Silent Hill Townfall (PS5, PC)

 

Publié le Lundi 21 septembre 2026 à 11:30:00 par Walid Hamadi

 

Test de Silent Hill Townfall (PS5, PC)

La colline a une nouvelle référence

imageKonami revient doucement mais sûrement sur le devant de la scène. Avant le retour de la légendaire saga Castlevania le mois prochain, l’éditeur japonais a relancé la série des Silent Hill de belle manière. Avec le remake de Silent Hill 2 puis la sortie de Silent Hill f l’année dernière, la franchise de survival horror a vu son blason redoré grâce à un gameplay modernisé et une mise en scène bien plus maîtrisée et sérieuse. Cette fois-ci, la suite est confiée aux écossais de Screen Brun pour la toute première fois. Le renouveau est-il confirmé avec Silent Hill Townfall ? On va vous le dire ici-même dans notre test complet.

imageNous sommes en 1996. C’est dans la peau de Simon Ordell que le joueur va devoir survivre aux phénomènes étranges de l’île de St. Amelia, en Ecosse. Littéralement dans sa peau oui car Silent Hill Townfall est le premier épisode à nous faire évoluer en vue à la première personne. Un choix qui garantit d’être aux premières loges pour les screamers et d’intensifier les phases de combat. Mais présentons un peu plus l’histoire avant de parler du gameplay. Simon s’échoue donc sur cette île brumeuse semblant désertée et chamboulée par un évènement dramatique assez flou. La brume y est très présente et les lieux sont humides et parfois délabrés. Si la ville a tout d’une petite bourgade de pêcheur typique, elle est néanmoins cernée d’immenses murs qui surplombent les maisons traditionnelles.

imageSimon cherche à comprendre ce qu’il fait ici et à se rappeler pourquoi il est sous perfusion. En effet, accrochée à son bras, une poche remplie d’un liquide sombre injecte dans son artère ce qui semble être un elixir vital. Vital au point qu’essayer de l’enlever fait ressentir une vive douleur à Ordell. Très vite, on trouve un téléphone puis une télévision portative qui vont nous dévoiler les premiers éléments microscopiques de l’intrigue. Sur la place du village, les restes d’une manifestation qui met en cause une entreprise ayant causé une catastrophe. Il y a eu des morts et la petite clinique du coin a été submergée par les corps des locaux. Vous réussissez à contacter Richard, un ami (?) qui vous pousse à trouver Zoe, une infirmière, pour qu’elle vous aide à avancer. Le problème c’est que des saloperies de monstres à forme pas tout à fait humaine commencent à déambuler dans les rues.

imageSilent Hill Townfall commence alors vraiment. Le cœur du jeu consistera en une partie de cache-cache géante dans les rues de St. Amelia. Si la ville n’est pas bien grande, les portes et accès aux rues sont presque toutes fermées et il va falloir faire des allers-retours pour débloquer les serrures et trouver les moyens de dégager la voie vers votre prochain objectif. Terriblement classique et déjà-vu, mais très efficace. Le bestiaire n’est pas très fourni mais leur design est exquisément effrayant. Visuellement mais aussi auditivement, tout incite à ne pas se frotter à ces corps putréfiés qui déambulent. Si la plupart bougent assez lentement, d’autres courent en permanence et il est difficile de trouver le bon timing pour les contourner. Heureusement, dans les rues quelques portes restent ouvertes et vous pouvez vous y cacher en attendant que les ennemis vous oublient un peu. Mais prenez garde si vous vous faites repérer trop souvent, ceux-ci pourront vous déloger de votre cachette pour vous faire la peau.

imageEn cas de mort, votre poche de perfusion pourra vous ramener à la vie une fois avec la moitié de votre santé et hors du champ de vision des monstres. Il faudra ensuite trouver de quoi la remplir pour vous donner une nouvelle vie bonus. Sur votre chemin, vous trouverez ainsi des flacons de cet étrange liquide salvateur, mais aussi des bandages et des armes contondantes plus ou moins solides. Si les bouts de bois vous permettront d’éliminer 3 ou 4 marcheurs avant de se briser, une barre métallique pourra vous sauver la mise 5 ou 6 fois. Mais sachez que le combat est la dernière chose que vous voulez expérimenter à St. Amélia. D’abord parce que vous avez très peu de vie, et ensuite parce qu’il est quasiment impossible de survivre à plusieurs ennemis à la fois qui se pointent en nombre au moindre bruit que vous faites. Ajoutez à celà qu’il est difficile dans ce jeu d’évaluer les distances entre vous et le corps désarticulé qui vous fonce dessus. De même quand vous trouverez enfin un revolver, soyez bien sûr d’être le plus loin possible des groupes avant de l’utiliser, ou bien d’avoir une cachette à proximité.

