Supreme Commander 2 (PC)

 

Publié le Jeudi 18 mars 2010 à 12:00:00 par Cedric Gasperini

 

Golgoth Power

imageIl y a trois ans, sortait Supreme Commander. Un jeu de stratégie futuriste qui se voulait révolutionnaire. Le joueur pouvait en effet conduire de larges et vastes armées au combat et avait à sa disposition un zoom stratégique impressionnant, permettant de passer d’une vision proche du terrain de jeu à une vision plus globale de la carte.
Innovant, bien foutu, et développé par Chris Taylor à qui l’on devait déjà la série culte des Total Annihilation, Supreme Commander avait tout pour s’imposer dans le monde des jeux de stratégie en temps réel.
Et ce fut un bide.
Un bon gros ratage commercial. Jeu trop « hardcore gamer », problème de piratage, configuration nécessaire pour faire tourner le jeu bien trop importante ? Tout a été évoqué pour expliquer les méventes de cet excellent jeu.
 
Aujourd’hui, pourtant, les développeurs de Gas Powered Games remettent le couvert avec Supreme Commander 2. C’est bien de perséverer. Et le jeu sort sur PC et Xbox 360. Pour le coup, nous l’avons testé sur PC.
 
25 ans se sont écoulés depuis que la Fédération Terrienne Unie, les Aeons et les Cybrans se sont joyeusement rentrés dedans dans le sang, la violence et la rigolade. 25 ans, de quoi permettre au temps de panser quelques blessures. Mais tout le monde sait que certaines blessures, si elles se referment, ne guérissent jamais… 25 ans après, donc, à peine le temps qu’une nouvelle génération de soldats soit opérationnelle, les trois ennemis jurés remettent le couvert.
Et c’est reparti pour un tour. Vous allez devoir rechausser les grands panards taille 272 d’un commandeur façon Goldorak, pour aller bouter les Golgoths hors de la planète bleue.
 
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Le jeu se divise en trois chapitres, chaque faction ayant le sien, pour un total de 18 missions. Ça c’est pour la campagne solo. Bien entendu, une partie multijoueurs, primordiale pour ce genre, vient compléter la donne.
Vous allez donc suivre les combats entre FTU, Aeons et Cybrans, suivant un petit scénario assez basique. Ce scénario s’attarde d’ailleurs plus sur certains protagonistes que sur des évènements globaux. La guerre vue de certains points de vue, en gros. Bon. On vous rassure, pour ce genre de jeu, le scénario n’est pas non plus primordial. Et c’est tant mieux parce qu’il est un peu mou. Les personnages qui le composent ne sont pas spécialement charismatiques et les vidéos ne sont pas particulièrement bien foutues. Elles manquent clairement d’une bonne mise en scène et auraient pu au moins être doublées par de vrais acteurs et non pas par les voisins ou les concierges des développeurs.
Autant dire, finalement, que vous suivrez l’histoire d’un œil peu passionné, n’attendant qu’une chose : vous retrouver sur le terrain pour aller faire mordre la poussière à l’adversaire.
 
screenHeureusement, la souris en main et le Commander sous vos ordres, le jeu se révèle bien plus passionnant, bien plus rythmé, bien plus nerveux.
Comme dans le premier épisode, donc, vous dirigez un puissant robot géant, le Commander, qui va construire des bâtiments et former des unités, puis commander à tout ce beau monde.
Et la première constatation est que Supreme Commander 2 est bien plus simple à gérer que le premier. Bien plus classique. Il va falloir collecter de l’énergie et de la masse qui vous serviront de ressources. Cette fois, il n’y a pas de limite à la quantité que vous pourrez emmagasiner. Cela rend plus facile la gestion de ses unités, il faut bien l’avouer, et une erreur de construction ne sera pas forcément sanctionnée à ce niveau-là.
 
Et d’ailleurs, tout le jeu est ainsi : plus basique. Les missions, les armées moins grosses sur des cartes plus petites… on sent que les développeurs ont préféré revoir leur copie pour que leur jeu ne soit plus apprécié par une frange de la population des gamers, mais que les novices du genre puissent eux aussi trouver leur compte.
Alors ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : Supreme Commander 2 reste un jeu de stratégie pour gamers. Cette simplification de la jouabilité n’est pas au détriment de la qualité du jeu. Au contraire, aurais-je même tendance à dire. Si les parties se veulent finalement moins stratégiques, elles offrent des combats plus rapides, des parties plus rythmées, et pour le coup, on se perd moins à construire base et armée pendant de longues heures pour que tout soit réglé une bonne fois pour toute dans une grosse bataille brouillonne qui va vous faire ramer votre PC.
 
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Le jeu n’en reste pas moins impressionnant. Plus petites, les armées n’en sont pas moins très grosses par rapport à ce que l’on a l’habitude de voir dans ce type de jeu, je vous rassure. Il y a toujours cette impression de gérer des centaines d’unités.
 
Parlons des unités d’ailleurs. De manière très classique, vous fabriquerez des unités terrestres, aériennes ou navales.
Vous gagnerez, au fur et à mesure de vos constructions, des points de technologie (vous pourrez en gagner plus avec la construction de labos, par exemple). Ces points permettront de débloquer de nouvelles recherches. Unités plus résistantes, plus puissantes, moins chères à produire, plus rapide à construire… c’est à vous de choisir quelles évolutions vous voulez débloquer.
Il faudra également penser à protéger ses bâtiments (boucliers, radars et tourelles).
Enfin, au bout d’un moment, vous aurez accès à de bonnes grosses unités, des prototypes ultra puissants, chaque faction ayant ses propres évolutions, chaque unité ayant ses propres avantages et ses propres faiblesses.
 
screenCette recherche technologique offre la possibilité d’orienter la puissance et l’angle d’attaque de votre armée. Vous pourrez tout à fait élaborer des stratégies plus subtiles, tendre des pièges… Et bien entendu, le fameux zoom stratégique est toujours de la partie.
 
Face à une IA assez basique, la campagne solo ne devrait pas poser trop de problème à un joueur chevronné. Disons que seule la partie des Cybrans offrira un challenge digne de ce nom.
 
Question graphisme, le jeu a peu évolué. Voire pas du tout, en fait. Ce n’est pas particulièrement moche, mais pas spécialement séduisant non plus. Les textures sont simples. Et c’est finalement d’autant mieux qu’aujourd’hui, même une machine modeste pourra le faire tourner. Globalement, avec un Dual Core, 2Go de Ram et une carte graphique à 512 Mo de Ram, vous serez tout à fait peinard pour en profiter.
 
Finalement « plus basique » est le terme qui convient le mieux à ce Supreme Commander 2. Le jeu se veut un RTS de base, simple, accessible. Et ce n’est pas péjoratif du tout. Parce qu’il permettra de réunir novices et joueurs plus chevronnés, et que les deux prendront du plaisir dessus. Car s’il est moins complexe et moins pointu, il n’en reste pas moins un excellent jeu, bien foutu. Les parties multijoueurs, jusqu’à 8 en ligne, sont impressionnantes et offrent un challenge véritablement plus important. Les cartes, dont certaines sont tirées du premier jeu, sont nombreuses et vraiment bien agencées. Le retour à une certaine simplicité a parfois du bon, et ce Supreme Commander 2 en est le parfait exemple.

 

 
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Supreme Commander 2 (PC)

Plateformes : PC

Editeur : Square Enix

Développeur : Gas Powered Games

PEGI : 7+

Prix : 50 €

LA NOTE

LA NOTE DES LECTEURS

note 8/10

 

 

Images du jeu Supreme Commander 2 (PC) :

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