L'Edito du Dimanche

 

Publié le Dimanche 8 avril 2012 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

L'Edito du Dimanche

Je hais les profs

imageIl n’y a pas de raison de s’arrêter en si bon chemin. La semaine dernière, je disais du mal des vieux. Avant, encore, c’était des médecins. Aujourd’hui, autant s’attaquer à un gros morceau : les profs. J’attends d’ailleurs des réactions bien plus virulentes que celles des médecins. Si certains se sont offusqués de ma critique de leur comportement, ils l’ont fait relativement individuellement, se défendant plus d’un point de vue personnel que général.
Pour le corps enseignant, c’est différent. C’est d’ailleurs pour cela qu’on parle de corps enseignant : ils font véritablement corps. Ils sont une entité à part entière et prendre parti contre l’un d’entre eux revient à s’opposer à l’ensemble. C’est une force, mais aussi un problème, notez bien. Un seul corps, ça équivaut aussi à un seul cerveau…

Tout est parti, en fait, d’une anecdote publiée sur mon compte Facebook. Ma fille aînée est en CP. Elle apprend donc à lire et à écrire … La voilà qui « entre » véritablement dans la vie et s’ouvre à un monde inconnu et merveilleux. Sauf que je pense que sa maîtresse est à mi-chemin entre une sadique et une psychopathe. Le nombre de devoirs qu’elle donne aux enfants est hallucinant. Et ça a débuté dès le premier jour d’école en septembre dernier, notez bien. Je veux dire, on parle d’une gamine de 6 ans, en CP… Et il n’est pas rare que l’on passe 45 minutes à 1 heure le soir, à faire les devoirs. Poésie à apprendre (dont carrément une fable de la Fontaine avec ses constructions inversées et ses mots surannés), lignes de dictées, fiches d’orthographe ou de grammaire à remplir…
Finalement, on en revient à apprécier les fois où elle est absente (ce qui est régulier, c’est une prof je vous le rappelle).
Le week-end dernier, j’ai juste eu une réflexion malheureuse devant ma gamine. Je me suis un peu emporté en trouvant déplorable que les gamins ont autant de devoir la semaine et que ce week-end-là, ils n’en avaient pas. Du coup, le lundi soir, en notant les devoirs pour le mardi, ma fille a expliqué à sa maîtresse que son papa en avait marre qu’il y ait autant de devoirs à faire…
Je m’amusais donc de la situation sur Facebook en expliquant que j’étais grillé…

imageJe me suis même finalement laissé aller à donner mon sentiment sur les devoirs en général, et en CP en particulier.
Déjà, à la base, j’estime que la notion même de devoirs est un aveu de faiblesse et d’impuissance de l’enseignant. C’est vrai, quoi. Ils sont sensés apprendre les choses aux enfants durant les heures de classe. Et les enfants doivent assimiler ces choses. Filer du boulot le soir est donc la preuve que cette assimilation n’a pas été faite et que, donc, le prof a échoué dans sa mission. Je ne dis pas que c’est forcément de sa faute. Juste que le but premier de l’école n’a pas été atteint.
Attention toutefois : faites bien la différence entre ce que je viens de dire et la réalité. Je parle de « la notion même de devoirs », de son essence première. Après, donner des exercices à faire à la maison ne me choque pas plus que ça non plus et je trouve même cela normal à un certain point, pour parfaire les connaissances, vérifier le degré d’assimilation voire, pour les plus jeunes classes, permettre aussi aux parents de transmettre une partie de leurs connaissances en complément.
Seulement passer trois quart d’heure ou une heure à plancher en plus à la maison, en CP, je trouve ça aberrant et anormal (et je tiens à dire que dans la classe de ma fille, je ne suis pas le seul parent qui gueule, hein, ne me faites pas passer pour le vilain petit canard).

