Wolfenstein II : The New Colossus, nos premières (excellentes) impressions

 

Publié le Vendredi 28 juillet 2017 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Wolfenstein II : The New Colossus, nos premières (excellentes) impressions

La Führer de vivre

imageWolfenstein : The New Order est un de ces ovnis rafraîchissant qui a débarqué sans qu’on l’attende vraiment et enchanté l’année 2014. Très peu montré par Bethesda, pas forcément enthousiasmant lors des démos, le titre s’était finalement révélé comme une excellente surprise et reste encore aujourd’hui l’un des meilleurs FPS de ces 5 dernières années.

Sa suite, Wolfenstein II : The New Colossus, est donc très attendue. Et la bonne nouvelle, c’est qu’elle débarque fin octobre.

Nous avons pu y jouer pendant une paire d’heures, traînant nos guêtres dans deux missions du jeu.

La première se déroule au tout début de l’aventure. Notre héros, William Joseph « B.J. » Blazkowicz a survécu à ses blessures. Il s’éveille d’un douloureux coma pour se rendre compte qu’il est retenu prisonnier par les forces du IIIème Reich, dans une forteresse flottante où se déroulent quelques expériences peu catholiques. Heureusement, ses amis viennent à son secours et notre vaillant héros tente de s’échapper comme il peut. A l’instar du premier opus, sa condition physique est plus proche de la ratatouille que du filet mignon. Et c’est en chaise roulante qu’il va arpenter ce premier niveau fait de coursives et de couloirs, où pullulent de nombreux ennemis.


screenOn dirige donc un personnage assis, avec une perspective plus basse, récupérant armes et munitions sur le corps de ses ennemis, mais surtout, avec une vie très basse… Et même si vous récupérez des kits de soins par-ci par-là, vous n’arriverez jamais à dépasser les 50% de vie, sauf exception très temporaire. Cela ajoute un certain challenge et un charme indéniable, même si entre nous, on se dit que les développeurs ne se sont pas foulés et se sont contenté de recycler le début du précédent opus, en moins intense et moins sentimental.
Toutefois, cette mise en bouche apporte son lot de réjouissance : ennemis que vous arrivez à surprendre en passant par des endroits biscornus, grosses séquences de flingage et activation d’arcs électriques qui ont la bonne idée de faire exploser vos ennemis.

Cette première mission est surtout l’occasion de renouer avec ce qui a fait le succès du premier épisode : un scénario bien écrit, bien construit autour de cinématiques réussies et parfaitement mises en scènes (même si certaines sont un poil longuettes). Un level design intelligent. Et surtout, une ambiance franchement réussie.

screenLa deuxième mission, plus conséquente (et beaucoup plus difficile aussi malgré un niveau de difficulté choisi en « normal »), vous entraîne dans une base souterraine allemande. Elle se situe au milieu du jeu à peu près. On commence dans une ville américaine sous domination, avec ce qu’il faut de réjouissance : vendeurs de bouquins vantant les bienfaits du nazisme, défilé des armées, foule qui agite des petits drapeaux… C’en serait presque malaisant. Mais finalement, c’est surtout réjouissant (dans le sens original et décalé par rapport à ce que l’on a pu voir jusque-là) et un poil frustrant tant on aimerait avoir au moins un niveau se déroulant dans un tel décor. En tout cas, c’est un vrai plaisir d’évoluer dans cette ambiance. Ambiance qui tourne finalement au cauchemar puisque vous débarquez dans une base remplie de soldats qui vous détecteront assez rapidement et se lanceront donc à votre poursuite. Les éliminer un par un discrètement est quasiment impossible (même si j’ai réussi à en tuer une bonne dizaine comme ça), et l’action se termine en une boucherie indicible.

Cette mission plutôt longue vous permettra également de prendre d’assaut un train, et de vous frotter à de nouveaux ennemis, sorte de mélange entre Flash et un Terminator, particulièrement retors.

screenscreenscreen

screenSi cette première mise en bouche est un vrai régal, quelques petites choses nous ont toutefois laissé dubitatifs. Le plus évident est une gestion très très discutable des checkpoints. Pas forcément bien placés, peu nombreux, ils sont surtout très mal gérés : vous pouvez tout à fait réapparaître, avec peu de munitions, directement face à plusieurs ennemis qui vous chargent… Pas de temps de répit, pas le temps de comprendre ce qui vous arrive que vous mourez une fois de plus, voire deux fois, avant de comprendre qu’il vaut mieux vous barrer en courant pour reprendre vos esprits… Sachant que les temps de chargements étaient, sur cette preview, assez longs, ça peut rapidement agacer. Et si l’on peut sauvegarder manuellement… encore faut-il y penser ou que le jeu vous en laisse le temps…

Si l’aspect couloir de la progression était assez marquée, on ne lui en tiendra pas rigueur sur deux niveaux uniquement, entrecoupés parfois de grandes zones qui permettent de respirer un peu plus. On espère surtout une bonne variété des terrains de jeu…

screenAutre chose un peu gênante, par contre, le fait de se pencher automatiquement. Dès que vous êtes caché près d’une porte ou d’un bloc de béton, par exemple, le personnage se penche automatiquement pour pouvoir tirer à couvert. On aurait préféré commander nous-mêmes cette fonction qui peut désorienter, vu qu’elle s’active sans qu’on l’ait sollicitée.
Enfin, l’IA est en dents de scie. On voit bien qu’elle est loin d’être finalisée (personnages qui restent bloqués), et on ne s’en formalisera pas pour autant, tout en le signalant quand même parce que bon…

Malgré tout, il faut bien avouer que Wolfenstein II The New Colossus s’annonce sous les meilleurs auspices. Plein de Führer… pardon, de fureur, il vous entraîne dans une action effrénée où vous n’aurez aucun répit. A chaque progression son lot d’ennemis prompts à vous refaire une boutonnière. Ajoutez des boss pas piqués des vers, et vous aurez l’un des FPS les plus prometteurs de cette fin d’année. On espère sincèrement qu’ils corrigeront les petits détails mentionnés ci-dessus. Et qu’ils livreront alors un nouveau bijou qui s’inscrira comme un indispensable. Ça en prend le chemin en tout cas.

 

 
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