BioShock Infinite (PC, PS3, Xbox 360)

 

Publié le Mardi 26 mars 2013 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Test BioShock Infinite (PC, PS3, Xbox 360)

Le renouveau du FPS ?

imageVous voulez un bon FPS ? Vous voulez enfin démarrer votre année vidéoludique 2013 avec un très bon jeu ? Vous voulez un monde original ? Une ambiance exceptionnelle ? Un design fabuleux ?

Enfin, BioShock Infinite débarque sur nos consoles et PC. Il était temps, après un début d’année morose, pour ne pas dire catastrophique, qui nous ballote d’espoirs déçus en amères découvertes. Les choses sérieuses vont pouvoir commencer. Et accrochez-vous, voilà enfin un jeu à la hauteur de nos espérances et qui mérite réellement que vous mettiez la main à la poche en vous ruant chez votre revendeur favori.

BioShock Infinite vous place dans la peau de Booker DeWitt, un vétéran de la cavalerie des États-Unis, reconverti en mercenaire. Malheureusement, DeWitt s’est endetté auprès des mauvaises personnes et il n’a qu’une seule solution pour effacer sa dette : Il doit sauver Elizabeth, une jeune femme mystérieuse, emprisonnée depuis 15 ans à Columbia, une ville flottant dans les airs.
Nous sommes en 1912. Vous accostez sur une petite île, avec votre barque, et grimpez dans un étrange phare. Un homme mort gît sur une chaise. Vous continuez votre ascension et tombez sur un étrange mécanisme relié à un siège. Dès que vous vous asseyez, il se met en branle et… vous propulse dans les airs. Projeté dans une capsule au-dessus des nuages, vous atterrissez… dans la cité flottante.

screenscreenscreen

screenBienvenue à Columbia. Une étrange cité où les gens vouent un culte sans fin au Prophète, le « Père », Comstok de son petit nom. Et il faut dire que le prophète semble avoir réussi son pari : la ville est florissante, les gens sont heureux, les immeubles sont bien entretenus, aucune criminalité, un soleil radieux pousse sur des fleurs de toutes les couleurs, bref Columbia est comme une petite ville de province, avec ses jardins luxuriants, sa parade, sa fête foraine et ses immeubles qui se promènent au gré des vents et s’amarrent parfois les uns aux autres.
Pourtant, durant cette petite demi-heure, voire trois-quarts d’heure durant lesquels vous évoluez paisiblement dans la cité, il y a quelque chose qui cloche. Difficile de savoir quoi, exactement, mais il y a quelque chose d’étrange, qui vous met mal à l’aise. Trop de bonheur, peut-être ? Trop propres, les rues ? Ces couples qui s’enlacent, ces enfants qui jouent… cette fête foraine… l’ambiance fin du XIXème, début du XXème qui émane des lieux est… dérangeante. Et tout cela va prendre forme quand, lors d’une représentation publique stupide, vous êtes choisi au hasard pour lancer une balle de baseball sur… un couple de noirs attachés à un poteau. Des « sous-hommes », dans cette Columbia qui s’avère finalement avoir rétabli, ou jamais aboli, l’esclavage. Car qu’y a-t-il de plus amusant que de lancer une balle de baseball sur des « nègres » ?
A vous de vous exécuter ou de préférer jeter la balle sur « l’amuseur public », de toute manière, peu importe, le résultat est le même : un policier qui passait par-là repère une marque sur votre main, les lettres « AD » qui sont, selon le Père de la cité, la marque du faux prophète. Du coup, ce petit coin de « paradis » se transforme en enfer et vous voilà pourchassé par les forces de l’ordre. Et si elles se cachaient quand la ville était calme, elles vont apparaître en nombre et vous faire vous rendre compte que vous avez mis les pieds dans un nid de guêpes. Une cité sous le joug d’un tyran totalitaire et bien décidé à vous faire la peau, d’autant plus qu’Elizabeth est sa protégée.

screenVous voilà donc poursuivi par toute une horde d’ennemis, et il ne faudra pas compter sur les habitants pour vous aider à vous enfuir.
Après une paire d’heures, vous allez retrouver Elizabeth et elle ne vous quittera plus. L’occasion de découvrir une toute nouvelle facette du jeu, qui s’en trouve alors profondément modifié. Car la belette n’est pas seulement une bimbo écervelée qui va vous coller aux basques. C’est un véritable élément du gameplay.
Outre les innombrables discussions que vous aurez tous deux, elle jouit d’une véritable personnalité. Tour à tour agaçante, attachante, attendrissante… elle sera surtout une coéquipière de luxe, n’hésitant pas à vous prêter main forte en ouvrant des portes, ou en vous lançant des munitions ou fioles de vie si vous en avez besoin. Elle peut aussi ouvrir des portails vers d’autres mondes pour faire apparaître des murets de protection, des câbles pour vous suspendre et j’en passe…
Bref, c’est une vraie partenaire, très utile, et dotée d’une IA à ce point travaillée qu’elle vous plonge un peu plus dans l’aventure et dans l’ambiance.

