Mystère à Venise, la critique du film

 

Publié le Mercredi 13 septembre 2023 à 12:00:00 par Sylvain Morgant

 

Mystère à Venise (Cinéma)

Un Poirot al dente

imageAprès la Seconde Guerre Mondiale, Hercules Poirot vit reclu à Venise, loin des affres des enquêtes qu’il a mené par le passé.

Un jour, son amie l’autrice Ariadna Oliver vient le trouver et l’emmène de force assister ; le soir d’Halloween ; à une séance de spiritisme dans un palazzo soi-disant hanté. Mais la soirée tourne court quand l’un des participants est retrouvé assassiné.

Poirot va devoir très rapidement faire travailler ses petites cellules grises car l’assassin est forcément parmi les invités. Et qu’un très lourd secret se cache dans les murs du palazzo…



image 3eme réalisations de Kenneth Branagh dans l’univers du plus grand des détectives belge, Mystère à Venise prend la suite de Le Crime de l'Orient-Express (2017) et Mort sur le Nil (2022). Le film est une libre, voir très libre, adaptation du roman La Fête du Potiron, d’Agatha Christie.

Le casting se compose, en plus de Kenneth Branagh dans le rôle-titre, de Kyle Allen, Camille Cottin, Jamie Dorman, Tina Fey, Jude Hill, Ali Khan, Emma Laird, Kelly Reilly, Riccardo Scamarcio et Michelle Yeoh. Un bon casting, même Camille Cottin. Kenneth a enfin compris qu’il en faisait des caisses dans le rôle de Poirot et revient à un jeu beaucoup plus sobre que dans les volets précédents. Cependant, on n’évite pas quelques clichés de comportement des différents personnages qui peuvent vendre la mèche sur l’identité du ou des coupables et du mystère entourant le palazzo.


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imageCoté réalisation, il y a du progrès par rapport aux deux précédents volets. L’un des principaux reproches ; en plus du surjeu de Branagh ; était la surenchère de scènes "spectaculaires" qui n'avaient rien à faire là et l'utilisation abusif de fonds verts et de décors numériques de très mauvaise qualité. Très bonne nouvelle, ces deux éléments sont totalement absents ici. Fini les fonds verts hideux et les avalanches numériques, ici, tout est en décors réels. Et c'est beau. Les plans larges de Venise sont superbes. Quant au palazzo, il est labyrinthique à souhait. Bon l'inconvénient, c'est qu'on a du mal à comprendre son architecture.

 Cependant, on peut comprendre le choix du réalisateur de perdre le spectateur dans ce labyrinthe car cela rentre parfaitement dans le thème "horrifique" du filmimage. Halloween, mort mystérieuse, bâtisse hantée, Branagh fait entrer le détective belge dans l'horreur. Bon, on est plus dans de l'apparition fantomatique et des voix venues d'outre-tombe que dans l'étalage de barbaque à coups de tronçonneuse, mais jamais une adaptation cinématographique du héros d’Agatha Christie n'avait pris le parti du jump scare et de remettre en doute les croyances de Poirot.

Finalement, Kenneth Branagh a enfin compris comment adapter Hercule Poirot au cinéma. Espérons qu'il ne soit pas trop tard pour l'acteur et réalisateur britannique.

 

 
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Mystère à Venise, la critique du film

Plateformes :

Editeur : Michael Green

Développeur : