Riders Republic (PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series, PC)

 

Publié le Jeudi 4 novembre 2021 à 12:00:00 par Steven

 

Rider Republic (PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series, PC)

On se fait un rider de poudreuse ?

imageAprès un Steep, sorti en 2016, aux résultats en demi-teinte, Ubisoft ressort la carte des sports extrêmes avec ce Riders Republic. Le studio a voulu mettre le paquet pour son nouveau bébé et ne s’est donc pas que contenté des sports d’hiver classiques. Si c’est fun, cool et insolite, c’est mis dedans. Cependant, cette méthode correspond carrément aux travers de l’éditeur français qui, à trop vouloir blinder ses titres de contenu pas forcément judicieux, en oublie pour l’essentiel, le gameplay. Et après une année 2021 bien difficile pour Ubisoft, sur tous les plans, est-ce que Riders Republic viendra redresser un peu la barre ? C’est ce qu’on va voir maintenant.

Je suis certain que si j’avais pu assister aux réunions de brainstorming lors de l’élaboration de Rider Republic, les mots fun, cool attitude, plaisir instantané et accessibilité auraient été écrits en gros sur le paperboard. Comment en suis-je certain ? Tout simplement parce que ça se sent dès les premières minutes de jeu.

imagePour le fun, on est sur un titre très typé arcade, pour l’accessibilité, le titre d’Ubisoft Annecy propose deux types de maniabilité, pour être plus ou moins proche de la simulation et augmenter la difficulté. Pour le plaisir instantané, on est sur un terrain de jeu gigantesque avec zéro contrainte pour le parcourir, on peut se balader assez rapidement d’un point A à un point B en un touche. Enfin, pour la cool attitude, il suffit de regarder l’enrobage plutôt soigné, avec des villages et des panoramas bien pensés où les termes pression et contrainte semblent ne pas faire partie du vocabulaire des locaux.

Sauf que c’est bien de vouloir délivrer un jeu fun qui se la joue "cool attitude". Mais encore faut-il trouver le bon dosage pour ne pas tomber dans la caricature. Et pour ça, il vaut mieux ne pas se planter dans les références qu’on considère cool. Et là dedans, Ubisoft Annecy semble avoir cru judicieux de prendre comme référence l’état d’esprit de ce qui était cool dans les années 90. Vous voyez les films comme Point Break ou la série Extrême Limite ? Cette culture idéaliste où pour être cool, il fallait que toutes les phrases finissent par “man”, “vague”, “ride” et où le torse nu et les cheveux au vent correspondaient au summum de la mode. La bonne époque ! Sauf qu’on est en 2021 et que toutes ces références ont vraiment mal veillies et sont même devenues has been. Oui, encore un mot qu’on n'utilise plus, sauf si on porte la coupe mulet. Par conséquent, on se retrouve avec un jeu où les personnages ont des références datées, lourdingues, limite qui foutent un peu le bourdon… On ne comprend pas le choix du studio et, surtout, à qui cela s’adresse ? Car les jeunes n’ont pas cette définition du mot cool et pour les trentenaires ou quarantenaires, je n’en connais que très peu à qui ce jeu pourrait parler.
 

imageFort heureusement, cette lourdeur se dissipe peu après l’introduction, soit après environ 2 heures de jeu, parce que les intéractions avec les PNJ deviennent rares. Du coup, le premier contact avec le titre donne vraiment une mauvaise impression. Et histoire d’enfoncer un peu plus le clou, cette mauvaise impression persistera avec l’enrobage du titre. Que ce soit dans les menus, la carte ou les épreuves, c’est un vrai bordel. A toujours vouloir proposer un contenu conséquent, Ubisoft nous livre encore un titre indigeste dans sa navigation où l’écran est totalement surchargé. Pour preuve, sur la carte du monde, vous aurez la possibilité de passer d’une vue 2D ou 3D. Il faudra switcher entre les deux pour sélectionner ou pour trouver la bonne épreuve souhaitée. Et même en faisant cela ,une fois sur trois, on se trompe et on peste… Ubisoft, s’il vous plait, arrêtez de vouloir cocher toutes les cases de ce que doit proposer un jeu vidéo. Ne gardez que les choses utiles.

imageParlons de la création des personnages. On peut choisir entre un homme ou une femme puis on a droit à une sélection de 9 visages horribles et un moche. Pour la couleur de peau, on a le choix entre plusieurs tentes crédibles puis d’un coup, hop, du vert. Le tout pour qu’au final nous portons presque tout le temps un casque et une combinaison intégrale. Ne me dites pas que cela a été fait pour que l’on se sente plus en harmonie avec notre rider… enfin bref...

Vous allez me dire que je ne fais que de basher le titre.. Et en vrai, j'ai cru à un nouveau jeu lambda auquel Ubisoft nous a malheureusement un peu trop habitués ces dernières années… Mais rassurez-vous, il y a quand même un aspect sur lequel le titre ne se foire pas : c’est son gameplay et les sensations manette en main.

imageOn peut jongler entre les activités suivantes : vélo, ski, wingsuit et divers moyens de transport pour accéder aux épreuves, via la carte du monde, comme la motoneige, le parachute, la paravoile et carrément des skis armés de roquettes. Oui oui, on a droit à des skis propulsés par des petites fusées. Dans l’ensemble, même si je suis moins enthousiaste avec les épreuves de wingsuit (alors que c'étaient celles que j'attendais le plus), toutes les autres épreuves ont d'excellentes sensations.

