Birdman, la critique du film

 

Publié le Mercredi 25 février 2015 à 12:00:00 par Sylvain Morgant

 

Birdman, la critique du film

Un piaf dans la tête

imageRiggan Thomson, acteur de 60 ans, a connu la gloire il y a plusieurs années en jouant le super-héros Birdman au cinéma. Aujourd'hui, il tente de monter à Broadway la pièce de théâtre "What We Talk About When We Talk About Love" de Raymond Carver. Car la gloire et le succès lui manquent.
Mais ce que Riggan veut avant tout, c'est prouver à tous, public comme critiques, qu'il peut être autre chose que l'acteur d'un seul rôle.

Petit problème pour lui. Dans sa schyzophrénie galopante, il parle avec Birdman. De plus, il possède quelques pouvoirs spéciaux et surnaturels. A moins qu'il n'ait complètement pété les plombs…

Alejandro González Iñárritu réalise avec Birdman son cinquième long-métrage. On retrouve dans le rôle-titre Michael Keaton rejoins par Emma Stone, Naomi Watts, ZachGalifianakis et Edward Norton.
Vous n'êtes pas sans savoir que le film vient de gagner quatre Oscars. Celui du meilleur film, du meilleur réalisateur, du meilleur scénario original et de la meilleure photographie.

Est-ce que c'est justifié ?


screenPour le réalisateur et la photographie, oui je le pense. Le travail de cadrage, très proche des acteurs, passant d'un personnage à l'autre en tournant autour, est subtil et grâcieux. Et grâce à la magie du montage et des effets spéciaux, on a droit à un très beau faux plan-séquence de deux heures, soit la durée du film. De même les acteurs jouent à merveille, Keaton en tête. Norton et Watts en acteurs soit à l'égo démesuré, soit en dessous de tout. Stone en fille perdue et tête à claque. La presque unité de lieu, le film se déroulant quasi exclusivement dans le théâtre ajoute aussi aux charmes du film.

La musique est aussi très présente, jouant avec les acteurs et le public. On a même l'impression qu'il n'y a aucun temps mort musical.

Tout pour un film parfait alors ?

screenPas vraiment, car le scénario, jouant sur le parallèle Riggan/Keaton et Birdman/Batman se veut très moralisateur. Pointant du doigt les tares du système Hollywoodien avec acteur arrogant et acteur dépressif, avocat/manager n'ayant que l'argent en tête, ancienne gloire qui veut retrouver le haut de l'affiche, pauvre petite fille de star qui déteste son papa parce qu'elle a été pourrie gâtée... Bref, un film qui n'épargne personne. Acteur, réalisateur, producteur, critique, même le public en prend pour son grade.

Et personnellement, ce principe m'agace au plus haut point. Je le trouve très hypocrite. C'est un film Hollywoodien avec des acteurs Hollywoodiens qui parle des tares d'Hollywood. Un joli serpent qui se mord la queue.

Bref. Pas complètement convaincu. Mais si le principe ne vous gêne pas, vous serez face à un excellent film.

 

 
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Birdman, la critique du film

Plateformes :

Editeur : Twentieth Century Fox France

Développeur : Alejandro González Iñárritu

PEGI : 7+

Prix : Cinema

Birdman, la critique du film

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 8/10

 

 

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