imageJe vous passerai les réactions sur Facebook de personnes qui n’ont pas d’enfants et trouvent donc ça normal de donner des devoirs à tout âge. Des personnes qui sont enfants de profs et donc s’inscrivent dans cette notion de corps, défendant becs et ongles le métier, dans toute sa justesse comme dans toutes ses aberrations. Voire même des mères qui te sortent que ça n’est pas un problème, que c’est toi qui est mal organisé alors qu’elles sont au foyer et n’ont donc que ça à foutre le soir.
Moi, perso, je bosse. Ma femme aussi. On envoie les gamines à 08h30 à l’école. Elles se tapent une grosse journée jusqu’à 16h30. Je les récupère à 17h30, voire 18h les jours où je suis trop débordé. Elles sont au lit à 20h-20h15. Ajoutez une heure de devoirs, une heure pour le bain et le dîner, et… et la journée est finie. Aucun moment de détente à la maison, pas de temps pour jouer avec elles, pour se détendre un peu, voire regarder un livre… Aucun autre moment d’éveil ou de découverte, d’épanouissement, que l’école…
Bref, quoi qu’on en dise, quoi qu’on en pense, je reste persuadé que la maîtresse de ma fille est une psychopathe des devoirs.

Et finalement, à bien y regarder, même un adulte n’a pas des journées aussi longues. Et j’imagine déjà la tête que vous feriez si, chaque jour de boulot, le soir, avant de partir, votre patron vous donnait du travail en plus à faire à la maison pour le lendemain…
« C’est déjà ce que font les profs » me répondait le fils de l’un d’eux, soit dit en passant.
Certes. Sauf en primaire (ou alors très exceptionnellement) où une fois chez eux, les profs n’ont plus rien à faire. Sauf qu’il s’agit d’un adulte. Et qu’au collège ou au lycée (voire dans les études supérieures) quand effectivement les profs ont des trucs à corriger chez eux, ils n’ont pas enquillé 40h par semaine, loin de là (un prof ça fait quoi, 15-20h de cours par semaine ?).

imageDu coup, plus que de mon cas personnel insignifiant (de toute manière, la maîtresse se barre en fin d’année, donc ce n’est pas non plus la mort), j’avais envie de parler de l’Ecole en général. Du problème, que dis-je, des problèmes de l’Ecole en France.
Il n’y a pas encore si longtemps, les gens avaient du respect pour le maître d’école. Celui qui enseignait. Qui transmettait le savoir. On allait à l’école pour devenir savant. Pour devenir quelqu’un.
Aujourd’hui, à force de restrictions budgétaires de l’Etat, d’abandon, et d’œillères du rectorat, l’enseignement français est dans un triste état et ne rime plus à rien.
J’ai toujours été persuadé que les deux secteurs qui étaient primordiaux pour une nation, et dont les budgets pour lesquels il fallait dépenser sans compter, étaient non pas les déplacements et notes de frais des ministres et des élus, mais la santé et l’éducation.
Résultat, on se retrouve avec du personnel hospitalier gravement en sous-nombre, et des profs débiles qui font ce métier parce qu’ils se savaient pas quoi faire d’autre, dépassés par leurs classes de 45 élèves et incapables de transmettre correctement leur soi-disant savoir.

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Cedric se cache dans cette photo de classe. Sauras-tu le retrouver ? 
Parce que même en ayant fait mes études dans l’un des meilleurs lycées de France (parfaitement), j’en ai vu, des déchets humains, des vieilles peaux, avec, au choix, autant d’humanité qu’un oursin, autant d’autorité qu’une huître, sadiques comme pas deux à vous briser des élèves, incapables de vous apprendre quoi que ce soit, voire débordant sur le programme de classe prépa pour que le niveau soit encore plus élevé, ce qui était charmant pour ceux qui avaient déjà du mal à assimiler le programme normal (rayez les mentions inutiles). J’ai assisté, à des cours qui ne servaient à rien du tout (apprendre la flûte… bon sang…), j’en ai avalé, des programmes à rallonge gorgés de détails qui ne m’ont jamais servi, j’en ai fait des équations, des racines carrées (qui se sert aujourd’hui d’une racine carrée dans sa vie ?)…
Finalement, c’est une fois sorti du carcan scolaire que je me suis le plus façonné, que je me suis découvert une soif de savoir et ai modelé ma culture générale.

Bref, notre système éducatif est dans un triste état. Entre des feignasses de profs qui n’ont embrassé la carrière que pour les 4 ou 5 mois de vacances, les incapables dont on se demande ce qu’ils font là, entre un rectorat qui se braque dès que l’on se plaint de l’incompétence de l’un de ses enseignants, qui fait la sourde oreille dès qu’un prof se plaint de la violence de ses élèves (parce que c’est un autre débat, mais autant il y a des profs cons, autant les élèves complètement débiles soutenus par des parents encore plus crétins et dangereux sont, eux, bien plus nombreux), l’Education Nationale n’est qu’un ramassis d’incompétents dispensant des programmes inadaptés.

