[Test] Wheelman (PS3/Xbox 360/PC)

 

Publié le Jeudi 26 mars 2009 à 11:55:03 par Cedric Gasperini

 

[Test] Wheelman (PS3/Xbox 360/PC)

C'est paaaaaas booooon...

J’ai une tendresse toute particulière pour UbiSoft. Vraiment. Surtout depuis que j’ai appris qu’ils donnaient pas mal d’argent à des œuvres de charité, mais discrètement, en se cachant, en toute modestie, par pure bonté d’âme. Mais si. Je ne vois pas d’autre explication. Regardez comme ils sont super sympas, UbiSoft : ils apprennent que Midway est dans le rouge. Sévère. Qu’ils ont besoin de liquidité pour refaire surface. Et bien Ubi ne réfléchit pas à deux fois : ils leur donnent de l’argent. Mais voilà, parce qu’ils respectent la fierté des gens de chez Midway, ils ne leur donnent pas un simple chèque comme on ferait l’aumône. Non, non, non. Ils font genre d’acheter n’importe quelle bouse, bien trop cher, pour couvrir leur générosité. Et ça, franchement, ça mérite notre plus grand respect.

Je ne vois pas comment on peut sincèrement expliquer autrement le fait que UbiSoft ait racheté le jeu Wheelman à Midway. C’est soit qu’ils sont super gentils, soit que la personne qui en a décidé ainsi mériterait d’être virée pour faute lourde. Et comme j’aime bien les gens de chez Ubi, je préfère me cramponner à la première possibilité… si, si… laissez-moi être naïf de temps en temps. Et puis, à moins d’être parfaitement aveugle ou complètement crétin, on ne peut décemment pas acheter un tel jeu sciemment.

Pourtant, hein, j’ai essayé. J’aime bien Vin Diesel, à la base. Je suis bon public des films d’action qui dépotent bien et j’ai beaucoup aimé ses prestations dans quelques films, du genre Pitch Black ou les Chroniques de Riddick, mais aussi Un Homme à part, que j’ai toujours trouvé excellent, ou la comédie Jugez-moi coupable. Bref, j’aime bien Vin Diesel. Alors un jeu avec Vin Diesel, pourquoi pas ? Seulement voilà, dès la première mission, on déchante. Grave.

Le scénario est pourri à souhait. Un type débarque d’on ne sait où et va infiltrer les principales familles du crime de Barcelone. Il semble rouler pour une mystérieuse agence… Tadaaaaam… Ben oui, forcément, ce n’est pas un vrai méchant, Vin. Et il va vous falloir une trentaine de missions pour arriver à démêler le pseudo-scénario du jeu. Enfin… si vous tenez jusque-là. Car Vin joue le rôle d’un chauffeur et va donc chauffer. 31 missions à piloter des bolides, échapper aux flics, aux méchants, convoyer des paquets et je ne sais quoi d’autre. Ah. On sortira même de sa voiture de temps en temps et on aura aussi droit à des gros gunfights en pleine rue.

A la base, on se dit « ouais, ça ressemble un chouilla à GTA »… Et je vous dirai que oui. En moins consistant. En moins réussi. En moins beau. En plus chiant, quoi. Déjà, parlons du moteur graphique. Est-ce que certains d’entre vous se rappellent de Midtown Madness sorti sur la première Xbox ? C’était chouette. Mais aujourd’hui, à le voir, on se dirait que oui, c’était chouette, mais c’est moche. Eh bien Wheelman, c’est un peu la même chose. Sorti il y a quatre ou cinq ans, on aurait pu se dire que oui, c’est pas mal. Aujourd’hui, on dira simplement que… ben ils ne se sont pas cassés. Ce n’est pas spécialement beau. Textures simplistes, animations simplistes, décors simplistes… Avouons-le tout de go, c’est franchement très très moyen question graphisme. Et voir les personnages évoluer à pieds relève plus d’un marathon de myopathes que d’autre chose. Avec tout le respect que l’on doit aux myopathes, bien entendu. Il n’y a pas d’insulte. Et tout un tas de petits détails viennent plomber un peu plus le jeu : les carcasses carbonisées des voitures, ridicules et qui rebondissent comme de vulgaires bidons vides. Et j’en passe et j’en oublie.

Encore, si la jouabilité venait à rendre le jeu plus sympathique… mais non. Le pilotage est mou. A tel point que les développeurs ont ajouté quelques possibilités complètement ridicules et qui défient toute loi physique : on fait faire des embardées délirantes à la bagnole pour taper sur le côté ses poursuivants (ou éviter rapidement une voiture), et notre ami Vin peut se transformer en super-héros et sauter d’une bagnole à l’autre, quand bien même la voiture qu’il poursuit est à vingt mètres devant lui…

Alors bon. Le jeu est long. En plus des 30 missions principales, vous en trouverez une centaine annexes. C’est déjà ça. On peut aussi s’amuser à faire des cascades et des sauts à des endroits particuliers, façon Burnout. Pourquoi pas. Mais bon… tout cela est finalement assez répétitif et passablement ennuyant. D’autant plus que, finalement, la conduite très arcade n’offre que peu de sensations et quasiment aucun plaisir. En fait, le seul vrai point positif su jeu est sa musique, vraiment sympa, même si rarement bien utilisée.

Plutôt moche, plutôt inintéressant, plutôt mou, plutôt mal fait, Wheelman est plutôt un mauvais jeu. Du genre à vous faire regretter de l’avoir acheté. Parce qu’à 60 € la bouse, ça nous donnerait presque envie d’acheter une vache et vendre ses déjections pour devenir riche. Si vous voulez vraiment de bonnes sensations de pilotage, achetez plutôt un Burnout Paradise. Et si vous voulez jouer au Gangsta, dans le pire des cas, préférez GTA IV… Mais Wheelman… Non, franchement, UbiSoft a fait un geste superbe et émouvant en donnant de l’argent à Midway… mais ils n’étaient pas non plus obligés de le sortir, ce jeu, hein.

 

 
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[Test] Wheelman (PS3/Xbox 360/PC)

Plateformes : PC - Xbox 360 - PS3

Editeur : UbiSoft

Développeur : Tigon Studios

PEGI : 16+

Prix : 60 €

Aller sur le site officiel

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 3/10

 

 

Images du jeu [Test] Wheelman (PS3/Xbox 360/PC) :

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