Les Chroniques de Riddick : Assault on Dark Athena

 

Publié le Mercredi 6 mai 2009 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Les Chroniques de Riddick : Assault on Dark Athena

T'as de beaux yeux, tu sais...

imageJe garde un souvenir assez ému des Chroniques de Riddick : Escape from Butcher Bay. Sorti sur la première Xbox en 2004, ce FPS de Starbreeze avait été le premier à totalement me convaincre que le genre pouvait donner quelque chose de tout à fait bien sur console. Graphisme réussi, maniabilité irréprochable, facilité de jeu... une réussite en tout point.

Et puis les années ont passées. Depuis, les FPS se sont imposés sur console au même titre que sur PC. Les développeurs ont affiné leurs techniques et fragger sur paddle est devenu aussi facile et plaisant qu'une souris et un clavier sous les doigts. N'en déplaise aux amoureux du PC.

Les années ont passées, disais-je et pourtant, Riddick revient. Starbreeze a en effet décidé d'adapter son hit aux consoles et PC actuels, de lui proposer une suite, et d'y adjoindre un mode multijoueur.

Ceux qui ont raté le coche du personnage ô combien charismatique interprété par Vin Diesel pourront se rattraper avec l'excellent film Pitch Black et le plutôt bon Chroniques de Riddick, qui vous narrent l'histoire de ce hors-la-loi au coeur tendre mais aux moeurs assez sauvages.
Escape from Butcher Bay, le premier jeu, raconte l'arrivée de Riddick dans une prison haute sécurité. Il va devoir non seulement y survivre, mais également s'en échapper. Entre mission principale et missions annexes à rendre aux autres détenus, il y a de quoi faire.

Reste à savoir ce que vaut le titre aujourd'hui. Eh bien... disons que le poids des années se fait tout de même sentir. Starbreeze ne semble pas s'être bien foulé. Et ce, à tous les niveaux. Graphiquement, tout d'abord. On sent la simple adaptation et non pas la refonte totale. Quand bien même on ne peut pas qualifier le jeu de moche, on peut toutefois dire que les graphismes sont dépassés. Ensuite, question jouabilité, on se rend compte que là aussi, ce qui était plutôt excellent il y a quelques années est, aujourd'hui, largement supplanté par divers choix ou réglages techniques proposés dans des jeux plus récents. Un bouton pour s'accroupir, le stick droit pour choisir son arme selon une roue qui s'affiche à l'écran, sans parler des coupes cinématographiques à chaque escalade de bloc ou d'échelle, stoppant net l'action même si vous êtes poursuivi par des ennemis (ennemis qui, eux, ne savent pas monter). Alors il ne faut pas non plus exagérer, hein, ce n'est pas injouable, loin de là. Les commandes répondent même plutôt bien. C'est juste que cela manque d'intuition.
Heureusement, tout le jeu, aussi vieux et imparfait soit-il, est soutenu par une ambiance vraiment réussie et captivante. Vraiment. On se plonge sans retenue et avec plaisir dans ce monde sombre et violent, bercé également par un doublage de très grande classe.
On valse avec un sentiment de solitude, d'abandon, de violence, dans une atmosphère étouffante... Tout est là.
Finalement, rien que ce jeu vaudrait le coup d'un achat sur le Xbox Live ou le PSN, direct, et même à un prix relativement élevé, genre 25-30 €. C'est dire si c'est bon.

Seulement voilà. Ce hit d'il y a 5 ans est livré avec sa suite, Assault on Dark Athena. Après son évasion, Riddick voit son vaisseau capturé par des mercenaires plutôt antipathiques qui, quand ils ne se font pas de la thune en refourguant les repris de justice aux centres de détention, passent leur temps à transformer génétiquement hommes, femmes et enfants en soldats. Chouette. Ces soldats, appelés des drones, sont autant de viande froide contrôlée à distance par de vrais méchants. Et les vrais méchants, eux, sont à la solde de Revas, une mercenaire aussi sexy qu'une scie égoïne et aussi douce qu'un champ d'oursins.
Riddick parvient à échapper à ces brutes et à errer dans le vaisseau ennemi. Il va tenter de s'en échapper, bien entendu, non sans avoir collé un souk impossible et avoir dézingué le maximum d'ennemis.
Là encore, la réalisation technique est en-dessous de ce que l'on est en droit d'espérer d'un FPS aujourd'hui. Graphismes moyens et toujours cette maniabilité surannée. Pour autant, de bonnes idées viennent émailler le jeu. Les armes indissociables des drones, par exemple. Il vous faudra traîner le corps pour espérer l'utiliser... La salle de gravité, à lutter contre une forte attirance vers un cylindre assassin, tout en shootant les soldats. La salle de déchets, aspirant tout sur son chemin toutes les cinq minutes... de bons passages comme on aimerait en voir plus souvent dans les jeux. Sans parler des nombreuses armes, blanches ou à feu, qui sont autant de possibilités de pimenter le jeu.  Et puis toujours ce personnage ultra-charismatique auquel Vin Diesel apporte une voix parfaite. Les doublages sont encore de haute volée. Sans parler que, finalement, on prend toujours autant de temps à tuer les ennemis par derrière, subrepticement, pour aller se réfugier ensuite dans l'ombre...
Ces ennemis n'ont pas une IA particulièrement évoluée, mais globalement, le jeu vous offrira quand même son lot de challenge (évitez simplement le mode facile, hein).
Bref, même si cette suite est sans doute un cran au-dessous du jeu original, elle apporte son lot de satisfaction. A tel point que, finalement, son extrême linéarité n'est que rarement gênante.

Enfin, on terminera sur le multijoueur. Assez sympa, tout en étant quand même un brin plat, il apporte le lot classique de deathmatch, solo ou en team, de capture the flag et j'en passe. On retiendra surtout le mode Pitch Black, dans lequel un joueur incarne Riddick, ce rôle incombant à celui qui réussit à le tuer. Le mode Butcher Bay, également, qui voit trois groupes (mercenaires, prisonniers et gardiens) s'affronter et pouvant, à chaquefin de tour, acheter du matos.

Reste finalement le problème du prix. Car tout aussi bon et sympa soit-il, ce Riddick-là vaut sans doute les 50 € de sa version PC, mais pas les 70 € de sa version console. Autrement dit, si vous le trouvez en seconde main ou, dans quelques semaines, en promo, n'hésitez pas un seul instant. Mais à 70 balles, là, c'est franchement abusé. D'autant plus que Butcher Bay seul aurait dû taper dans les 1200 points, comme tout jeu de la première Xbox porté sur la 360, soit environ 15 €. Et sa suite, plus le mode multi, ne valent pas les 55 € supplémentaires...

Bref, un très bon jeu à avoir impérativement... en occaz' ou en promo.

 

 
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Les Chroniques de Riddick : Assault on Dark Athena

Plateformes : PC - Xbox 360 - PS3

Editeur : Atari

Développeur : Starbreeze

PEGI : 16+

Prix : 70 € (consoles) - 50 € (PC)

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 7/10

 

 

Images du jeu Les Chroniques de Riddick : Assault on Dark Athena :

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