Voilà. Ça c’est fait.
J’attends vos lettres d'insultes.

Et le plus amusant, dans tout cela, c’est que je suis issu d’une famille de profs. J’ai eu des grands-parents profs. J’ai des oncle et tante profs. J’ai une multitude de cousins et cousines profs. J’ai même des amis profs… Bref, je suis entouré de profs. Qui soutiendront ou pas ce constat déplorable de notre Education Nationale. Mais du coup, je connais un peu le métier, ses contraintes, ses obligations… Je ne parle pas complètement dans le vide non plus…

imageEt en attendant, bien entendu, je ne condamne pas l’Education Nationale dans tout son ensemble. Forcément. Parce que même si j’ai eu mon lot de gros boulet, j’ai quand même eu des profs merveilleux. Des profs très doués. Des profs qui méritaient pleinement l’appellation de professeur. Qui aimaient enseigner. Qui nous donnaient, du coup, l’amour d’apprendre. Certains profs sont même à l’origine de ce que je suis aujourd’hui, ou du moins ont contribué à me faire choisir cette voie plutôt qu’une autre. Je pense notamment à deux profs de français. Mme Bourgeois, au collège. Une excellente prof qui nous récitait des fables de La Fontaine en argot. Qui nous enseignait à force d’anecdotes, les classiques de la littérature. Qui nous a appris que le français est une langue amusante et merveilleuse et que l’on peut jouer avec. Mme Richard, au lycée. Une prof qui m’a soutenu dans mon amour de la littérature, qui nous a orienté vers des lectures et la découverte d’auteurs un peu à part, pas forcément classiques, ou du moins vers des textes d’auteurs rares et passionnants. Elle avait d’ailleurs ce don pour vous faire des explications de texte captivantes, rapprochant chaque phrase d’une œuvre à une anecdote de la vie de l’auteur, voire de l’époque. Deux profs qui ont marqué ma vie.
J’en ai eu d’autres. Des profs d’anglais, des profs de maths, voire même des profs d’Espagnol (ma matière noire), ou des profs de Philo (c’est dire…). J’ai croisé des gens merveilleux qui donnaient tout son sens au mot éducation. Même aujourd’hui, notez bien. Mes gamines ont eu la chance d’avoir des maîtresses d’école maternelle formidables. Et je ne doute pas qu’elles auront des maîtres et maîtresses formidables tout au long de leur scolarité.
Parce que si le fruit est dans sa globalité pourrie, il reste encore quelques quartiers savoureux. Fort heureusement. Je regrette simplement qu'il n'y en ait pas plus et, surtout, qu'on ne leur donne pas les moyens de faire correctement leur métier.

Reste qu’en tant que parent, on s’inquiète forcément de ce sur quoi tomberont nos enfants.
Et que ma gamine, en CP, a trop de devoirs. Bordel. Et que je préfèrerai jouer à la Barbie avec elle le soir, plutôt que de me taper des dictées ou des récitations. Parce qu’une fourmi de dix-huit mètres, avec un chapeau sur la tête, ça n’existe pas, ça n’existe pas. Une fourmi traînant un char plein de pingouins et de canards, ça n’existe pas, ça n’existe pas. Une foumi parlant français, parlant latin et javanais, ça n’existe pas, ça n’existe pas. Et pourquoi pas ? (récitée de mémoire, notez bien).

A part ça, demain, c’est lundi de Pâques, on reste au pieu.

 
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Commentaires

Ecrit par Freddu92 le 08/04/2012 à 16:12

 

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Ecrit par Costello

et sinon pour rejoindre ce que disais mokkori:



petit comic strip tellement vrai... (je travaille dans l'administration d'une école, depuis 1 an maintenant)


Excellent ce strip, et hélas tellement vrai....Suis-je un vieux con à me placer dans la catégorie de 1969 malgré mes 36 ans?

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Ecrit par Quantum le 08/04/2012 à 16:34

 

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J'ai volontairement mis de côté le fond du sujet parce que si je commence à m'en mêler ça risque de partir en sucette tellement je suis radical sur beaucoup de sujets.



