BioEden (PC)

 

Publié le Lundi 28 septembre 2026 à 11:30:00 par Théo Valet

 

BioEden (PC)

Transformer l’enfer en paradis

imageDans BioEden, vous incarnez un géograde, un expert désigné par la Collectivité cosmique pour ramener la vie dans un monde pollué et à l’agonie. Grâce à un système de dômes interconnectés, vous allez pouvoir recréer la vie à travers plusieurs espèces, prendre soin d’elles en répondant à leurs besoins, tout en soignant la planète en nettoyant les fleuves et rivières, en recyclant les déchets, etc. Mais attention, votre empreinte a un impact sur la planète, vous allez donc devoir réfléchir à votre expansion, en prenant en compte la nature qui vous entoure. Globalement, il faut éviter de construire à tout-va, essayer de minimiser l’espace et les équipements que vous construisez, et surtout recycler les équipements qui ne sont plus utiles. Cette façon de penser ce jeu de gestion fait justement tout le sel de BioEden et le démarque des autres jeux du genre. On s’installe, on réfléchit à comment on va s’étendre, on prend les ressources dont on a besoin à l’instant T, puis on supprime les équipements une fois qu’ils ne sont plus utiles. Et recycler, vous avez intérêt à le faire, car votre empreinte a un impact direct sur votre environnement, avec des répercussions qui peuvent miner votre partie, comme des tempêtes, des séismes et autres catastrophes naturelles. Et puis la Collectivité cosmique ne vous laissera pas faire non plus. 


imageLa Collectivité cosmique est divisée en 5 guildes, avec chacune une façon de penser :
  • La guilde technologique : se base sur la découverte scientifique et la création pour sauver le monde.
  • La guilde de la nature : se base sur la protection et la restauration de la planète et des espèces qui y vivent, en minimisant son impact.
  • La guilde des explorateurs : se base sur l’exploration des planètes pour trouver ce dont elle a besoin.
  • La guilde de la restauration : se base sur le recyclage pour se fournir en ressources, chaque déchet peut leur servir.
  • La guilde mystique : se base sur sa curiosité pour découvrir les mystères du monde qui l’entoure.
Évidemment, la guilde de la nature n’apprécie pas tellement si vous commencez à un peu trop vous installer, provoquant des crises à tout-va. Vous écopez alors de tutelles, qui sont basiquement des pénalités prenant la forme de malus en tout genre. Ça peut vite vous pénaliser si vous les accumulez.

imageEn plus de leurs façons de penser, ces cinq guildes vont chacune vous proposer une campagne découpée en missions, en lien avec leurs intérêts. Ce qui change surtout entre ces campagnes, c’est la difficulté. On commence par une campagne de tutoriel basique, avant de passer à la campagne de la guilde technologique, qui va encore plus loin dans l’apprentissage. Cet apprentissage est, je trouve, vraiment bien fait. On a le temps de prendre en main le jeu en testant toutes les mécaniques peu à peu, avant d’être beaucoup plus libres dans les autres campagnes. J’aime beaucoup le fait qu’entre les campagnes, les bâtiments et autres équipements changent de forme et de couleur pour s’adapter aux guildes.

Dans l’ensemble, le jeu est vraiment prenant, on ne voit pas le temps passer et on enchaîne les missions avec plaisir. La courbe de difficulté progresse de la bonne manière, petit à petit, si on suit bien l’ordre des campagnes.

imageLe gameplay est assez complet sans pour autant se perdre dans trop de complexité. On est à la croisée entre jeu de gestion et cosy-game. La partie gestion des animaux est très simple, on les place dans le dôme, on place les ressources dont ils ont besoin et tout roule. Ça se complique légèrement quand il y a plusieurs espèces au sein du même dôme, mais ce n’est pas non plus comme un Jurassic World Evolution. Je pense même que j’aurais aimé plus de choses à faire avec les créatures, avec par exemple plus d’interactions ou une gestion légèrement plus poussée de la cohabitation entre carnivores et herbivores, mais ce n’est pas très dérangeant.

imageÀ l’extérieur, par contre, il y a bien plus de choses à faire. Déjà, il faut faire fonctionner tout le système en ayant suffisamment d’énergie et d’eau, tout en ne prenant pas trop de place, toujours par souci d’écologie. Ensuite, il faut récupérer les différentes ressources, que ce soit les minéraux de différentes couleurs, ainsi que les différents points, technologie, biotechnologie et recherche, afin de débloquer de nouveaux bâtiments, espèces, etc. Là aussi, c’est très lisible et assez simple à comprendre. Même si les points peuvent être assez pénibles à trouver, notamment la biotechnologie et la technologie, car pour en avoir, il faut trouver des sites archéologiques ou des ruines d’anciennes civilisations, et il n’y en a pas à tous les coins de rue. 

imageCe qui m’amène à l’avant-dernier point, la découverte de la planète, qui force à s’étendre et à explorer, mais toujours en faisant attention à ne pas trop le faire. Car en effet, pour alimenter les tours qui permettent de découvrir la planète, il faut les relier par des câbles, et ça pollue très vite. Et enfin, on termine avec la dépollution de la planète, en recyclant les déchets pour avoir des ressources tout en soignant la planète et en décontaminant les fleuves et rivières. On doit gérer tout ça en même temps, en trouvant son équilibre, et c’est vraiment cette recherche d’équilibre qui apporte ce petit plus au jeu. 

Finissons en parlant un petit peu de technique, et je dois dire que je ne vais pas avoir besoin de m’attarder énormément. Le jeu fonctionne bien, je suis fan de la direction artistique et des musiques, donc tout est bon de ce côté-là. J’aime beaucoup la manière dont la revitalisation de la planète est montrée, avec ce vert pur qui reprend sa place sur une planète aux couleurs étranges et malades. J’adore également que les créatures changent de couleur si on arrive à leur créer l’habitat parfait, ce sont des petits détails, mais c’est top. Par contre, je suis très déçu de ne pas les voir gambader sur la planète qu’on a passée du temps à soigner une fois qu’elles sont remises en liberté, ça aurait été terriblement plaisant. 

imageEn parlant d’éléments que j’aurais aimé voir dans le jeu, je pense que ça aurait été cool d’avoir un mode de jeu libre, où on fait notre petite vie en paix, en s’occupant des créatures comme on le souhaite et en soignant la planète à notre rythme. Le jeu est vendu plus ou moins comme un cosy-game, mais en l’état, ce n’est pas vraiment le cas. On enchaîne les objectifs et on a un peu tout le temps quelque chose à faire.

Une chose est sûre, je me suis vraiment beaucoup amusé sur BioEden, et surtout, j’ai perdu la notion du temps, et peu de jeux arrivent à me faire ça. C’est un très bon signe !

 

 
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BioEden (PC)

Plateformes : PC - Switch - PS5 - Xbox Series

Editeur : Focus Entertainement Publishing

Développeur : Broken Arms Games

PEGI : 3+

Prix : 21,99 €

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