Publié le Lundi 15 juin 2026 à 12:30:00 par Cedric Gasperini
Test Final Fantasy VII Rebirth (Nintendo Switch 2)
Une version techniquement en-deçà
Sorti il y a deux ans sur PS5, Final Fantasy VII Rebirth est la deuxième partie de la trilogie du remake de Final Fantasy VII. Final Fantasy VII Remake Intergrade, la première partie, est sorti sur Nintendo Switch 2 en janvier dernier. Cette deuxième partie vient de débarquer à son tour et nous y avons jeté un œil.
On vous le rappelle, Square Enix a décidé de sortir un remake allongé de son Final Fantasy VII. Autrement dit, ce qui tenait originellement en une quarantaine ou une cinquantaine d’heures est ici dilué, enrichi, et divisé en trois. Au total, ce sont plus de 150 heures de jeu qui vous attendront une fois la troisième partie sortie.
Final Fantasy VII Rebirth est donc la suite directe de Final Fantasy VII Intergrade. Notre groupe vient donc tout juste de sortir de Midgar, prêt à partir à la poursuite de Séphiroth On va suivre les aventures de Cloud de Kalm à la Cité des Anciens, en passant entre temps par Junon, Costa Del Sol, Corel, le Gold Saucer, Gongaga, Canyon Cosmo et Nibelheim pour les connaisseurs.
On retrouve le même scénario que le jeu d’origine, agrémenté de révélations, surprises et parfois… déceptions (si, si).
Cette partie est plus respirante que la première : le jeu n’est plus une succession de couloirs, mais est découpé en zones semi-ouvertes relativement vastes et connectées entre elles, qu'on peut explorer à pied, à dos de chocobo ou en véhicules. Et pour le coup, le dépaysement est total. Que ce soit Junon avec son canon colossal, Costa Del Sol, le Gold Saucer ou Canyon Cosmo... vous allez découvrir de nouveaux paysages inédits. Et c’est vraiment rafraichissant.
Le système de combat est toujours aussi efficace. Assez peu modifié dans ses fondements, avec l'ajout, tout de même, de compétence en équipe. A mi-chemin entre le tour par tour et l'action-RPG. On peut locker, esquiver avec rond, se protéger avec R1 et l'on passe d'un personnage à l'autre avec les flêches de la croix directionnelle. On ne perd pas l'existence de la jauge ATB qui demande d'être rempli pour pouvoir utiliser un objet, lancer une magie ou encore utiliser les compétences propres aux personnages et que l'on acquiert via les différentes armes.
La première partie de ce remake, Intergrade, souffrait véritablement d’une dilution scénaristique dommageable : à vouloir faire 150 heures d’un jeu de 50 heures, on en crée des passages longuets, inutiles et pénibles à jouer. C’est encore le cas dans cette deuxième partie, même si lesdits passages sont quand même moins nombreux – et peut-être un peu moins pénibles. Mais ils sont encore là. Franchement, des fois, c’est tellement gonflant qu’on est au bord de poser la console et abandonner la partie. Et on ne parle pas des quêtes et activités annexes optionnelles (bon nombre sont d’ailleurs bien insipides), mais des évènements que nous impose le jeu pour pouvoir progresser dans l'aventure principale.Résultat, Final Fantasy VII Rebirth est un jeu qui manque de rythme, mal foutu et avec des hauts qui n’arrivent pas à gommer les bas. Difficile d’accrocher à la trame principale. Pour autant, malgré ces défauts, ce second opus ne manque pas de charme, avec des environnements inédits et des musiques qui régalent les tympans. C'est vraiment l'occasion de voir le monde que l'on a connu en 2D prendre vie en 3D. Et même si on ressent une certaine frustration, on en ressort quand même satisfait.
Reste la question que tout le monde se pose : Que vaut cet épisode sur Nintendo Switch 2 ? Et bien le jeu est très fluide. Pas de ralentissement, c’est stable… mais bridé à 30 images par seconde. Pas gênant en soi, cela dit.Ce qui est plus gênant, au final, c’est que le jeu est quand même nettement moins beau que sur PS5 (ou PC ou Xbox Series). En témoignent notamment, et c’est un vrai problème puisque c’est omniprésent, les cheveux pixelisés à outrance. Très gênant.
On notera aussi le popping, très présent (objets ou personnages qui apparaissent d’un seul coup à l’écran). On avait déjà ça sur PS5, mais là, c’est le festival des apparitions magiques.
Bref, techniquement, cette adaptation est vraiment en-dessous des versions consoles de salon et PC. Pire : elle est en-dessous de ce que l’on est capable de faire sur Nintendo Switch 2.
Une raison pour ne pas acheter le jeu ? Pas forcément. Ça reste FF VII et c’est l’occasion d’y jouer en mode portable, de le trimballer partout…
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