L'Edito du dimanche

 

Publié le Dimanche 15 avril 2018 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

L'Edito du dimanche

Comment bien choisir ses vacances

imageDans le monde, il existe environ 200 pays. 194 pour être exact, en comptant le Vatican, voire 195 si vous êtes canadien, puisque nos cousins du Nouveau-Monde reconnaissent le Kosovo comme pays à part entière.
Je me suis demandé combien de pays au total j’avais visité. Alors forcément, ne nous emballons pas. Je n’ai pas visité l’intégralité de ces pays. Par exemple, je suis allé à Saint-Pétersbourg, je compte donc la Russie, mais je suis loin d’avoir éclusé tous les bars et goûté toutes les vodkas de cet immense pays.

Après un rapide comptage, j’arrive grosso-modo à une trentaine de pays. Ce qui soit-dit en passant n’est pas si mal. Surtout pour un type qui déteste prendre l’avion.

Si je vous parle de mappemonde, c’est parce que nous avons décidé de partir en vacances. Enfin, pour être plus précis, ma femme a décidé que nous partions en vacances. Comme elle était dans un bon jour, elle m’a laissé le soin de choisir la destination. Et comment choisit-on la destination de ses prochaines vacances ? Ha ha ha ! Non, regarder sur Internet les différentes promotions ou les voyages mis en avant par les Tour-Operator, c’est un brin trop facile. J’suis un vieux d’la vieille, moi. J’connais mes classiques. J’ai donc fait ça à l’ancienne. J’ai piqué la mappemonde de ma gamine, je l’ai faite tourner, et j’ai mis mon doigt au hasard.

C’est donc devant mes filles émerveillées par tant de génie et une femme relativement inquiète, que j’ai lancé l’opération « Le destin nous guide vers notre prochaine destination ».

imageJ’ai fait tourner la mappemonde un peu trop vite. Comme ces saloperies-là ne sont pas spécialement bien lestées, le globe nous a offert un bref aperçu de l’orbite terrestre autour du soleil (représenté par mon doigt) et surtout, un magnifique aperçu de fin du monde quand elle s’est écrasée sur le carrelage. J’ai juste eu le temps de placer un « Oups », suivi d’un « Hé hé hé. Je ne connais pas ma force… », avant d’entendre d’un côté « mais mon Dieu qu’il est con » et de l’autre des pleurs d’enfants. J’ai bien essayé d’expliquer que « Pfff, de toute façon, le monde change vite, elle n’est plus à jour, on va en acheter une plus récente », mais manque de bol, la gamine l’a eue à Noël dernier.

Au moins, reconnaissons que je sais rebondir sur mes maladresses : j’ai sorti la grande carte du monde qui traîne depuis quelques mois dans mon bureau, et mon ancien jeu de fléchettes. « Ça revient au même, ai-je expliqué, et ce sera même plus intéressant. Dites, les filles, vous saviez que votre père a toujours été super bon aux fléchettes ? J’ai même failli faire des concours nationaux et tout, hein ! » ai-je ajouté en scotchant la carte contre le mur.

Bon. Finalement, vu le regard de ma femme, j’ai quand même préféré accrocher la carte dans le jardin, sur un mur extérieur.
Surtout que pour pimenter un peu l’exercice, j’ai décidé de me bander les yeux, afin que mon regard perçant n’influence pas mon bras.

Puis j’ai lancé la première fléchette.

imageBon, l’avantage, c’est que j’en ai d’autres. Et puis c’est une petite fléchette. Pas de quoi tuer un être vivant. Surtout le chien du voisin. Il s’en remettra, je vous dis. C’est un gros chien. Enfin, un Jack Russel, c’est un gros chien, non ? Mais bref. Il lui reste encore un petit morceau de queue, on ne va pas faire d’histoire pour si peu.

J’ai donc lancé la deuxième fléchette.

Non, nous n’irons pas en Syrie. J’ai eu beau expliquer à ma femme que « le destin, c’est le destin, faut aller là où la fléchette nous guide », elle a été totalement inflexible. Bon. J’ai cédé uniquement quand elle m’a expliqué que pour trouver de l’alcool, sur place, ça allait être coton.

J’ai donc lancé ma troisième fléchette.

Là encore, on a dû laisser tomber. Les îles sandwitch, ça doit être très joli, mais d’une part c’est très volcanique, d’autre part il fait froid à cette époque et ensuite, mais c’est un détail, ce sont des îles inhabitées. Bref pour trouver un hôtel avec le wifi, ça risque d’être compliqué.

J’ai donc lancé ma quatrième fléchette (m’en fous, il m’en reste une dizaine).

imageFinalement, nous partirons en Thaïlande. Le destin en a décidé ainsi. Et la destination a été validée par toute la famille. Comme je suis un aventurier dans l’âme, et bien décidé à découvrir la culture thaïlandaise, j’ai hâte de goûter aux spécialités locales. Les soupes relevées, les pâtes aux crevettes, le satay, le curry, le riz bien entendu, le Sangsom ou le Mékong, les alcools de serpent ou de scorpion, mais aussi les insectes frits, le chien, le singe, les petites filles de 9 ans… Il y a plein de spécialités, sur place, que j’ai hâte de tester.
Enfin, pas certain que ma femme me laisse goûter à toutes, cela dit.

Promis, je vous dirai quel goût ça a, les petites… euh… bouchées de chien. Photos à l’appui, bien entendu.

Bref, je pars en Thaïlande.

 

 
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Commentaires

Ecrit par jymmyelloco le 15/04/2018 à 13:10

 

1

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Bref, je pars en Thaïlande.

Tu peux faire du commerce de petit garçon aussi, histoire de rentabiliser.

3185 Commentaires de news

Ecrit par Roland Culé le 15/04/2018 à 14:49

 

2

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Inscrit le 02/10/2016

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J'ai fait ça il y a 2 ans, bonne tourista si tu compte tester les mets locaux...
Un ami tient un resto à pattaya si tu passes par la-bas, tu passera le bonjour à ce gros pervers ( non ce n'est pas pour la bouffe qu'il s'est établi la bas... ).
Le st trop c'est le nom, tout un programme!
Bon courage, tu nous racontera tes mésaventures, moi j'ai encore les cicatrices des moustiques, je suis pas super chaud pour y retourner. (le sketch de timsit sur koumac c'est pas que une blague)

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