[Test] Cryostasis (PC)

 

Publié le Mercredi 15 avril 2009 à 11:56:29 par Alexis (Sergent_deden)

 

[Test] Cryostasis (PC)

Vous allez enfin connaître la signification du mot FROID.

screenLecteur fidèle et assidu, Alexis a voulu nous filer un petit coup de main et a testé pour vous Cryostasis, Survival Horror sur PC. Merci à lui !

Encore un FPS venu de l’est, et pourtant…

Cryostasis, c’est d’abord l’histoire d’un jeu développé par une équipe ukrainienne, ayant comme historique, le jeu « vivi sector » (pour leurs autres jeux, je vous renvoie à leur site : http://www.action-forms.com/ ) un bon navet. On s’attend donc en voyant débarquer ce « Cryostasis » à voir encore un jeu pourave venu de l’est, développé dans un garage par quatre ados boutonneux…

Mais, il ne faut pas oublier que, malgré le gros lot de daubes sorties par les pays de l’est, certains jeux sont quand même de bons jeux, et l’exemple le plus récent est par exemple S.T.A.L.K.E.R : Shadow of Tchernobyl (et, dans une moindre mesure, sa suite Clear sky). Or, il se trouve que Cryostasis fait partie de ces jeux qui soulèvent la méfiance parmi les joueurs, mais qui se trouve être au final, une bonne surprise.

L’action du jeu se déroule dans un cadre assez atypique. En effet, dans Cryostasis, on incarne Alexander Nesterov, un météorologue russe parti enquêter sur des événements étranges qui se sont déroulés sur un brise-glace : le « North wind ». Le jeu débute avec notre arrivée en chien de traineau, sur les lieux de l’affaire... Lorsque l’on arrive, on découvre un gigantesque navire, pris dans les glaces de la banquise, apparemment complètement déserte. Le froid et la solitude nous rappellent un petit peu l’ambiance de « the Thing » de Carpenter. Tout au long du jeu, on sera amené à visiter le bateau fantôme de fond en comble : des salles des moteurs aux soutes et appartements de l’équipage en passant par le réacteur nucléaire et en finissant par le pont du bateau dans le but de comprendre ce qui s’est réellement passé. Le scénario, pas forcément exceptionnel, nous poussera quand même à continuer l’aventure. La fin nous promettra d’ailleurs quelques surprises.

Dès les premières secondes du jeu, on découvre notre premier ennemi et sans doute le principal : le Froid. Banquise oblige, il y fait un froid de « canard ». Le froid est la composante principale du gameplay du titre d’action forms. En effet, on découvre un Hud complètement dépouillé, avec pour seul indication à l’écran : les munitions restantes et un thermomètre. Il n’est ici pas question de trousse de soins ou de jauge de vie classique, l’indicateur de santé présent habituellement dans les FPS est remplacé par un thermomètre, découpé en deux cercles : Le cercle intérieur représente notre température corporelle. Si elle tombe à 0, on finit en eskimo…

Le cercle extérieur représente quand à lui la température extérieure. Plus il fait froid, plus notre température corporelle descend, il est donc impératif de se réchauffer. Tout est bon pour se réchauffer, cela va de la lampe en passant par le feu de bois ou le radiateur.

Un des gros défauts du jeu est sa linéarité. Linéarité d’abord dans les environnements : des couloirs, des couloirs et encore des couloirs, avec plusieurs portes, mais à chaque fois, seulement une de ces portes est ouverte. Résultat, la liberté d’action est quasi-nulle. Linéarité ensuite dans le schéma de jeu, en effet 75% du temps sera passé de la façon suivante :

1. Une nouvelle pièce gelée avec sa sortie souvent bloquée, il faudra donc remettre de l’énergie pour pouvoir réchauffer la pièce et sortir.
2. On trouve le levier qui remet en marche l’électricité, on s’approche, un monstre apparait on le bute, on actionne le levier, cela réchauffe la pièce.
3. On se réchauffe, et on va vers un autre couloir suivi d’une autre salle.