Et puis en même temps j'aime pas les "les profs sont des cons" "à la sncf c'est des branleurs" "les fonctionnaires sont des fainéants" "les taxis sont des voleurs mal éduqués et grossiers" "les journalistes sont tous des cons qui ne savent pas faire leur travail" "les flics sont des fachos qui tapent tout le temps sur les faibles et les arabes" "les commerçants sont des escrocs" "les médecins sont des voleurs qui surfacturent leur honoraires" "les femmes qui réussissent sont des putes" ... etc ... bref des phrases qui ne servent qu'à diviser les gens et qui sont bien utile à certains pour conserver le pouvoir.



Seulement voilà. Je peux pas m'en empêcher faut que je la ramène.



Le problème de tout temps c'est que le savoir évolue et que l'éducation nationale essaie tant bien que mal de suivre le mouvement. Parce que dans l'éducation nationale il y a de tout : "des putes" "des fainéants" "des fachos" "des personnes grossières" "des voleurs" "des escrocs". Et tout ce beau monde se tire dans les pattes à coup de bazooka. Ce qui frêne l'évolution de l'éducation.



Seulement l'école, tout comme notre société à besoin d'évoluer. Ce qui était bien avant l'est surement encore aujourd'hui, mais la bonne question est ? "est-ce encore possible ?"



Peut-on sérieusement demander à un instituteur de :

- apprendre à lire et à écrire à un enfant

- s'assurer que les acquis et les mécanismes logiques sont bien assimilés

- apprendre la logique élémentaire, les mathématiques, la grammaire, la réflexions philosophique, la physique à nos enfants

- leur faire pratiquer une éducation physique

- leur apprendre l'histoire du pays dans lequel ils vivent ?



Bien sûr qu'on peut ... bien évidemment qu'on peut et de la même façon que nos grands parents l'ont appris.



seulement à ça, s'ajoute maintenant l'histoire moderne, la technologie, internet, les langues, la mondialisation ... etc ... toutes ces nouveautés qui se sont greffé au programme et qu'on demande aux enseignants de faire assimiler aux gamins dans le même temps.

Et comme tout évolue chaque jour, alors on arrive à un point de rupture où les programmes sont absurde au possible. le décalage entre les besoins et la logique éducative progressive et accumulative frise le ridicule tant il est important.





Alors taper sur les profs ça fait du bien. mais il faudrait peut-être se poser la question de la solution et des proposition que nous pourrions faire pour améliorer les choses.

Ne venez pas me dire que c'est pas à vous de le faire ! nous sommes des citoyens et il s'agit de l'avenir de nos mômes. Alors nous devons proposer plutôt que de critiquer.

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Ecrit par Von-Block le 08/04/2012 à 16:51

 

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J'enseigne aux futures enseignantes du secondaire(intervention prob de comportements) au Québec



Je suis donc dans le milieu,



Je ne suis pas chez moi et ne participerai pas pleinement au débat, mais la recherche en éducation et la pédagogie universitaire que l'on donne à ces pauvres enseignantes est aussi responsable d'un grand n'importe quoi. L'éducation n'est pas une science qui se porte bien selon moi(et pourtant je vise le travail de chercheur en éducation).



Tant que dans les universités on ne mettra pas plus de rigueur sur les connaissances qu'on leur transmet, les enseignantes resteront un peu au dépourvu et devront se fier à leur Gros bon sens et peu sur la science.



Pa rexemple Cedric, les devoirs, De plus en plus de recherche prone d'enlever complètement les devoirs (pour les enfant de 6-12) car il se sont rendu compte que cela nuisait à la motivation scolaire et qu'au final, des élèves ne faisant pas de devoir avait de meilleurs résultats scolaire que ceux qui en faisait.



Enfant heureux reposé + grande motivation = Meilleur performance.



Mais ça, les enseignantes ne le savent pas, et les prof universitaire sont pour la plupart trop conservateur et dogmatique pour leur enseigner.



Il y a plusieurs autres facteurs à considéré, mais ça c'était d'un point de vue formation à l'enseignement.

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Ecrit par Quantum le 08/04/2012 à 17:58

 

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Ecrit par Von-Block



Mais ça, les enseignantes ne le savent pas, et les prof universitaire sont pour la plupart trop conservateur et dogmatique pour leur enseigner.



Ce qui est totalement incompatible avec l'évolution technologique actuelle ... et le pb est identique en France : c'est d'autant plus vrai que les IUFM sont fermés, et que les jeunes profs sont lâchés dans la nature sans d'autre préparation qu'un Master.



