Indiana Jones et le Cadran de la Destinée, la critique du film

 

Publié le Mardi 27 juin 2023 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Indiana Jones et le Cadran de la Destinée, la critique du film

Coup de fouet ?

imageEn 1944, alors que le 3e Reich sombre, quelques nazis tentent de soustraire des artefacts dans l’espoir, encore bien vivace, de renverser le cours de la Guerre. C’est à la poursuite de la lance de Longinus qu’Indy va en fait croiser – et voler - le Cadran de la Destinée d’Archimède.

En 1969, les USA fêtent les premiers pas sur la lune de l’équipage d’Apollo 11. Indiana Jones, lui, vivote au Hunter College de New-York. Il est sur le point de prendre sa retraite et de finir ses jours dans un petit appartement misérable, face à ses douleurs d’avoir perdu son fils, mort au combat, et sa femme, Marion, qui n’a pas réussi à supporter cette perte.

C’est à ce moment-là que débarque Helena Shaw, la fils d’un ancien complice. Elle est à la recherche du fameux Cadran de la Destinée. L’artefact aurait des pouvoirs surnaturels. Il serait capable de faire voyager dans le temps, à travers des failles temporelles. Quand Helena vole l’objet dans le but de le revendre au plus offrant, poursuivie par d’anciens nazis, Indy reprend le chapeau et le fouet pour partir sur sa trace. Pour une dernière aventure. Juste une dernière aventure…

Revoilà l’un des héros les plus appréciés du cinéma d’aventure. Cette fois-ci, Steven Spielberg laisse la caméra à James Mangold (Copland, Walk the line, Night & Day, Logan…). Harrison Ford reprend le rôle du célèbre archéologue et il est accompagné de Phoebe Waller-Bridge, dans le rôle d’Helena Shaw et Mads Mikkelsen dans celui de Jurgen Voller, l’adversaire d’Indy. On notera une petite apparition d’Antonio Banderas, mais aussi de John Rhys-Davies dans le rôle de l’ami fidèle, Sallah, ou encore Karen Allen dans celui de Marion, la femme d’Indiana Jones.


imageAprès le désamour – malgré de bonnes recettes au box-office – du 4ème épisode, Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal sorti il y a 15 ans, la peur de se retrouver devant un autre raté est grande. Peur que ce soit le film de trop qui risquerait de ruiner une bonne fois pour toutes l’aura du personnage.

On vous rassure, il n’en est rien. Indiana Jones et le Cadran de la destinée est quand même au-dessus du 4e film en termes de qualité et de scénario. Ce qui ne veut pas dire qu’il est à la hauteur de la première trilogie pour autant. La faute à un Indy vieillissant (Harrison Ford a quand même 80 ans) et bien évidemment plus capable de se lancer dans des cascades ou courses poursuites aussi intenses qu’avant. Et même si la scène en tuk-tuk est très réussie, elle reste la seule à ce niveau d’intensité et de fun, dans tout le film. Ça manque un peu de rythme. Ça manque de punchlines humoristiques comme Indy avait l’habitude de nous lâcher à tout bout de champ. Le scénario est un peu trop timide, sans doute. Il se perd notamment dans une intro techniquement ratée (Harrison Ford rajeuni, c’est fun, mais c’est mal fait) et une scène de fin avec Archimède qui n’a finalement aucun intérêt et est en trop. Quant à Mads Mikkelsen, à force de le voir en méchant à toutes les sauces, on sature sérieusement. On pourra aussi tiquer sur le rôle d’Helena, dont le revirement intervient un peu trop vite et la relation avec Indy n’est pas assez développée ou utilisée dans le film.

imageBref, ça fait beaucoup de points négatifs pour tout à fait convaincre.

Reste le plaisir de voir Indy à nouveau sur les rails. De le voir lancé dans une histoire avec, quand même, quelques chouettes moments. Quelques chouettes passages dignes de sa saga. Le plaisir de retrouver des visages connus. Et une toute fin qui fait quand même plaisir et clôt, pour de bon, les aventures d’un personnage qu’on aura eu plaisir à aimer toutes ces années.

Bref, Indiana Jones et le Cadran de la destinée n’est pas un grand film. Mais c’est un chouette moment qu’on passe en compagnie d’un bon copain qu’on n’avait pas vu depuis trop longtemps et qui, il faut bien l’avouer, nous manquait quand même un peu.

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Indiana Jones et le Cadran de la Destinée, la critique du film

Plateformes :

Editeur : Walt Disney Pictures

Développeur : Lucasfilm

PEGI : 7+

Prix : Cinema

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