imageLe jeu vous oblige à prévoir le moindre de vos déplacements et à élaborer des stratégies à base de jets de bouteille d’un côté pour attirer les marcheurs et vous faufiler ensuite. Terriblement classique comme je l’ai dit, mais mentalement prenant. Simon aura extrêmement peu de contacts avec Richard et Zoe, l’ensemble de l’histoire se dévoilant surtout à travers les éléments de décor et les documents que vous trouverez. Votre seule boussole sera cette télévision portable que vous ne quitterez jamais des yeux. Déjà parce qu’à certains moments elle vous montrera en image la prochaine destination obligatoire, mais surtout parce qu’en vous calant sur la fréquence des monstres, vous pourrez les voir à travers les murs et ainsi savoir quand sortir de votre cachette et avancer. Une idée sympathique et qui colle parfaitement à l’ambiance de l’époque. A certains moments, votre téléviseur vous demandera d’accomplir un mini-jeu pour débloquer de nouveaux éléments de l’histoire. Mini-jeux qui, sur PS5, obligent à remuer la Dualsense pour capter une image et aligner les couleurs de l’écran cathodique. Pas si simple la première fois et ça pourra en frustrer plus d’un ici.



imageVoilà pour l’essentiel du jeu, je ne veux pas en dire beaucoup plus parce que la nature même des ennemis, des environnements et des dangers qui peuplent St. Amelia sont pleinement constitutifs de l’histoire et il vous faut absolument découvrir celle-ci par vous-même. Les moindre détails des 8 premières heures de jeu peuvent vous gâcher la fin si on vous les divulgue trop tôt. L’histoire étant vraiment le point fort de Silent Hill Townfall. Comme d’habitude dans la série, les thématiques de la culpabilité, de l’arrogance humaine, des responsabilités des dirigeants, des non-dits de la collectivité et globalement de tous les péchés humains sont les fondations des malheurs qui surviennent. Et tout ceci est parfaitement intégré et servi par une mise en scène cinématographique de toute beauté. Sincèrement, c’est le Silent Hill le mieux réalisé à ce jour et c’est aux développeurs de Screen Burn, dont c’est la première collaboration avec Konami, qu’on le doit. Le design sonore, les effets de brume, la lumière, les couleurs, les textures, les doublages, la musique discrète mais qui sait se révéler aux bons moments, tout montre une maîtrise de l’art horrifique.

imageTechniquement le jeu est sublime, la modélisation de Simon est impeccable et les animations sont glauques à souhait. On regrette juste un manque d’émotion dans les visages des personnages à certains moments. Le peu de fois où le visage du héros est montré, celui-ci semble étrangement calme et peu affecté par ce qui l’entoure alors que le joueur est lui en train de se faire dessus. Ce sont ces plans à la troisième personne qui nous sortent du jeu pendant quelques secondes. Idem pour les artifices utilisés pour complexifier la progression: parfois le passage est barré par deux cartons sur un brancard… Difficile de croire qu’un quadragénaire dans la force de l’âge ne parvienne pas à les pousser et soit obligé de faire un détour dangereux. Parfois c’est le design choisi qui nous frustre un peu : certaines barrières peuvent être ouvertes et d’autres non alors qu’elles ont exactement la même tête. C’est plus que confusant, c’est dérangeant quand on pense pourtant qu’un raccourci pourrait exister.

imageDernier point négatif de ce dernier Silent Hill Townfall qui reste au demeurant excellent, et pas des moindre : il manque un indice pour permettre de résoudre une énigme au milieu du jeu. Enigme qui bloque la progression tant qu’elle n’est pas résolue. Simon Ordell est du groupe sanguin A+. Sachez-le. Voici pour mon aide, je ne vais pas en dire plus pour ne pas vous spoiler. Mais j’ai cherché cet élément en vain dans les documents ramassés sans jamais le trouver ingame. J’ai du chercher dans les trailers sur le net pour trouver cette info. Ce n’est peut-être que moi, je suis peut-être le seul passé à côté, mais ça m’a bien pris la tête.

Au final si vous cherchiez un très bon jeu d’horreur, Silent Hill Townfall est idéal. Un gameplay à l’ancienne, assez minimaliste mais enrobé d’une technique dernier cri et d’une réalisation exceptionnelle en font un des meilleurs titres du genre de ces dernières années. Le meilleur Silent Hill à ce jour selon moi. Un bel ouvrage qui propose en plus plusieurs fins, un New Game + et une rejouabilité qui pousse à l’exploration d’une ville terrifiante pour une histoire complexe et terriblement familière… Vous en aurez pour votre argent avec ce dernier opus en espérant que Konami et Annapurna Interactive continuent sur cette lancée.
 

 

 
image

 

 

 

 

Test précédent - Home - Test suivant

 

Silent Hill Townfall (PS5, PC)

Plateformes : PC - PS5

Editeur : Konami

Développeur : Screen Burn

PEGI : 18+

Prix : 49,99 €

Aller sur le site officiel

Silent Hill Townfall (PS5, PC)

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 9/10

Aucune note des lecteurs.
Soyez le premier à voter

Cliquer ici pour voter

 

 

Derniers Commentaires

- GTA VI : les prix qui font mal ? par guildem

- Ouverture de GamAlive par Vincent Cordovado

- Ouverture de GamAlive par Cedric Gasperini

- Ouverture de GamAlive par PoulaibaskeZ

- Ouverture de GamAlive par Vincent Cordovado

- Ouverture de GamAlive par Cedric Gasperini

- Ouverture de GamAlive par Wyclef

0