tableaux afin de ne pas se retrouver à s’acharner sur des zones qui demandent un timing d’orfèvre.

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Et malheureusement, une fois les énigmes résolues ou les passages difficiles traversés, on se rend compte que Deadlight est court… Très court, se résumant en trois actes… qui, une fois maitrisés, peuvent être faits en vingt minutes chacun. Comptez trois fois plus de temps si c’est la première fois que vous faites le jeu et si votre dextérité vous fait défaut comme c’est le cas pour moi ces derniers temps. Je vous assure que je n’exagère pas la durée du soft. Au moment où le jeu prend son envol et que l’on commence à apprécier de passer les énigmes, celui-ci se termine. Et c’est véritablement une énorme frustration, et c’est amer que je suis retourné à l’accueil de la console.

screenVoilà, vous savez tout, Deadlight rate son entrée au panthéon des must-have du Xbox Live Arcade, faute à une difficulté mal dosée vous faisant passer de la balade champêtre à la pire des situations possibles sans entraînement intermédiaire, mais surtout faute à cette durée de vie plus qu’infime que je ne peux pardonner tant elle est ridicule, et qui efface alors tout le plaisir qu’on au pu avoir lors du jeu. Si bien qu’ au prix de 1200 MSP, tel qu’il est proposé actuellement, il ne serait pas judicieux de tenter l’expérience. Si Microsoft révise un jour ses tarifs et vous le propose à très petit prix (400 MSP), foncez, peut-être que la pilule passera mieux car Deadlight reste tout de même un bon mini-jeu.

 
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Deadlight (XBLA)

Plateformes : Xbox 360

Editeur : Microsoft

Développeur : Tequila Works

PEGI : 18+

Prix :

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