Kinect Sports Rivals (Xbox One)

 

Publié le Jeudi 10 avril 2014 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Test de Kinect Sports Rivals (Xbox One)

Le jeu vidéo 2.0 ?

imageAvec quasiment six millions de jeux vendus, Kinect Sports est non seulement le jeu Kinect le plus vendu sur Xbox 360, mais également l’un des jeux les plus vendus sur cette plateforme tout court, se hissant dans le top 25. Sa suite, Kinect Sports Saison 2 a eu moins de succès, n’atteignant que la moitié de ce score, mais a toutefois confirmé l’intérêt des joueurs pour les jeux 100% Kinect.

Avec l’arrivée de la Xbox One, Microsoft relance donc sa licence. Kinect Sports Rivals est donc le premier « vrai » jeu 100% Kinect à sortir sur cette nouvelle console.

Le charme de Laury Thilleman jouant pour beaucoup, nous avions été enchantés de notre premier aperçu du jeu. Cette fois-ci, Laury n’a (malheureusement) pas été livrée avec la version test, même si elle reste l’ambassadrice du jeu en France. La déception passée, nous avons pu nous concentrer essentiellement sur le jeu, et le tester en condition, c’est-à-dire chez nous, entre deux apéros avec des amis, puis tout seul, et enfin avec les enfants.
Reste à savoir maintenant si le Kinect 2.0 est au niveau de nos attentes.

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screenKinect Sports Rivals vous propose six sports différents. Les développeurs ont voulu miser sur des valeurs sûres et nous ont revisité trois sports déjà présents dans les précédents opus : le bowling, le tennis et le football. Trois nouveaux font leur apparition : le jet-ski, l’escalade et le tir.

En premier lieu, vous allez pouvoir créer votre propre avatar. La caméra du Kinect vous scanne et vous retranscrit versions Kinect Sports à l’écran, en personnage animé, un peu dans le style Pixar. L’idée est follement amusante. Le résultat est, lui, légèrement aléatoire. Mieux vaut avoir la caméra Kinect en haut de sa télé, par exemple, et avoir un meuble télé un peu élevé, pour un meilleur rendu. Dans tous les cas, tout dépend de la morphologie de votre visage. Certains rendus ont été réussis. Ceux de mon épouse et de ma fille, par exemple. Le mien et celui d’amis l’ont été nettement moins. Bref, c’est sympathique, se faire scanner et attendre le résultat entre potes est amusant, mais le résultat aurait pu être bien meilleur.
Peu importe, à vrai dire, puisque vous pourrez le retoucher totalement, voire décider de vous passer de la reconnaissance automatique pour créer de toutes pièces votre avatar.

screenLe souci commence, finalement, après avoir lancé le jeu. Vous allez en effet devoir vous taper d’interminables tutoriaux. Et quand je dis interminable… Il est totalement aberrant, à notre époque, d’avoir à se manger de tels passages, pénibles et insupportables pour qui connait déjà le jeu ou a juste envie de lancer une petite partie rapide. D’autant plus qu’il est impossible de passer les vidéos dans le jeu. Et vu qu’elles sont nombreuses, on a juste envie d’arrêter le jeu immédiatement et de se dire qu’au final, on aurait mieux fait d’acheter une PS4. Parce qu’outre ces vidéos chiantes comme la mort, les chargements des épreuves sont particulièrement longs. Seuls, on aurait pu les supporter, mais avec les tutos ou les vidéos, ça devient un vrai supplice.
Au passage, le doublage des vidéos en français est catastrophique et la synchronisation labiale totalement ratée. Un vrai boulot d’amateur.

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screenSi vous arrivez à aller au bout sans revendre le jeu directement, sachez que vous débloquerez finalement les six épreuves. Le but étant de rejoindre l’une des trois équipes qui s’affrontent sur l’île Kinect Sports : les Aiglons, les Loups et les Vipères. A ce niveau, on aurait limite préféré un peu d’auto-dérision à base de Ratons-laveurs, d’Ornithorynque et de Phoques, par exemple. Parce que balancer « J’ai rejoint l’équipe des Phoques », ça a quand même plus de gueule. Mais bon.

La vraie réussite du jeu est le jet-ski. Fun. Délirant. Rapide. On fléchit les genoux, on tend les bras, et on serre le poing droit pour accélérer (on le desserre pour ralentir). Il faut éviter les mines, faire des figures, on se penche pour tourner plus vite, même si les virages se font avec les bras, comme sur un vrai jet-ski… C’est joli, les circuits ne sont pas si faciles, et on passe pas mal de temps à essayer de se faire de sales coups entre potes.
Idem pour l’escalade, à mimer les gestes tout en serrant et desserrant les poings. On peut agripper la jambe de son adversaire et tenter de le faire chuter. C’est fun, c’est crétin, mais à plusieurs, ça fonctionne vraiment.

screenCes deux nouveaux sports sont donc globalement une réussite.

Malheureusement, le reste est moins brillant.

Le tennis est doté d’une reconnaissance franchement moyenne, et d’un timing de frappe assez étrange, loin d’être naturel. On espérait un jeu rythmé, fun, avec des échanges délirants, on se retrouve devant un match mou, et des coups renvoyés bizarrement et surtout, pas forcément comme on le souhaitait.

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screenLe bowling est totalement hasardeux. Il m’est arrivé de faire des stikes en essayant de balancer la boule hors du champ. Trop facile, sans véritable challenge, c’est clairement une déception pour cette discipline popularisée par Wii Sports, dont on se fit finalement que cette version sur la console Nintendo n’a pas encore trouvé son maître.

Le football, quant à lui, est finalement assez décevant. On nous promettait une reconnaissance des intérieurs et extérieurs du pied. On passe finalement son temps à mimer des tirs sans grande conviction ou tenter de mettre des têtes en se penchant d’un côté ou d’un autre… Clairement en panne d’inspiration, les développeurs n’ont en rien innové ni tenté d’apporter dynamisme et ou une réelle précision à l’épreuve.

Enfin, le tir est sans doute le plus gros ratage de Kinect Sports Rivals. Automatisé, il permet de shooter des cibles, d’en éviter d’autres… le tout en pointant l’écran avec sa main. Strictement aucun intérêt.

screenAu final, Kinect Sports Rivals est clairement une déception. On espérait beaucoup de ce Kinect 2.0 et les promesses des développeurs étaient nombreuses. Le résultat est très loin d’être à la hauteur. Déjà, six sports, c’est nettement insuffisant. D’autant plus quand le tir n’a aucun intérêt, et que le tennis est complètement raté. On aurait limite préféré du canoë, du volley-ball, voire pourquoi pas du hand-ball, de la voltige ou du Air wingsuit. On aurait aimé un foot un peu plus fun et non pas une repompe sans innovation. Enfin il y avait vraiment mieux à faire. D’autant plus que l’enrobage est tout bonnement insupportable, à base de nombreuses vidéos pénibles et impossibles à passer, dotée qui plus est d’une qualité de doublage plus que médiocre. Notez enfin que quelques parties seront rigolotes entre potes, jouer seul sera très chiant mais nécessaire au préalable pour débloquer tous les jeux, et que les enfants n’auront pas accès à tous les sports (jet-ski trop compliqué).
Grosse grosse déception, donc.

 

 
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Kinect Sports Rivals (Xbox One)

Plateformes : Xbox One

Editeur : Microsoft

Développeur : Rare

PEGI : 3+

Prix : 70 €

Kinect Sports Rivals (Xbox One)

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