Total : ils ne peuvent rien faire aujourd'hui pour changer le système en profondeur.



Et le pire c'est que ça n'est pas leur faute.

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Ecrit par Cedric Gasperini le 08/04/2012 à 18:39

 

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Ecrit par Costello

Le problème, c'est qu'à cet âge là, en général tu ne sais pas encore ce que tu vas faire plus tard comme métier. L'école ça permet aussi de se découvrir des vocations. On doit essayer de toucher un peu à tout pour ne pas se fermer des portes pour l'avenir.
Et il y a besoin de 1h de cours par semaine, de la 6ème à la 3ème, pour se rendre compte que la flûte, c'est de la merde ?

Je ne crois pas... Mélanger arts plastiques et education musicale pourrait être une solution sympathique.

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Ecrit par Cedric Gasperini le 08/04/2012 à 18:43

 

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Ecrit par mokkori

Hum.



On va pas revenir sur le texte dans son ensemble parce que s'il fallait énumérer tous les poncifs éculés, on en serait encore là demain : y a du boulot.
Tiens un prof... ou un fils de prof...



Le désengagement des parents dans l'éducation et la connerie des parents (que j'aborde brièvement) n'enlève rien au fait que l'education française pose problème. Dans son manque de moyens. Dans sa gestion. Dans ses programmes. Dans ses enseignants.



Quant à mon édito, il est peut-être plein de poncifs (pour ceux qui ne le savent pas c'est un synonyme de "banalité"). Mais d'une part, c'est justement là le souci : que ces remarques soient devenues banales, preuve qu'il y a vraiment un problème. Deuxio, je peux t'assurer que ces poncifs sont tout sauf éculés.

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Ecrit par Cedric Gasperini le 08/04/2012 à 18:46

 

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Ecrit par Costello

Quant aux critiques sur le "corps enseignant" je ne me prononcerai pas (je n'en fais pas partie mais comme tout le monde j'en connais), mais je trouve ça un peu bêta et réducteur de critiquer le corps dans son ensemble, alors qu'en fait il s'agit bien d'individus dont il revient de juger la valeur (bien que notre jugement n'aie pas de conséquence). Donc quand tu critiques l'enseignante de ton enfant, il faudrait quand même pas généraliser à tout le corps enseignant. Oui on trouve de tout, tu le dis toi-même, mais non ça ne sert à rien de se bâtir des préjugés du genre "les profs sont des paresseux" ou "mon prof a tel défaut ergo le corps enseignant a ce défaut". Tes critiques sur les moyens me semblent autrement plus justifiées.
Je sais bien qu'il y a des profs merveilleux. Je leur ai consacré tout un paragraphe.

Maintenant le souci, c'est qu'il y en a beaucoup qui n'ont pas leur place dans ce système. Je ne dis pas que dans un autre, il ne seraient pas de bons profs, mais qu'en la matière, il y a toutefois un problème à ce niveau-là.



Et pour finir, si, je fais une généralité. Même si je ne le pense aucunement, c'est plus amusant de taper sur le corps dans son ensemble, non ? Quitte à tirer sur l'ambulance, autant se farcir les trois médecins et le mourrant en même temps. smiley 7

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Ecrit par Cedric Gasperini le 08/04/2012 à 18:49

 

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Ecrit par Quantum

Et puis en même temps j'aime pas les "les profs sont des cons" "à la sncf c'est des branleurs" "les fonctionnaires sont des fainéants" "les taxis sont des voleurs mal éduqués et grossiers" "les journalistes sont tous des cons qui ne savent pas faire leur travail" "les flics sont des fachos qui tapent tout le temps sur les faibles et les arabes" "les commerçants sont des escrocs" "les médecins sont des voleurs qui surfacturent leur honoraires" "les femmes qui réussissent sont des putes" ... etc ... bref des phrases qui ne servent qu'à diviser les gens et qui sont bien utile à certains pour conserver le pouvoir.

Ouais. Mais dire le contraire, c'est fermer les yeux sur des vérités.



Les fonctionnaires sont des fainéants, les taxis sont des voleurs mal éduqués et grossiers, les journalistes sont tous des cons qui ne savent pas faire leur travail... smiley 7

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Ecrit par Cedric Gasperini le 08/04/2012 à 18:52

 

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Pour conclure, hein, si vous arrivez quand même à lire entre les lignes et à ne pas tout prendre au premier degré (bande de branleurs qui n'arrivent même pas à réfléchir, va !), vous remarquerez que a critique est surtout dirigée envers le système éducatif et surtout l'Education Nationale. Et les syndicats de profs aussi, pendant qu'on y est, qui refusent toute modification en profondeur des programmes.



