Doom Eternal (Nintendo Switch)

 

Publié le Jeudi 7 janvier 2021 à 12:00:00 par Steven

 

Doom Eternal (Nintendo Switch)

Welcome in hell

imageSorti il y a déjà plus de 9 mois sur toutes les autres plateformes, Doom Eternal a pointé le bout de son gun, sur Nintendo Switch, le 8 décembre dernier. Pour l'occasion, et histoire d'être dans le thème, j'enfile le costume de Doom Slayer et contrairement à la maison et celle qui en a, c'est ma femme,  j'étale mes baloches sur la table, en utilisant un langage cru pour ce test. Les Dooms sont réputés pour leur fluidité, leur nervosité, le tout, dans un enrobage graphique de qualité. Du coup, on peut donc se questionner sur la pertinence de porter sur Switch ce titre bien costaud, sachant que cette console peine à faire tourner des triples A non exclusifs à cette plateforme. Alors, Doom Eternal sur Switch, ça donne quoi ?
 
Soyons clair, il faudrait la mauvaise fois d'un président américain pour ne pas constater le déclin graphique entre cette version Switch et les autres. Beaucoup moins sexy, ici, nous avons une sensation de flou dans l’image, surtout pendant les cinématiques. Mais si elle dérange au départ, cette sensation disparaît après quelques minutes de jeu. Un grand merci au petit écran de la Switch qui, en version nomade, fait clairement office de cache misère. L’ensemble est moins soigné et moins net mais ce n'est pas grave : ce bougre se rattrape par sa direction artistique globale. Et, franchement, on en prend finalement plein la gueule. Que vous soyez fan ou non de la licence, il faut avoir de la merde dans les yeux, pour ne pas admettre que le titre dispose d’une direction artistique reconnaissable au premier coup d'œil. C'est très beau, ultra détaillé et si vous aimez tout cet univers associé au code musical du métal, vous allez être aux anges. Seul bémol, c'est qu'au bout de 5 heures de jeu, je trouve qu’on en a un peu fait le tour. Même si l’ensemble tente de se renouveler avec des passages dans divers environnements, tels que : vaisseau, château, falaise, neige, etc. Comme l’ensemble est dans un tout très cohérent qui ne sort jamais de sa charte graphique, je n’ai pas eu ce dépaysement qui m'est cher. Au bout de 20 heures, j'en avais presque un peu marre. Mais je suis d’accord que c’est un peu comme enculer des mouches.  Ce n’est que mon point de vue. Objectivement, le travail est extraordinaire et remarquable. 

Côté scénario, je vais passer un peu vite, c'est du Doom, quoi. C’est une histoire à base de monstres qui s'installent sur Terre, et vous les monstres, ça vous fait chier. Du coup, vous allez les buter. Vous êtes devenu une légende et vos exploits sont connus de tous, même des vilains. Cette trame est surtout un prétexte pour servir le reste du jeu.

imageEn effet, après avoir tourné un peu autour du pot avec le côté graphique et "scénaristique", c'est bon, on tape dans le lard. On va parler du centre du gameplay, on va parler bagarre. Je m'attendais  franchement à un jeu un peu con con où l’on tire sur tout ce qui bouge, comme un débile. Alors oui,  effectivement, on tire tout le temps. Mais ce n’est jamais sans réfléchir. Il faut continuellement bouger, esquiver, dasher ou trouver les points faibles. Ce gameplay ultra nerveux, propre à ce type de jeu, à savoir les fast FPS, retrouve ici toutes ses lettres de noblesse. Je vous le répète : ce n’est vraiment pas du tout mon genre de jeu de prédilection. C’est éprouvant. C’est intense. Il faut sans cesse être concentré. Mais bordel qu'est ce que c'est jouissif. Un affrontement sera toujours un peu long, avec des dizaines de mobs à affronter. Ils ne sont, pour le coup, pas très futés. Leur seul but dans la vie, vous tirer dessus. Tout le temps. De votre côté, vous, vous n’êtes pas un simple PNJ. Vous êtes la légende, le slayer. Grâce aux patterns des ennemis, facilement identifiables par leur design, vous allez vous faire votre petite tactique. A vous de dénicher les monstres, les plus faibles à tuer en premier afin de diminuer leur nombre ou alors de foncer sur le plus fort qui vous casse les pieds. Les affrontements se déroulent dans des arènes relativement espacées et sur plusieurs étages. Ces arènes vous laisseront la possibilité de mettre en place tous vos mouvements et vos stratégies nécessaires à la victoire. En effet, le décor sera très important à maîtriser pour être le plus efficace : double saut pour se mettre en hauteur, dash pour esquiver un nombre trop important d'ennemis, passer sous une plateforme pour prendre une escouade à revers. Bien analyser le terrain est primordial.

