The Blood of Dawnwalker (PC, PS5, Xbox Series)

 

Publié le Mercredi 23 septembre 2026 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Test de The Blood of Dawnwalker (PC, PS5, Xbox Series)

De cape et de crocs

imagePrenez The Witcher, collez-le dans l’Europe centrale à l’époque médiévale, ajoutez des vampires et le tour est joué, vous avez The Blood of Dawnwalker…
Non, ce serait trop simple de décrire ce nouveau jeu de la sorte…
Et surtout, l’univers y est bien plus tragique.

Bienvenue à Val Sangora, une région fictive inspirée des régions reculées d’Europe Centrale. Nous sommes au XIVe siècle et toute la région est sous la coupe du tyrannique Brencis, un vampire qui a fait des humains son cheptel. 

Coen, un simple villageois, est victime de la soif de sang du vampire. Sa famille est enlevée et lui-même transformé en monstre sanguinaire. Une transformation qui sera définitive dans 30 jours et 30 nuits. Un délai que notre héros va mettre à profit pour sauver les siens, à défaut de pouvoir se sauver lui-même. 

The Blood of Dawnwalker est un RPG basé sur une composante narrative forte et surtout, extrêmement riche. Vous allez vivre une vraie histoire. Pas un ersatz de scénario, mais une véritable aventure, pleine de rencontres, de moments héroïques, de doutes et… de choix.

En effet, 30 jours et 30 nuits, c’est long… mais pas tant que ça. Chaque journée est divisée en 8 parties et chacune de vos activités, de vos missions, même secondaires, coûtera un certain nombre de parties. Même choisir de nouvelles compétences, améliorer son personnage en coûte un certain nombre. Et chaque nuit comporte également 8 parties, avec les mêmes contraintes.


imageLoin d’être un frein, une pression pénible ou donner l’impression de ne pas pouvoir agir comme on veut, ce découpage du temps permet surtout de faire les bons choix, selon le but que l’on veut atteindre. Et tout le monde ne fera pas les mêmes, c’est clair. Mieux encore : décider de refuser une mission pour en privilégier une plus importante à vos yeux peut vous priver d’éléments importants – mais non obligatoires – pour la suite de votre quête de vengeance. 

C’est malin, bien fait et ça donne envie d’y revenir, de retenter l’aventure en jouant de manière complètement différente (vous pourrez aussi réutiliser vos sauvegardes). 

D’autant plus que l’on va jouer deux personnages, en fait. Coen le jour, plus humain, mais non dénué de certains talents, et Coen la nuit, cédant à sa condition de vampire, plus résistant, plus fort, plus violent et dont l’absorption de sang lui donnera différentes compétences supplémentaires. Vous allez devoir jongler entre les deux, sachant que parfois, certaines missions ne seront possibles – ou seront facilitées – que de jour ou que de nuit. 

imageAu final, The Blood of Dawnwalker est une aventure passionnante, vraiment bien écrite, dont on se plait à écouter les dialogues et à découvrir chaque personnage. On se prend au jeu et on plonge sans retenue dans ce monde singulier, captivant. 
Certes, tout n’est pas parfait : on pourra regretter que certains choix n’aient pas plus d’impact sur l’aventure, sur le long terme. Mais il y en a quand même à court terme, quand une décision qui parait bonne sur le moment se retourne contre vous quelques temps plus tard…

Difficile d’en dire plus sans révéler les moments cruciaux du scénario. Un scénario bien écrit, j’insiste là-dessus. 

30 jours et 30 nuits, donc, pour aller au bout de l’aventure. Sans stress au final : quels que soient vos choix de missions et de quêtes, vous devriez réussir à progresser correctement et affronter le boss final avec toutes les cartes en mains. Notez que plusieurs fins sont proposées. 

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imageUn mot également sur les combats. Il faut un petit temps – vraiment pas long – pour s’y faire et bien gérer notamment les parades, à effectuer selon l’angle d’attaque de votre adversaire. De nombreuses options permettent de simplifier ou complexifier la chose, permettant d’adapter le jeu à votre volonté, votre niveau, votre style de jeu. Une bonne idée qui, au final, donne des affrontements plutôt dynamiques, bien gérés et au rendu parfois jouissif. Certains moments relèvent de la chorégraphie, s’effectuant dans une sorte de danse macabre.

Alors certes, le jeu n’est pas exempt de tout reproche. Une IA très perfectible, un peu trop gentille parfois. Une caméra qui, dans les combats, peut partir en vrille. Globalement, un manque de diversité : dans les décors, dans les personnages, dans les ennemis. Une Version française (très) perfectible. Des bugs graphiques. Des animations vieillottes, surtout sur les visages, même si globalement (testé sur PC), le jeu est visuellement très réussi. Certains systèmes ou choix mal aboutis (soif de sang, corruption…) aux impacts très limités, voire inexistants. 

En conclusion, The Blood of Dawnwalker n’a certes pas la magnificence, tant au niveau univers, décors, bestiaire, magie, durée de vie, d’un The Witcher 3. Mais il s’en sort avec les honneurs, largement. Un jeu plaisant, accrocheur, réussi, qui arrive à nous captiver et nous faire aller au bout de son scénario, plutôt bien écrit. 

Bref, de quoi bien débuter cette nouvelle année scolaire.

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The Blood of Dawnwalker (PC, PS5, Xbox Series)

Plateformes : PC - PS5 - Xbox Series

Editeur : Bandai Namco Entertainment Inc.

Développeur : Revel Wolves

PEGI : 18+

Prix : 69,99 €

The Blood of Dawnwalker (PC, PS5, Xbox Series)

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