Taken 2, la critique du film

 

Publié le Mercredi 3 octobre 2012 à 12:00:00 par Sylvain Morgant

 

Taken 2, la critique du film

Do not disturb

imageQuelques mois après l'enlèvement de sa fille Kim à Paris, l'ex-agent de la CIA Bryan Mills coule des jours heureux, réglés à la seconde près, à Los Angeles. Le mariage de son ex-femme commence à partir en vrille et sa fille bien aimée vient de se trouver un petit ami. Elle tente d’oublier les mauvais traitements infligés par la mafia albanaise dans le premier film et doit faire avec un papa surprotecteur... En mission à Istanbul, Bryan invite sa fille et son ex-femme à le rejoindre une fois son travail terminé. Et tous les trois tentent de se reconstruire dans cette superbe ville à cheval sur l’Europe et l’Asie.

Malheureusement pour eux, Murad, le chef d’un clan mafieux et père du principal responsable des évènements du premier film, décide de venger son fils. Ainsi, il va venir avec ses hommes dans l'ancienne Byzance pour enlever la famille Mills et leur faire découvrir les joies de l'hospitalité albanaise, à base de torture et de mandales dans les gencives.

Leur plan tombe malheureusement à l'eau quand Bryan se rend compte que son ex et lui sont suivies. Malgré tous ses efforts, ils sont finalement capturés et transportés dans toute la ville. Il réussit quand même à prévenir sa fille qui devient alors leur seul espoir de survie…

Luc Besson et Robert Mark Kamen livrent une nouvelle histoire produite par EuropaCorp. Taken premier du nom était un film d'action sympa, et plutôt efficace, avec d’excellents et intenses moments. Son succès mitigé en salles (1 million d’entrées tout de même) a été suivi par d’excellentes ventes en DVD. 4 ans plus tard, voici donc Taken 2. Et Olivier Megaton (Le Transporteur 3, Colombiana) remplace Pierre Morel à la réalisation. Mais la recette reste la même. Un début de film présentant Bryan en mode "vie civil/papa surprotecteur" légèrement largué quant à l'éducation de sa fille, puis la scène d'enlèvement et enfin l'action non-stop avec les représailles du père. Voilà qui pourrait très bien donner l'idée d'une chanson dont le titre serait : "Mon papa à moi, c'est Jason Bourne".

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Cette référence n’est pas anodine : les personnages de Bryan et Jason sont assez proches. Quelque peu perdus dans le monde réel, assez taciturnes, ils font montre d’une même habileté et une même supériorité technique et intellectuelle lorsqu’ils sont sont plongés au milieu des combats. Ici, Liam Neeson porte parfaitement le costume du super papa et quand il combat, à mains nues ou armé, on y croit.

screenCe second volet, au final, suit les mêmes traces que le précédent et en partage donc les mêmes réussites et les mêmes tares. Les méchants sont à la limite de la caricature et surtout, sont assez inexistants au final, avec une action qui manque sans doute de rebondissements dans la seconde partie du film. Plutôt que de laisser Liam Neeson en roue libre, on aurait peut-être aimé plus de challenge, voire une fin en Albanie, à l’assaut du village ennemi… Quant à la réalisation, correcte, elle livre malheureusement des scènes d’action parfois confuse, la faute à cette nouvelle manie de secouer la caméra dans tous les sens pendant les combats, comme un cocaïnomane atteint de la maladie de Parkinson.

Malgré tout, le film est efficace, porté d’une main de maître par son acteur principal. On suit cette nouvelle péripétie de la famille Mills avec bonheur, et succombe à nouveau au charme d’un très bon film d’action. A découvrir, donc.


 
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Taken 2, la critique du film

Plateformes :

Editeur : EuropaCorp Distribution

Développeur : Olivier Megaton

PEGI : {PEGI}

Prix : Cinéma

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 7/10

 

 

Images du jeu Taken 2, la critique du film :

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