imageIci, on est pas chez les bébé cadum. Parce qu’en plus de la gestion des munitions et de son armure, on a des vraies points de vie. Pour les récupérer, nous ne devons pas nous cacher comme des lâches. De toute façon, se cacher n’est pas vraiment utile, les monstres vous collent aux basques et vous trouveront toujours ! Si jamais on est à court de points de vie et que l’arène n’a pas assez disséminée de ressources comme des munitions ou des armures, la solution du glory Kill s’offre à vous. En effet, lorsque vous avez suffisamment défoncé votre ennemi, celui-ci sera étourdie. Deux choix possibles: un ultime coup sur la gâchette pour l'empêcher de souffrir ou alors avoir recours à ce fameux Glory Kill, une sorte de fatalité au corps à corps qui, comme le veut la tradition, est très gore. Et qui, lors de son exécution laissera tomber quelques précieux points de vie. A vous de choisir entre rester en retrait ou exécuter cette seconde proposition. Dans ce second cas, vous serez ensuite au cœur du champ de bataille.

imageL’autre point primordial d’un bon FPS est aussi de proposer un large choix d’armes aux héros pour des sensations et effets différents, suivant le type d'ennemi. Ici, on ne déroge pas à la règle. Doom Slayer possède un vrai arsenal de bâtard pour faire face à toutes les situations. Ça va du fusil à pompe, au fusil à lunette, au fusil à plasma, à la mitraillette, à la tronçonneuse et j'en passe. Chacune d'entre elles est plus ou moins efficace suivant l’adversaire. Jongler entre tout votre attirail sera indispensable pour mener à bien votre boucherie. A cela s'ajoutent des compétences à débloquer suivant votre style de jeu. Au final, tous nos doigts sont sollicités en permanence et cela se rapproche du domaine de l’art. On est dans une sorte de danse où chaque manipulation est importante. Faire un faux pas c’est la chute et la mort rôdera autour de vous.

En plus de casser des bouches à tout va, le jeu nous propose des périodes d’exploration de niveau, entre deux affrontements, en mode phase de plateformes pas du tout anecdotique. Il faudra encore maîtriser le double saut, le dash et le grippe sur des surfaces murales. Ces phases d’exploration seront également le moyen de récupérer des collectibles afin d'améliorer vos compétences, vos armes, mais aussi de découvrir des zones de combats secrètes plus difficiles que l'ensemble du jeu. En gros, vous allez en chier pour faire le jeu à 100%. Les deux types de gameplay entre gun fight et exploration plateformes sont complémentaires et font que le titre n’a jamais de temps mort.  Elles font même partie de l'âme du jeu. Il s’agit d’une âme démoniaque vu la difficulté du titre mais domptable si vous y mettez du vôtre. Prenez le temps de vous poser dans ce rythme infernal.

L’ensemble fait que, je le confesse, j'ai été médisant, voire même un petit peu con. Ce n'est pas uniquement du pan pan, boum boum car c’est beaucoup plus stratégique qu’il n’y paraît. Bien connaître le décor, l'ennemi, votre arsenal, vos mouvements et vos compétences débloquées sont la clef de la réussite. L’ensemble étant très fluide avec un 30 FPS constant, la petite Switch fait des merveilles !

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Finalement Doom est toujours l’un des maîtres du fast FPS. Il reste et restera pour des années encore le grand-père qu'il ne faut pas emmerder. Cependant, même si j'ai vraiment adoré l'expérience, je ne suis pas prêt de faire le premier épisode ou même les suivants. Une expérience exaltante mais trop éprouvante pour moi. Cette surdose de frénésie m’a épuisé et je vous dis ça alors que j’ai fait ma petite bite : j’ai fait le jeux en facile….  Et vu le nombre de modes de jeu à la difficulté supplémentaire, je pense que je n’aurais pas passé le premier niveau. Mais si vous êtes adepte du genre, allez-y ! Car, même si le jeu se prend pour un dur, comme votre testeur ici présent avec ses gros mots, il n'empêche qu’il fait tout pour vous faire garder votre âme d'enfant. Ce ne sont pas les dialogues crus, les litres de sang déversés et l'ambiance cradingue du titre qui font oublier l'essentiel. Le jeu est là pour vous distraire et s’amuser avec vous. De plus,  la Switch à cette possibilité de vous faire prendre du plaisir pendant des heures ou pour de petites sessions. Donc Go !

Et pour ceux qui ont des problèmes d'yeux, ce test est disponible dans une version audio légèrement différente, sur la chaîne de File Dans Ta Chambre.

 

 

 
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Doom Eternal (Nintendo Switch)

Plateformes : Switch

Editeur : Bethesda

Développeur : id Software

PEGI : 18+

Prix : 59,99 €

Aller sur le site officiel

Doom Eternal (Nintendo Switch)

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