Splatoon Raiders (Nintendo Switch 2)

 

Publié le Vendredi 31 juillet 2026 à 12:30:00 par Cedric Gasperini

 

Test Splatoon Raiders (Nintendo Switch 2)

Poulpe Fiction

imageDevenu une licence majeure de Nintendo, Splatoon a su trouver son public en proposant un monde original, coloré, fun, mais qui a parfois du mal à choisir entre aventure solo ou multi taillé pour l’e-sport.    

Le dernier épisode en date, Splatoon Raiders, est au moins clair sur ce point : l’aventure est exclusivement solo. 

Le jeu débute sur un crash d’hélico, en plein dans l'archipel Spirhalite, des îles mystérieusement apparues après un tremblement de terre et qui seraient liées aux ennemis de toujours, les Salmonoïdes. A bord de l’hélico se trouvaient, les Tridenfer (Pasquale, Raimi et Angie) que l’on suivait dans Splatoon 3 et un(e) mécano. Vous allez d’ailleurs incarner ce dernier personnage. 

Un mois plus tard, bloqués dans ces lieux, nos héros ont aménagé une petite base depuis laquelle sont lancées des expéditions pour dénicher des trésors et découvrir les secrets que renferme cet archipel.

Bon. Ne cherchez pas une quelconque profondeur scénaristique ou une réflexion métaphysique sur l’être, le néant, la peinture à l’huile ou la peinture à l’eau, ou même sur l’espoir que les coiffures à base de tentacules soient un jour à la mode. L’histoire est basique, on enchaîne les missions, on frite des boss, on revient à la base et on recommence. Ce n’est pas gênant au demeurant même, si, il faut bien l’avouer, on aurait peut-être aimé un peu plus de boulot sur l’écriture. L’univers est suffisamment riche pour pouvoir proposer une vraie aventure.

Niveau gameplay, ce nouvel épisode reprend les bases qui ont fait le succès de la licence. Armé d’armes à jet de peinture, vous repeignez tout : décors, ennemis… et vous pouvez toujours « plonger » dans votre couleur de peinture pour vous déplacer plus vite et plus furtivement. 


imageIl ajoute une gestion de réservoirs : de quoi composer son propre équipement, son propre « build », adapté à sa façon de jouer. Ces réservoirs ajoutent une dimension légèrement tactique, offrant des gadgets spécifiques : tourelles, bombes et j’en passe. Et comme les équipements pourront être modifiés et améliorés, au fil du temps, via les matériaux récupérés sur le terrain, des centaines de possibilités s’offrent à vous pour monter en puissance et réussir chaque défi, chaque niveau. Certains seront assez coton (selon le niveau de difficulté choisi) et nécessiteront quelques raids à « farmer », à récupérer des matériaux pour atteindre la puissance nécessaire et enfin progresser dans le jeu sans se faire démonter. Outre des reliques à ajouter, on trouvera aussi des composants spécifiques rares… On se croirait presque dans Borderlands (toute proportion gardée, bien entendu)…

Les différentes missions s’articulent autour de modes basiques : qu’il s’agisse de traverser un niveau assez cloisonné en combattant toutes sortes d’ennemis, explorer une zone ouverte, remplir des défis spéciaux avec notamment des équipements prédéfinis, ou encore nettoyer des donjons en un temps donné… les niveaux s’enchaînent assez rapidement. C’est d’ailleurs l’une des grandes forces du jeu : il est tout à fait possible de lancer un petit niveau rapide quand on a 5-10 minutes de libre. Splatoon Raiders est un jeu sur lequel on revient régulièrement, juste pour une petite partie… et on se rend compte au final qu’on vient d’y passer 1 bonne heure, sans avoir (trop) vu le temps passer. 

imageIl vous faudra grosso modo une dizaine d’heures, bien plus si vous augmentez le niveau de difficulté, pour venir à bout du jeu. 

Un jeu qui pourra être joué en coop jusqu’à 4, chacun incarnant un des personnages de l’histoire. 

Un dernier mot sur le côté technique. Les fans regretteront sans doute l’ambiance visuelle globale… ici, le côté plat, terne, fade, des décors prend le pas sur les ambiances ultracolorées habituelles. Archipel Spirhalite oblige. On aime ou pas, mais j’avoue que l’ensemble aurait pu être un brin plus enjoué. Pour le reste, ma foi, c’est techniquement irréprochable : fluide, pas de bug, en mode docké comme en mode portable… c’est très propre.

imageAu final, Splatoon Raiders est plutôt une réussite. Les fans du côté multi compétitif de la licence resteront forcément sur leur faim, pour cet épisode orienté solo/coop et risquent de ne pas accrocher plus que ça. 
Il manque d’ailleurs peut-être un côté multi, effectivement. Architecturé un peu comme un Call of Duty, avec une aventure solo agrémentée de modes multi, Splatoon pourrait sans doute faire un malheur. Mais quoi qu’il en soit, cet épisode reste tout de même une réussite.

De bonnes idées, un petit côté RPG sympa, des missions certes un poil redondantes au bout d’un moment, mais bien léchées, bien gérées, bien menées, une ambiance toujours aussi fun, un gameplay toujours aux petits oignons… Il n’y a pas grand-chose à reprocher à ce nouvel opus, proposé en plus à un prix tout à fait raisonnable, ce qui est suffisamment rare sur Switch 2 pour être souligné.

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Splatoon Raiders (Nintendo Switch 2)

Plateformes : Switch

Editeur : Nintendo

Développeur : Nintendo

PEGI : 7+

Prix : 49,99 €

Splatoon Raiders (Nintendo Switch 2)

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