A lost man (PC)

 

Publié le Vendredi 3 juillet 2026 à 12:30:00 par Johanna Goncalves

 

Test A lost man PC

Déserter lors de la Grande Guerre, c'est possible ?

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Développé par le studio indépendant toulousain, studio Arkos, A lost man est son premier jeu. Cette aventure, en point and clic, majoritairement en noir et blanc et complètement dessiné à la main, se déroule durant la Première Guerre mondiale. Dans ce premier chapitre, nous y incarnons un soldat déserteur, errant entre 2 fronts, dans une campagne presque abandonnée autant par le temps que par ses habitants. En fuyant le champ de bataille, notre personnage découvre des bâtisses et lieux, plus ou moins mystérieux, recelant des histoires en tout genre. 
 
Au fil de notre excursion, nous récupérons différents objets, certains sont associables avec un autre objet de notre inventaire, afin de récupérer un élément clé pour une des missions que propose le jeu. Nous rencontrons aussi quelques personnages avec lesquels nous pouvons parler, et au fur et à mesure d’interactions avec des objets ou d’autres humains, de nouvelles possibilités de dialogues se débloquent.
Celles-ci, bien qu’assez discrètes, pourront peut-être vous permettre d’avancer dans l’histoire de ce jeu.
 
Lorsque j’ai lancé le jeu pour la première fois, je n’avais quasiment aucune information dessus et pourtant, j’ai tout de suite été happé par son ambiance. J’ai joué un long moment avant d’être coincé dans le gameplay une première fois. J’ai de nouveau rencontré ce problème 1 ou 2 fois, mais malgré tout, ça ne pas empêcher de beaucoup apprécier ce premier chapitre !
 
 

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Tout d’abord pour moi le point fort de ce jeu, c’est sa direction artistique, ses musiques et ses bruitages. Le jeu n’est jamais silencieux, nous entendons au loin les tirs retentissants sur le front, nos pas font du bruit, le vent siffle, dans la ferme le tic tac de l'horloge est pesant et tout cela, combiné à la musique souvent assez faible mais lourde, rend chaque situation dérangeante et anxiogène, y compris les plus banales.

Les charadesigns d’apparence enfantine (les visages sont simplifiés sans yeux, bouches ou même oreilles apparentes) contrastes beaucoup avec les décors et animaux qui sont eux, très détaillés, et pourtant le tout fonctionne très bien ensemble.

En général, aucune ligne n’est droite, mais cela ne saute pas aux yeux et vient renforcer le côté perturbant de l’ambiance. La coloration simplifiée, composée uniquement d’aplat de niveaux de gris, fonctionne très bien dans l’univers du jeu, mais aussi avec l’époque dans laquelle il se situe. Elle est parfois brisée par une unique teinte de orange dans les endroits où l'on trouve de la vie humaine, pour apporter un moment chaleureux et de répit.

imageParmi tous les lieux que l'on visite, j’ai eu un coup de cœur tout particulier pour le couvent, dont les arches et les effets de lumière sont sublimes ! Et les UI sont facilement compréhensibles et très bien trouvés.
 
Ensuite, le ton du jeu est très agréable. Chaque personnage a une manière de parler (à l’écrit, puisqu’il n’y a pas de doublage) qui lui est propre, que ce soit un langage familier ou des expressions particulières. Le jeu s’amuse aussi de situations dérangeantes en faisant de l’humour noir qui m’a, à chaque fois, arraché un rictus.
 
Je suis aussi fan de son univers et de son histoire : chaque élément est réfléchi et ça se sent. Le scénario, peu prévisible est très plaisant et j’ai trouvé particulière intéressant, le fait de jouer un déserteur à cette époque. Finalement la période temporelle n’a que très peu d’importance pour le déroulé du chapitre 1 et n’est là presque uniquement pour lui donner un contexte, mais elle sera certainement plus utilisée dans les épisodes à venir. La fin perturbante de ce chapitre m’a intrigué et j’ai envie d’en savoir plus sur ce que notre personnage va vivre.
 
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Par contre, comme point négatif, j'ai trouvé que durant notre aventure, nous récupérons beaucoup d’objets (que l’on conserve presque durant toute notre escapade) et que l’on peut facilement se perdre dans notre inventaire et dans les mécaniques lorsque l’on cherche le moyen d’avancer dans le jeu. De plus, les énigmes ne sont pas toujours intuitives. J’avoue être restée sur ma fin en n’ayant pas compris comment résoudre les 2 dernières (malgré les indices disponibles) et avoir été frustrée quelques fois de ne pas comprendre ce que j’étais supposée faire.
 
Enfin, par moments, la « hitbox » de certains éléments, était trop petite, ce qui m’a fait rechercher ce qu’il fallait faire pour avancer, durant de nombreuses minutes supplémentaire, alors que j’avais compris la solution plus tôt mais que je n’avais pas cliqué directement au bon endroit.
 
Pour conclure, malgré les quelques problèmes minimes au niveau du gameplay, A lost man a pour moi un très bon premier chapitre avec un gameplay intéressant, une direction artistique géniale et une ambiance mémorable, que je vous invite à découvrir par vous-même. 

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A lost man (PC)

Plateformes : PC

Editeur : Studio Arkos

Développeur : Studio Arkos

PEGI : 7+

Prix : 8,99 €

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A lost man (PC)

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