Les profs ne sont finalement que des jouets dans tout ça. smiley 9



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Ecrit par Cedric Gasperini le 08/04/2012 à 18:53

 

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Ecrit par Costello

et sinon pour rejoindre ce que disais mokkori:



petit comic strip tellement vrai... (je travaille dans l'administration d'une école, depuis 1 an maintenant)
J'ai fait un phrase dans l'édito là-dessus. C'est une catastrophe, la connerie des parents d'éleves.

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Ecrit par Aerith le 08/04/2012 à 19:07

 

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Je suis enseignant en CP-CE1.



et j'ai eu le malheur de dire en début d'année que je donnerai pas de leçons, ou très peu. Ça n'a pas été super bien perçu. Toujours est-il que ce n'est pas super efficace et que s'il y en a, cela doit durer 20 minutes grand maximum.



Sinon, pour résumer, nous ne sommes que des pions dans les rouages de l'EN et c'est bien malheureux.



Et pour infos, une fourmi de 18 mètreuuuuus, avec un chapeau sur la têteuuuu c'est plutôt une chanson/comptine qu'une récitation. M'enfin on peut bien faire ce qu'on veut.

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Ecrit par Suicide-snake le 08/04/2012 à 19:14

 

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Inscrit le 13/05/2010

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Plutôt d'accord avec l'édito.



Pour preuve, l'année dernière j'avais un prof d'anglais formidable qui m'a notamment fait découvrir pas mal de chose, que ce soit au niveau des jeux de mots, etc... Un vrai passionné et cette année j'ai un prof d'informatique et réseau con comme un balai qui ne cherche que le clash et qui m'a carrément dégoûté et détourné de cette matière qui m’intéresse énormément.



M'enfin bon, je suppose que quand il y a quelque chose de bon, faut forcément avoir l'opposé quelque partsmiley 54

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Ecrit par Cedric Gasperini le 08/04/2012 à 19:32

 

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Ecrit par Aerith

Je suis enseignant en CP-CE1.



et j'ai eu le malheur de dire en début d'année que je donnerai pas de leçons, ou très peu. Ça n'a pas été super bien perçu. Toujours est-il que ce n'est pas super efficace et que s'il y en a, cela doit durer 20 minutes grand maximum.
Voui. Les parents sont un autre problème. Sans devoirs, ils ont l'impression que l'enseignant est nul...





Sinon, pour résumer, nous ne sommes que des pions dans les rouages de l'EN et c'est bien malheureux.
Bien d'accord.



Et pour infos, une fourmi de 18 mètreuuuuus, avec un chapeau sur la têteuuuu c'est plutôt une chanson/comptine qu'une récitation. M'enfin on peut bien faire ce qu'on veut.
Une comptine, certes. Apprise en récitation. L'un n'est pas incompatible avec l'autre. smiley 7

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Ecrit par Quantum le 08/04/2012 à 19:44

 

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Ecrit par gizmo

Et il y a besoin de 1h de cours par semaine, de la 6ème à la 3ème, pour se rendre compte que la flûte, c'est de la merde ?

Je ne crois pas... Mélanger arts plastiques et education musicale pourrait être une solution sympathique.


résumer l'éducation musicale à l'apprentissage de la flûte est un peu limite ... surtout que ça a bien évolué ces dernières années ...





Désolé de te dire ça, mais ce genre de discours est un discours de personnes qui ne s'est pas franchement renseigné de ce qu'est l'étude de la musique actuellement.



Un exemple tout con ... les profs de musiques sont généralement les seuls à détecter les problèmes de dyslexie à l'école ... parce que c'est pas forcément évidement à détecter. Ils permettent aussi par le travail de la voix à apprendre aux gamins à s'exprimer sans risquer de se bousiller la gorge. Sans parler de l'étude des oeuvres ...



La musique et l'art plastique sont deux choses séparées et extrêmement riches ... et pour moi 1 h par semaine pendant 4 ans c'est pas forcément assez.



