Rocketbirds Hardboiled Chicken (PS Vita)

 

Publié le Lundi 18 février 2013 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Test de Rocketbirds Hardboiled Chicken PS Vita

Poulet en colère

imageIl serait temps une bonne fois pour toutes que vous – et mes confrères par la même occasion dont les articles sont truffés d’erreur, honte à eux et leur manque de culture – sachent faire la différence entre un pingouin et un manchot. Le souci vient du mot « penguin » en anglais, voire « pinguin » en allemand ou « pinguino » en italien et « pingũino » en espagnol pour désigner le manchot.
Mais en France le pingouin désigne une espèce éteinte, le grand pingouin, et une espèce encore visible notamment en Bretagne, le petit pingouin. Et le pingouin est un piaf qui vole. Un petit piaf noir à ventre blanc, avec le bec noir.
Contrairement au manchot qui, lui, ne vole pas, avec son petit collier jaune, son bec généralement orange, qui se dandine sur la banquise et fait du toboggan sur son bide énorme.

Bref. Merde à la fin. Les méchants de Rocketbirds Hardboiled Chicken ne sont pas des pingouins. Mais des manchots. Des saloperies de manchots totalitaires qui font régner la terreur sur Albatropolis. Putzki, le leader des manchots, dirige le pays d’une main de fer. Et ce sont les poulets qui trinquent.
Heureusement, Hardboiled Chicken va prendre les armes et partir en guerre contre Putzki et ses soldats. Le Rambo du poulailler va faire parler la poudre. C’est sa guerre. C’est poulet. Ce n’est pas un Dieu. Non. Dieu, lui aurait pitié. Hardboiled Chicken ne va pas faire de quartier. Ou alors si, mais des quartiers sanguinolents découpés avec soin.

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screenNotre poulet va donc évoluer dans des niveaux via un scrolling horizontal, affrontant sur son chemin divers manchots, plus ou moins résistants, plus ou moins armés, plus ou moins hargneux. Lui-même aura quelques petites surprises pour se défendre : fusil à pompe, fusil d’assaut, pistolet, grenades et Brain Bugs. Cette dernière arme permet de prendre le contrôle d’un manchot. Pratique pour notamment ouvrir une porte ou débloquer un passage inaccessible.
Il peut également coller des coups de pieds assassins qui permettront notamment d’envoyer valser les manchots en l’air pour alors les cribler de balles dans un défouloir sauvage.
On vous fera voir du pays entre la jungle, le centre-ville, les souterrains, le musée, la fusée. Les décors, non seulement variés, sont aussi très réussis : direction artistique franchement agréable à l’œil et gestion des lumières parfaitement maitrisée sont de la partie.

screenC’est d’ailleurs ce qui caractérise le plus ce Rocketbirds Hardboiled Chicken : un bon gros défouloir. C’est basique. Il n’en demeure pas moins que le jeu est basé sur des mécanismes somme toute répétitifs, impression cependant nuancée par les trois phases de Jet-Pack, divertissements sous forme de Shoot them up, lors desquels notre Poulet sauveur du monde se livrera à de mémorables joutes aériennes. Là encore, le gameplay est très simple et on sent bien que ces séquences ont d’abord été apportées moins pour offrir des phases particulièrement excitantes que pour briser un certain sentiment de lassitude qui pourrait commencer à s’installer.

screenscreenscreen

screenDéjà sorti sur PS3 et PC, le jeu débarque donc en version Vita avec quelques améliorations et corrections. Pas de quoi pour autant faire racheter le jeu si vous l’avez déjà, on vous rassure. Mais sur Vita, vous aurez le droit à la gestion des armes sur l’écran tactile (rapide et pratique), la gestion de l’angle de lancer via le pavé arrière et la fonction gyroscopique pour changer l’angle de vue. Notez également quelques erreurs de localisation en français ont été corrigées.

Sinon, c’est le même contenu. Soit environ 5 heures de jeu pour le mode solo. Un mode hardboiled, plus difficile, avec moins de munitions à récupérer, et des ennemis plus résistants, fait toutefois son apparition.

screenQuant au multijoueur, il y a dix missions à partager en coop en ligne avec un ami. Le gameplay s’en voit légèrement modifié, et permet juste de prolonger un peu le fun.

Pour conclure, Rocketbirds Hardboiled Chicken est un bon petit jeu. Bourré d’humour, crétin à souhait, bien bourrin, avec des environnements et des animations soignées… il remplit parfaitement son office : nous divertir une poignée d’heures, à un prix somme toute assez raisonnable.
Pas le jeu du siècle, pas parfait (on aurait aimé un multi plus développé, un solo plus long, des temps de chargement plus courts), mais suffisamment réussi et plaisant pour avoir envie non seulement d’y jouer, mais d’espérer une suite avec plus d’envergure.

 

 
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Rocketbirds Hardboiled Chicken (PS Vita)

Plateformes : PC - PS3

Editeur : Ratloop

Développeur : Ratloop

PEGI : 12+

Prix : 9,99 €

Aller sur le site officiel

Rocketbirds Hardboiled Chicken (PS Vita)

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