[Test] GTA Chinatown Wars (DS)

 

Publié le Mardi 24 mars 2009 à 12:20:33 par Cedric Gasperini

 

[Test] GTA Chinatown Wars (DS)

Le stylet planté dans l'oeil

Vous le savez si vous nous suivez depuis quelques mois, et notamment dans une vie antérieure… Je n’ai pas spécialement accroché sur GTA IV. Et le fait que « c’est trop cool de tuer des gens, de piquer des bagnoles, de flinguer des flics et de se taper des prostiputes » pour beaucoup de joueurs n’enlève rien au fait que le jeu était loin d’être exceptionnel. Oh, il n’était pas mauvais, certes, mais son succès est totalement démesuré comparé à ses qualités.
Autant dire que l’arrivée d’un GTA sur DS me laissait plutôt dubitatif. D’autant plus que la petite portable de Nintendo n’est pas spécialement réputée pour ses caractéristiques techniques et je voyais mal comment elle pourrait servir de support à un jeu aussi ambitieux qu’un GTA.

Mais dans la vie, parfois, le plaisir vient de là où on l’attend le moins.

GTA Chinatown Wars est une tuerie. Vraiment. L’un des meilleurs jeux sur DS, assurément. Le plus beau, sans nul doute.

Vous jouez Huang Lee. Le fils d’un mafieux chinois qui débarque à Liberty City. En effet, papounet est décédé, abattu par un ennemi, et vous apportez la relique familiale, l’épée Yu Jian, à Tonton Kenny. Sauf que dès votre arrivée sur le tarmac de l’aéroport, vous tombez dans un traquenard et vous faites voler l’épée. En réchappant de justesse, vous avouez votre infamie à Tonton qui va, dès lors, vous prendre sous son aile et vous permettre de devenir peu à peu une pointure du grand-banditisme. L’heure de la vengeance sonnera bien assez tôt.

Si l’on oublie un scénario toujours aussi léger, et parfois même assez mal traité (par exemple le fameux tonton vous traite de tous les noms avant de vous noyer sous les compliments sans vraiment bien comprendre les raisons d’un tel changement), GTA Chinatown Wars va vous plonger dans une aventure comme vous n’en avez jamais vu sur DS. Et comme on ne pensait jamais en voir.

Liberty City est, grosso modo, entièrement recréée dans le jeu (il ne manqué, en réalité, qu’un seul quartier, celui d’Alderney). Et vous y trouvez un multitude d’objets et de détails. C’en est totalement impressionnant. Bennes, poubelles, métro aérien, voitures, lampadaires… je ne vais pas vous faire l’inventaire de tout ce que l’on aperçoit, mais sachez que vous êtes dans une vraie ville. Avec des gens. Qui marchent, conduisent, se frappent, s’écrasent aussi parfois… Vous n’avez pas l’impression de déambuler dans un décor vide. Les développeurs de Rockstar ont fait un boulot exceptionnel. Epoustouflant. Le tout en restant ultra fluide. Pas un seul ralentissement.
Graphiquement, c’est une méga claque. Alors il faut préciser toutefois que le jeu a pris le parti de proposer un graphisme version dessin animé. Les « cinématiques » n’en sont d’ailleurs pas puisqu’il s’agit d’images fixes. Mais c’est vraiment sublime. La ville est magnifique. Jamais nous n’aurions cru voir ça sur DS un jour.

Vous déplacez votre héros à la croix directionnelle (le stylet ne servira que pour divers mini-jeux comme fouiller les poubelles, démarrer une voiture, monter un fusil à lunettes…). Vous pouvez courir, frapper ou tirer sur quelqu’un, verrouiller une cible, voler des voitures… le tout avec une vue de dessus qui n’est pas sans rappeler les deux premiers épisodes de GTA. Et honnêtement, quand bien même diriger un personnage à la croix directionnelle n’est pas forcément idéal et offre parfois quelques ratés de trajectoire, le jeu n’en est pas moins super plaisant à jouer. Les commandes répondent bien et on se surprend à prendre un plaisir fou à piloter, par exemple, dans les rues de Liberty City. A tel point que l’on préfèrera piquer une bagnole plutôt que d’appeler un taxi (on peut siffler dans le micro de la console pour les arrêter).

Vous allez devoir remplir tout un tas de missions. Tuer des gens, récupérer des colis, convoyer des personnes ou des marchandises, piquer des voitures, mettre le feu, et j’en passe et j’en oublie. Vous pourrez aussi, entre deux missions, vous occuper de vos finances en vous lançant dans le marché de la drogue. Dans toute la ville, des dealers vendent et achètent des marchandises. A vous d’acheter au meilleur prix et de revendre au prix fort. Tout en sachant qu’ils vous enverront des messages pour vous informer des « opérations spéciales ».

Il y aurait des milliers de choses à dire sur ce GTA Chinatown Wars. Parler du GPS, bien présent et facile à utiliser merci l’écran tactile). Parler des flics, plus simples à gérer quand on se fait poursuivre, mais toujours aussi prompts à vous passer les menottes et vous piquer votre marchandise. Il faudra leur faire avoir des accidents pour s’en débarrasser (c’est assez simple, je vous rassure). Parler des différentes armes, que l’on sélectionne aisément d’une pression du pouce sur l’écran tactile. Parler du multi, à deux, avec deux cartouches, anecdotique mais toujours bienvenu, proposant quelques missions en coop ou à s’opposer lors de courses ou de recherche de butins. Des milliers de choses qui font que GTA n’est pas seulement un jeu qui vous offrira des dizaines d’heures de jeu, mais un produit d’une richesse incroyable.

Alors comme expliqué précédemment, le jeu n’est pas parfait. La direction à la croix et le scénarii sont sans doute ses deux points négatifs les plus marquants. Mais globalement, le jeu est quand même une belle petite tuerie. Il a bénéficié d’un développement soigné et s’impose comme LE jeu à avoir absolument sur DS.

 

 
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[Test] GTA Chinatown Wars (DS)

Plateformes : DS

Editeur : Take 2 Interactive

Développeur : Rockstar

PEGI : 18+

Prix : 40 €

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 9/10

 

 

Images du jeu [Test] GTA Chinatown Wars (DS) :

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