En parlant des « monstres », on en rencontrera environ 8 types. Les ennemis sont pour la plupart des marins ; mi monstre, mi humain, certains armés. Le problème est que l’IA des ennemis est vraiment limite. Ajoutez les armes, lentes et difficiles à manier. Heureusement, le jeu, malgré sa vue FPS, est plus un survival-horror, on trouve donc peu d’ennemi et donc, assez peu de combat. On passe donc plus de temps à explorer qu’à combattre.
Une autre originalité du titre réside dans le fait que notre héros Alexander, n’est pas comme vous (Oui vous, moi ça va…), lui, il possède l’écho mental (« The mental echo » en anglais, oh yeah…) ! C’est un pouvoir qui permet de revivre les derniers instants d’un mort (cela peut être les derniers instants d’un humain mais aussi d’une…vache…). Cela permet aussi de changer le passé et éviter la mort au cadavre que l’on vient de trouver (exemple : on trouve le cadavre d’un homme criblé de morceaux de verre, il va falloir revivre les derniers instants avant sa mort pour pouvoir se protéger de la vitre qui était devant lui et qui lui explose à la face , vu que le bougre ne meurt pas , il peut alors exécuter une action qui aura une incidence sur le présent). C’est assez sympa, ça peut d’ailleurs rappeler le film « l’effet papillon » (pour ceux qui connaissent) à certains moments…

Le jeu est assez court. Comptez environ 8 à 9 heure de jeu, dans la moyenne d’un FPS, et d’un survival. Je précise qu’il n’y a pas de multi-joueur. Tout à fait correcte, la bande son ne révolutionne rien, mais elle joue bien son rôle, elle rend le jeu plus oppressant, on entend le bruit du vent (lorsque l’on s’approche du pont), les bruits de craquement du bateau, les bruits des portes rouillées etc…

Pour la technique, on aborde le coté qui fait grincer des dents. En effet, c’est ici ce qui fait la force du titre, mais aussi une de ses faiblesses. Cryostasis ne souffre pas de la comparaison avec Crysis warhead au niveau des effets de neiges et de glaces. Le froid est vraiment bien rendu (buée qui sort de la bouche du personnage quand il fait très froid par exemple) et lorsque l’on réchauffe une pièce en réactivant les moteurs par exemple, on voit la glace et les stalactites fondre et tomber en temps réel. Bref, le jeu est beau, qui plus est pour les possesseurs de cartes Nvidia, sachez qu’il est compatible PhysX. Maintenant abordons le problème inhérent a tout jeu pc un tant soit peu joli, c’est la puissance. Le titre d’action forms souffre en effet d’un manque d’optimisation, et il faut une sacrée machine, du genre à faire péter un smic, pour jouer vraiment confortablement…

Pour indication, la config utilisée pour le test :Intel Core 2 Quad Q6600 @ 3ghz, 2*1go de ram PC8500 G.Skill, Ati Radeon HD4870 512mo o/c. Avec cette config , le jeu tournait à fond en 1440*900 , mais il arrivait souvent qu’il rame. Parfois beaucoup. Pour jouer a fond, HD4870 et GTX260 au minimum à prévoir…

Pour conclure, Cryostasis, est un survival horror sympa, mais non exempt de défauts (IA pourrie, trop facile, court, gourmand). Il en reste un jeu où l’on a envie de savoir la suite, de comprendre le pourquoi du comment, on y joue donc avant tout pour l’ambiance et le scénario (de plus le petit côté « The Thing » ravira les fans du film de Carpenter). Pour 40€, Cryostasis n’est pas le jeu de l’année, mais ravira les joueurs cherchant un titre sympa, avec une bonne ambiance et qui sont en manque de FPS/survival horror (et qui possède aussi un bon PC…).

 

 
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[Test] Cryostasis (PC)

Plateformes : PC

Editeur : 505 Games

Développeur : Action Forms

PEGI : 16+

Prix : 40 €

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 7/10

 

 

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