Resonance : A Plague Tale Legacy (PC, PS5, Xbox Series)

 

Publié le Jeudi 27 août 2026 à 12:40:00 par Cedric Gasperini

 

Test Resonance : A Plague Tale Legacy (PC, PS5, Xbox Series)

La belle aventure

imageA Plague Tale : Innocence et A Plague Tale : Requiem, sortis respectivement en 2019 et 2022, ont su s’imposer comme des valeurs sûres du paysage vidéoludique français, propulsant en même temps le studio Asobo (qui avait déjà réalisé quelques bonnes petites choses soit dit en passant) sur le devant de la scène. 

Cette nouvelle saga, que nous avons particulièrement aimé, vient de s’enrichir d’un nouvel opus. Resonance : A Plague Tale Legacy est un spin-off, une aventure liée aux deux premiers opus, mais qui se déroule avant. Une quinzaine d’années avant. Ce n’est pas une préquelle, comme vous avez pu le lire abusivement çà et là, puisque l’on ne suit pas les mêmes personnages, ni, en réalité, la même histoire…

On y retrouve toutefois la contrebandière Sophia, croisée dans le deuxième opus, Requiem, et dont on va découvrir les origines. Enfant, Sophia a été exploitée, empoisonnée par une substance mystérieuse (si, si), enfermée dans un couvent par des bonnes sœurs pas très bonnes, justement. Elle en a développé le pouvoir d’accéder à des visions. Des visions étranges, qui vont dicter sa vie, mais aussi celle de ses proches : délivrée par son père, elle intègre le monde des pillards, des vauriens qui volent aux plus riches pour donner… à eux-mêmes, en fait. Mais surtout, ils sont à la recherche d’un fabuleux trésor : celui du Minotaure. Et les visions de Sophia sont autant d’indices pour y parvenir… mais aussi de mises en garde...

Resonance : A Plague Tale Legacy vous offre une véritable aventure narrative, avec de nombreux dialogues, de nombreuses cinématiques, de nombreux personnages secondaires… et on va suivre Sophia dans sa quête de vérité, de sa quête de réponse mais aussi dans sa quête de richesse… et de vengeance puisque le voyage ne se fera pas sans heurts ni sans pleurs. 


imageci, exit les cités et campagnes moyenâgeuses d’Europe. Nous sommes dans une ambiance grecque (avec un joli passage vénitien), avec son soleil de plomb et ses îles arides. D’ailleurs, arrêtons-nous sur ce point directement : le jeu est magnifique. Vraiment. Vous aussi, vous verrez, vous allez vous arrêter parfois pour admirer le paysage. Graphiquement, Asobo a une nouvelle fois fait un travail formidable. Alors oui, tout n’est pas parfait : on notera, si on fait bien attention, quelques légers bugs de collision (même dans les cinématiques) notamment liés à la gestion des vêtements face aux meubles. On soulignera aussi quelques foirés de caméra, ce qui s’avère particulièrement gênant lors des combats. Là aussi, c’est arrivé rarement, mais c’est arrivé et quand ça arrive, ça agace. Les cheveux, aussi, sont assez mal faits. Mais sans que ce ne soit non plus un scandale. 

Enfin bref, malgré deux ou trois reproches, le jeu envoie du lourd visuellement. La direction artistique est grandiose. Le tout magnifié par deux choses : la qualité du doublage et la musique. Les voix VF sont vraiment bonnes. Quant à la musique d’Olivier Derivière… ma foi… que peut-on dire à part « merci » ? 

imageDurant 15 à 20 heures, vous allez donc découvrir la Grèce Antique et ses secrets. Ou du moins, un petit morceau de la Grèce Antique et un chouilla de ses secrets. Du beau, du mystérieux, avec le personnage de Sophia, parfois embarquée dans ses visions où elle va découvrir (et ressentir) le destin de Thésée, Minos ou Dédale…

Le jeu s’articule autour de trois types de gameplay : de la plateforme, à grimper, sauter, explorer chaque recoin pour trouver quelques bonus ; des combats à l’épée contre toute une ribambelle d’ennemis ; et des puzzles à résoudre. Ces derniers sont assez simples, mais plaisants à faire. Les combats sont parfois un peu plus coton (surtout dans les niveaux de difficulté élevés) mais assez agréables également, proposant un large panel de coups et d’actions, que vous pourrez notamment débloquer au fil de la partie grâce à ces bonus dont je parlais précédemment. Pas de quoi changer le fond du gameplay de combat, mais de l’agrémenter un brin par quelques variations. Quant aux séquences plateformes/progression, elles sont rythmées par les dialogues, et là aussi assez bien pensées. 

imageLe jeu est certes en ligne droite (pas de liberté d’exploration), mais il se déroule très plaisamment grâce à une écriture soignée, de (grande) qualité et qui vous captive peu à peu à cette histoire singulière. Certes, les seconds rôles ne sont pas toujours bien maîtrisés (Léni)… et personnellement, j’aimerais que l’on arrête une bonne fois pour toutes de décider que tous les personnages féminins badass sont forcément lesbiennes (j’aurais aimé que Léni, l’acolyte de Sophia, soit un mec, en fait) parce qu’une femme peut tout à fait péter des mâchoires et en même temps aimer la bite (pardon). Il faudrait arrêter avec ces clichés. Et même si ce n'est pas explicitement dit dans le jeu... ben... quand même, quoi.

Mais dans tous les cas, pari sans réelle attente quant au jeu, j’ai vraiment accroché à ce Resonance : A Plague Tale Legacy. Il y a certes quelques moments un peu creux, à alterner constamment entre exploration, combats et puzzles, mais ils ne m’ont aucunement pesé, en raison d’une écriture captivante et d’un rythme bien maîtrisé.

Bref, le jeu est une très belle surprise. En tout cas, je ne m’attendais pas à y prendre autant de plaisir. Que ce soit en termes d’ambiance, de musique, de gameplay, de beauté… c’est une vraie réussite. 

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Resonance : A Plague Tale Legacy (PC, PS5, Xbox Series)

Plateformes : PC - PS5 - Xbox Series

Editeur : Focus Entertainment

Développeur : Asobo Studio

PEGI : 16+

Prix : 59,99 €

Aller sur le site officiel

Resonance : A Plague Tale Legacy (PC, PS5, Xbox Series)

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