Robocop, la critique du film

 

Publié le Jeudi 6 février 2014 à 12:00:00 par Sylvain Morgant

 

Crtique du film Robocop

50% homme, 50% machine, 100% remake

imageOmnicorp est à la pointe des drones de combat. Déployés partout dans le monde, ces modèles phares ont pacifié de nombreuses zones de conflits où les USA étaient en guerre. Mais un sénateur américain a fait voter une loi qui interdit le déploiement de ces unités sur le sol américain. La société veut néanmoins s'implanter sur le sol américain. Pour ce faire, elle a besoin d'un produit robotique, mêlant l'homme et la machine qui sera mieux accepté par la population.

Alex Murphy est un flic de Detroit qui mène une enquête sur Vallon, un trafiquant d'armes. Hélas pour lui, Vallon a corrompu des policiers. Ces derniers posent une bombe sur la voiture de Murphy. Très grièvement blessé, il survit néanmoins. Sa femme accepte alors qu'Omnicorp utilise son mari pour un programme test qui assurera sa survie, mais le transformera à jamais.

Omnicorp vient de créer Robocop.

Le réalisateur brésilien José Padilla s'attaque à l'un des monstres des années 80 : Le 50% homme, 50% machine, 100% flic. Robocop. Le Suédois Joel Kinnaman reprend le rôle de Murphy/Robocop, Abbie Cornish celui de sa femme et John Paul Ruttan celui de son fils. Samuel L. Jackson, Gary Oldman et Michael Keaton font aussi partie du casting.

Que dire sur ce remake qui n'a pas déjà été dit ? Production houleuse, design immonde de Robocop, impossibilité d'être au niveau de Paul Verhoeven, blockbuster banal... Avant sa sortie, le film a été affublé de tous les maux et partait donc avec un très lourd handicap.

Pour être direct, on avait globalement tort.

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screenSi l'histoire est similaire entre les deux films, ici, elle est plus détaillée. La création de Robocop, ses tests, ses modifications, son tout premier réveil dans son nouveau corps... Mais surtout, et c'est sans doute la scène la plus marquante, la révélation à Murphy et aux spectateurs dans la salle, de ce qu'il reste du corps du policer. Le rôle de sa femme, reléguée à des instants flashbacks en 87 est ici plus développé. C'est même elle qui permettra à Omnicorp de réparer son mari.

Bon d'accord, encore une fois, nous sommes face à des personnages très caricaturaux. Le bon père de famille pris par son boulot, le gentil médecin qui veut garder son boulot alors il fait des trucs pas top top, le journaliste machiavélique... A peu près tous les personnages y passent.

La réalisation est par contre beaucoup plus nerveuse, plus musclée aussi. Même si le cinéaste a tendance à faire tourner sa caméra dans tous les sens dans beaucoup de scène. Les scènes de combat sont très bonnes, notamment l'assaut par RoboCop de la tanière de Vallon. La vision de l'an 2028, technologiquement parlant, est aussi très réussie. On y croit à ces écrans, ces téléphones, ces voitures, ces drones.

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screenConcernant le look de RoboCop, il a évolué depuis les années 80. Si le premier corps qu'il utilise est un remodelage de la version de Verhoeven, la version tactique, comprenez noire, est celle utilisée le plus longtemps dans le film. Si le design est moins imposant (normal la technologie à évolué depuis 30 ans), il n'en demeure pas moins que le costume reste impressionnant. Dommage, par contre, qu'un effet plastique soit omniprésent. Et pour ceux qui le demandent, non, ce n'est pas une armure à la Iron Man.

Sur les sous-entendus politiques de l'œuvre originale, José Padilla n'a pas cherché à faire comme Verhoeven. Il a repris les grandes lignes et les a remis dans le contexte de notre époque. Manipulation de l'information par les médias et les entreprises, multinationale modifiant la loi pour son profit et s'abstenant de toute morale... On voit ça tous les jours aux infos, notez bien.

Sur la violence, effectivement, c'est moins gore et moins cruel qu'a la grande époque. Est-ce un mal ? Un bien ? Personnellement, cela ne me dérange pas. Peut-être que certains trouveront que cela dénature le personnage. Mais ce qui est clair, c'est que si l'on pouvait craindre le pire, ce RoboCop 2014 est une bonne surprise. Une très bonne surprise même.

 

 
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Plateformes :

Editeur : StudioCanal

Développeur : José Padilha

PEGI : {PEGI}

Prix : Cinema

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