Arcade oblige, la stratégie est au second plan, l’IA est à la rue, l’existence d’une fonction rewind pour revenir quelques instants en arrière et on a une sensation de conduire sur des rails. Mais comme les courses sont relativement courtes et qu’on les enchaîne finalement vite, on ressent un plaisir coupable, manette en main, de voir tous ces décors défiler, de se sentir fort, rapide et d'être surpris de ce que l'on arrive à faire. Car, oui assez simplement, avec un peu de maîtrise on s’en sort et on s'amuse rapidement. Et ce, même si la caméra fera un peu nawak par moment et que la gestion des collision entre notre avatar et le décor vient d’une autre galaxie : on peut se manger un arbre à 130km/h sans dommage et chuter en glissant sur un caillou.

imageOn nous laisse le choix de jouer à la première ou troisième personne à tout moment par une simple pression du bouton R3. Et sincèrement le jeu à la première personne est vraiment grisant. De plus, l'ensemble des tracés proposés n’est pas lambda. Ils sont relativement réfléchis avec une petite subtilités à chaque fois. Pour une, vous serez surpris d'éviter des voitures garées sur la route, pour un autre, de faire le parcours le plus rapide dans un camp pour effectuer des livraisons de pizza. Et pour d'autres, d'être accoutrer de costumes débiles comme en panda, en girafe etc... Ils ne sont pas tous super intéressants et très inspirés mais ils ont le mérite de toujours vouloir casser la routine qu'il peut y avoir dans les jeux de courses.

A chaque fin d'épreuve vous gagnerez de l'expérience dans la discipline exercée ce qui vous permettra de débloquer de nouvelle épreuve de carrière dans ce même domaine et de nouveaux véhicules. Chaque course terminée vous permettra de collecter une étoile. Après en avoir accumulé un certain nombre, vous débloquerez un palier correspondant également à des gains d’épreuves et de cadeaux, comme par exemple des sponsors.

imageLa collecte d'étoiles va devenir, in fine, le maître mot du jeu et il sera possible d’en récupérer de différentes manières : en terminant une épreuve donc, mais aussi en finissant ces mêmes épreuves tout en réalisant certains défis. Comme par exemple, faire un certain nombre de points avec des tricks, finir un niveau dans une difficulté plus élevée ou franchir la ligne d’arrivée sans l’utilisation du rewind. Chaque épreuve propose 3 défis, avec un nombre d’étoiles à gagner qui est dépendant de la difficulté du défi. Et autant vous dire que si, pour l'étoile obtenue en finissant l'épreuve, se sera “finger in the nose”, pour les autres, ce sera loin d’être une partie de plaisir. Mais c'est aussi ce qui fait le charme du jeu.

imageCe n'est pas tout, les étoiles pourront aussi être récupérées en allant visiter des points d'intérêt spécifique sur la map ou en effectuant des missions quotidiennes grâce à vos sponsors ! En gros, il y a toujours un moyen de gratter une étoile par-ci par-là. Par conséquent, on enchaîne les run à la fois pour avoir des étoiles mais aussi parce que le plaisir est réel. D'autant plus qu'une course ne dure rarement plus de 3 ou 4 minutes. Ça va vite. On se dit “bon allez, encore une partie et après au lit, on file dans sa chambre” et ce qui aurait dû être une session de 15 min se transforme en une session de plusieurs heures.

Enfin, il faut savoir également que vous gagnez de l'argent en remportant des épreuves et qu’il vous permettra d’acheter des cosmétiques. Cependant Riders Republic possède deux types de monnaie. Celle du jeu et celle des micro transactions. Si le titre est intégralement jouable sans débourser le moindre centime et s'il est possible de customiser un peu notre avatar, les ajouts les plus funs nécessitent de passer à la caisse.
 

Vous l'aurez compris sous ses airs de tonton qui ne veut pas faire son âge, quitte à donner une mauvaise impression au premier regard, au final, Riders Republic remplit ses objectifs. Si vous ne voulez pas vous prendre la tête et vous amuser quelques instants après une journée trop compliquée et trop stressante, le titre d'Ubisoft Annecy sera là pour vous réconforter, comme un bon vieux pote. La conversation avec lui ne sera pas des plus intellectuelles, mais elle vous remontera le moral. Oui il y a beaucoup de soucis sur ce jeu : entre des caméra hasardeuses, des adversaires bêtes comme leurs pieds, des collisions d'un autre temps, une ambiance qui met trop le mot cool en avant sans savoir le retranscrire en image mais tous ces défauts de surface ne sont rien par rapport au plaisir manette en main. Le plaisir est là et de manière immédiate. Et c'est sur ce point que j'attendais Riders Republic. D’ailleurs je vous laisse, j’vais retourner grappiller quelques étoiles, moi.

Si vous souhaitez voir le titre tourner, où plutôt glisser, rouler ou voler, hop, c'est par ici :
 

 

 
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Riders Republic (PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series, PC)

Plateformes : PC - Xbox One - PS4 - PS5 - Xbox Series

Editeur : Ubisoft

Développeur : Ubisoft Annecy

PEGI : 12+

Prix : 79,99 €

Aller sur le site officiel

Riders Republic (PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series, PC)

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