Sherlock Holmes: The Devil’s Daughter (PC, PS4, Xbox One)

 

Publié le Jeudi 9 juin 2016 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Test de Sherlock Holmes: The Devil’s Daughter (PC, PS4, Xbox One)

Un jeu élémentaire, mon cher Watson

imageStudio ukrainien entre vodka et radioactivité, Frogwares exploite la licence Sherlock Holmes depuis 14 ans déjà… Autant dire qu’ils en connaissent un rayon sur le célèbre détective privé créé par Sir Arthur Conan Doyle en 1887. Et celui qui est d’ailleurs, sans nul doute, le plus célèbre détective du monde, revient dans une nouvelle aventure intitulée « The Devil’s Daughter ». Ou si vous préférez, « la fifille à son papa le Diable » en français. Ou un truc du genre.

Dans Sherlock Holmes : The Devil’s Daughter, nous retrouvons nos deux comparses, à savoir Sherlock et son fidèle Watson, toujours dans un look qui se veut plus proche des séries TV actuelles. En effet, exit le papy excentrique soixantenaire, et bonjour la paire de potes entre trente et quarante balais. Un coup de jeune sans doute pour mieux capter l’attention de la nouvelle génération de joueurs, mais qui risque de faire tiquer les fans du personnage, mais aussi des anciens jeux.

Il s’agit toutefois toujours du même système d’enquêtes. Il y en aura 5 à résoudre, prologue compris, qui composent le scénario principal.
Dans différents quartiers de Londres, mais aussi à Scotland Yard et sa morgue, vous interrogerez les témoins, tenterez de démêler le faux du vrai, étudierez les corps des victimes mais aussi les lieux des crimes, chercherez les indices… Un vrai jeu d’enquête avec tout ce que cela comporte.
Vous pouvez changer entre une vue à le première personne ou une vue extérieure, pour mieux observer ou vous déplacer. Une option toujours agréable.


screenA part ça, ma foi, il s’agit d’un système de point & click assez classique. Vous trouvez des objets, les étudiez, tentez de faire des rapprochements… et même parfois utilisez la « vision » spéciale de Holmes pour découvrir des indices supplémentaires.
Vous devrez observer les témoins et/ou suspects, les questionner selon différentes phrases prédéfinies, tenter de les confondre, parfois, parce que comme on le sait si bien, on a tous quelque chose à cacher… Selon les indices récupérés, vous pourrez donc les contredire, les pousser dans leurs retranchements… tout en sachant que la moindre erreur ou une accusation infondée n’aura pas de trop grosses conséquences sur le déroulement de l’enquête. Heureusement.

screenQuelques mini-jeux, optionnels puisque vous pourrez les passer s’ils vous semblent trop compliqués ou inintéressant, viennent émailler l’action : crocheter les serrures, déplacer des objets, avancer en équilibre, retrouver la place d’engrenages… Certaines phases seront plus délicates, comme devoir suivre un témoin sans se faire repérer ou échapper à un poursuivant, voire éviter les pièges…

Le gameplay s’avère toutefois un brin rigide et vieillot, avec des déplacements pas toujours très précis et une maniabilité qui manque de souplesse. Idem pour la progression des enquêtes, notamment quand on sait quelle tâche accomplir ou quoi faire par la suite, mais que cette progression est bloquée tant que l’on n’a pas trouvé le dernier indice.

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screenCertaines enquêtes s’avèreront un poil coton. Et à ce propos, deux sentiments m’assaillent… Le premier, c’est que les novices risquent parfois de tourner en rond sans comprendre ou savoir ce qu’il faut faire. Et risquent donc d’être un brin découragés, voire d’aller jeter un œil sur le net pour trouver une solution… L’autre, c’est qu’aujourd’hui, les jeux sont un peu trop simples, limite développés pour une génération de débiles, et que du coup, un peu de difficulté qui vous oblige à vous servir du peu de matière grise qu’il vous reste est une bonne chose. A vous de voir, donc, si la difficulté vous effraie ou si vous êtes de taille à relever le challenge. Petite bite ou gros paquet, en quelque sorte…

screenPlutôt joli, notamment concernant les visages, Sherlock Holmes : The Devil’s Daughter reste assez inégal sur les décors, parfois très beaux et bien faits, remplis de détails et de nuances, ou parfois un brin vides. Dommage cependant que les bugs de collision soient si fréquents, l’aliasing parfois bien visible et les temps de chargement un brin longuets. Question réalisation technique, donc, peu mieux faire.

Pour conclure, ce Sherlock Holmes : The Devil’s Daughter est dans la lignée du précédent opus. Avec quelques petits ajouts de ci-delà. Si les petits soucis techniques ou un gameplay qui commence à accuser son âge nous font dire qu’il serait temps de revoir la série et la faire évoluer, il n’empêche que cet épisode est toujours aussi plaisant et réussi. Un poil court, peut-être, mais qui nous offre un challenge captivant, avec des personnages intéressants. Bref, les amateurs d’enquêtes devraient largement trouver leur compte. C’est le principal.

 

 
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Sherlock Holmes: The Devil’s Daughter (PC, PS4, Xbox One)

Plateformes : PC - Xbox One - PS4

Editeur : Big Ben Interactive

Développeur : Frogwares

PEGI : 16+

Prix : 60 €

Aller sur le site officiel

Sherlock Holmes: The Devil’s Daughter (PC, PS4, Xbox One)

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