Par contre il faut oublier la façon dont nous avons appris la musique. Et regarder ce que font les jeunes profs actuellement. L'étude du gospel ... de la musique cubaine ou africaine ... l'étude des rythmes actuels, de la construction musicale.



on est aujourd'hui loin de l'éducation purement académique de nos jeunes années où le fait de souffler dans un bout de tuyaux était le moyen de satisfaire un prof ivrogne et dépressif ...

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Ecrit par mokkori le 08/04/2012 à 20:11

 

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Ecrit par gizmo

Tiens un prof... ou un fils de prof...



Le désengagement des parents dans l'éducation et la connerie des parents (que j'aborde brièvement) n'enlève rien au fait que l'education française pose problème. Dans son manque de moyens. Dans sa gestion. Dans ses programmes. Dans ses enseignants.



Quant à mon édito, il est peut-être plein de poncifs (pour ceux qui ne le savent pas c'est un synonyme de "banalité").



[url=http://fr.wiktionary.org/wiki/poncif]Et de "cliché" aussi.

[/url]



(pour dissiper un malentendu :) )

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Ecrit par mokkori le 08/04/2012 à 20:16

 

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Ceci étant, Cédric, tu commets une erreur monumentale : il serait très dommageable de supprimer l'heure de flûte.



En sachant jouer du pipo, même mal, on peut quand même devenir président de la république.

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Ecrit par dieudivin le 08/04/2012 à 20:32

 

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Ecrit par mokkori

Ceci étant, Cédric, tu commets une erreur monumentale : il serait très dommageable de supprimer l'heure de flûte.



En sachant jouer du pipo, même mal, on peut quand même devenir président de la république.
smiley 25

4347 Commentaires de news

Ecrit par Cedric Gasperini le 08/04/2012 à 20:42

 

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Inscrit le 27/04/2009

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Ecrit par Quantum



résumer l'éducation musicale à l'apprentissage de la flûte est un peu limite ... surtout que ça a bien évolué ces dernières années ...





Désolé de te dire ça, mais ce genre de discours est un discours de personnes qui ne s'est pas franchement renseigné de ce qu'est l'étude de la musique actuellement.
Là en l'occurence, c'était un souvenir perso. Donc oui, ça date. Si les cours de musique ont évolué, tant mieux.

Mais ça n'enlève rien à la critique générale. Parce que taper sur le corps enseignant dans sa globalité, c'est plus marrant. J'aime bien m'attaquer à des mastodontes surarmés, alors que je n'ai que mon cure-dents, moi. smiley 7

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Ecrit par Patch le 08/04/2012 à 22:48

 

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Ecrit par gizmo

Et il y a besoin de 1h de cours par semaine, de la 6ème à la 3ème, pour se rendre compte que la flûte, c'est de la merde ?

Je ne crois pas... Mélanger arts plastiques et education musicale pourrait être une solution sympathique.
je préfère les arts plastic, ca fonctionne aussi?

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Ecrit par ganjatealq le 09/04/2012 à 01:36

 

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Je dois avoir peut-être une dizaine d'années de différences avec Cédric (en moins hein, suis pas un vieux moi !), mais j'ai aussi eu droit aux "cours de flûte". Un cours, qui n'a jamais servi à rien.

Cours qui permet de discerner la dyslexie ? c'est plus tôt qu'elle doit être discerné.. arrivé au collège, c'est un peu tard.



De même, les arts plastiques.. bon là, c'est sans doute expérience perso, mais voilà le taré que j'avais au collège pour cette matière !

Ou bien Technologie, enseignée par une nonne, qui ne faisait nullement de la Techno, mais du catéchisme (oui, collège catho).



Je rejoins largement l'avis de Cédric dans son édito : il y a des profs, on se demande ce qu'ils font là => on nous annonce (en IUT) qu'on aura 5 semaines de cours de C++ par le prof Untel, le mec s'est barré 3 semaines sur les 5 en croisière !

Ou en MIAGE, sur un cours de 4h, la prof qui se pointe avec 30min de retard, la pause de 5min qui se transforme en 45min, et qui se barre 1h avant car elle a rdv. Et ce à chaque cours.



Et des profs absolument géniaux : au lycée, ma prof de Latin, ma prof de Biologie (qui elle, n'hésitait pas à dire ce qu'elle pensait, même si ça voulait dire devoir taper sur un prof (autre que bio par contre ^^)), et une de mes profs de Math qui n'hésitait pas à donner un coup de main à des élèves qu'elle n'avait pas en classe.

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