screenscreenscreen

screenCar cette ambiance, c’est l’une des grandes forces de BioShock Infinite. Elle est à couper le souffle. Et c’est grâce à la ville flottante de Columbia que les développeurs vont réussir à vous scotcher. La ville est une véritable œuvre d’art. Les architectures sont sublimes. Le level design est extrêmement bien pensé et vous permet d’en prendre plein les yeux. Ces couleurs chatoyantes, cette palette graphique somptueuse, ces grands bâtiments, ces statues, ces parcs et jardins… La ville est une véritable merveille et vous allez passer tout le jeu à parfois vous arrêter pour admirer la vue tant c’est beau et bien fait.
A tel point que, finalement, on en oubliera complètement les quelques textures nettement moins réussies qui parsèment certains décors (il s’agit d’une version modifiée de l’Unreal Engine 3.0 qui depuis le temps, montre quand même ses limites).
La ville fourmille de détails innombrables qu’il vous faudra absolument découvrir. Ne vous contentez pas de rester dans les rails imposés par le scénario : fouillez, fouinez, non seulement vous trouverez des bonus intéressants pour votre personnage, mais en plus vous en apprendrez un peu plus sur la ville, son histoire, ses habitants, sa religion. Visionnez les vidéos, écoutez les discours et les discussions…

screenCôté jouabilité, le jeu est facile à prendre en mains et les contrôles sont assez intuitifs. Vous aurez deux armes équipées, ce qui vous obligera à faire souvent les poches de vos ennemis ou récupérer leur matériel. Pistolet, fusil à pompe, colt à balles explosives, fusil de précision, mitrailleuse, lance-roquettes, lance-grenades… du classique. Doublé de pouvoirs spéciaux. En effet, rapidement, vous allez être habité une étrange magie qui semble inhérente aux lieux. Lancer des boules de feu, des nuées de corbeaux sur vos ennemis, contrôle mental sur les personnes ou les machines, décharge électrique, par exemple. Pouvoirs qui pourront être augmentés, tout comme votre arsenal, via des bornes spéciales rencontrées en chemin. De la même manière, des fioles – rares et souvent bien cachées – augmenteront votre résistance, votre force ou votre santé de manière définitive. Sans oublier les gadgets qui permettent d’augmenter les dégâts, la précision et j’en passe.

screenscreenscreen

screenEnfin, on parlera également du crochet. Plus qu’un simple gadget, ce crochet permet non seulement d’écorcher vifs vos ennemis ou de les finir dans une démonstration assez gore de vos talents de tueurs, mais surtout de vous promener sur des filins suspendus entre les différentes îles flottantes dans les cieux. Fun, puisque vous parcourez les lieux à vive allure, ces filins ont également une forte incidence stratégique : vous pouvez atteindre des endroits surélevés pour aller sniper quelques ennemis, ou tomber dessus pour les tuer d’un seul coup. A chaque fois, ce sont des passages totalement grisants et jouissifs.

Les voies du marché du jeu vidéo sont impénétrables. BioShock Infinite arrivera-t-il à convaincre les acheteurs ? Rencontrera-t-il du succès ? A-t-il sa place dans le cœur de la masse grouillante des joueurs qui ne jurent que par Call of Duty ou Battlefield ?

L’avenir nous le dira. Mais ce qui est certain, c’est qu’il mérite le meilleur du monde. Complètement captivant, BioShock Infinite est un véritable voyage. Une merveilleuse découverte d’un univers original, fascinant.

screenAlors certes, l’IA ennemie est un peu bourrine. Quelques passages sont moins sexy que d’autres (le musée, par exemple). Quelques bugs de collision sont visibles (notamment les corps des ennemis abattus qui s’encastrent parfois dans certains éléments du décor). Mais sincèrement, ce ne sont que des défauts mineurs. BioShock Infinite est réellement un grand jeu. Une fois plongé dedans, il faut bien prendre son temps. Une quinzaine d’heures de jeu au minimum sont nécessaires pour en boucler l’aventure. L’ambiance ne plaira peut-être pas à tout le monde, mais c’est un univers à découvrir, à parcourir de fond en comble, pour en retirer toute la substantifique moelle.
Le design est merveilleux. Les combats sont bien dosés, bien rythmés, et plutôt accrocheurs. Plus qu’un simple jeu vidéo, c’est aussi une véritable critique de la société, de la religion… de ce que pourraient devenir les Etats-Unis, à moins qu’ils ne le soient déjà devenus…
C’est beau, c’est fort, c’est un régal rare et puissant à la fois. Sans nul doute, nous tenons le meilleur jeu de ce début d’année.

 

 
image

 

 

 

 

Test précédent - Home - Test suivant

 

BioShock Infinite (PC, PS3, Xbox 360)

Plateformes : PC - Xbox 360 - PS3

Editeur : 2K Games

Développeur : Irrational Games

PEGI : 18+

Prix : 60 €

Aller sur le site officiel

BioShock Infinite (PC, PS3, Xbox 360)

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 9/10

Aucune note des lecteurs.
Soyez le premier à voter

Cliquer ici pour voter

 

 

Images du jeu BioShock Infinite (PC, PS3, Xbox 360) :

0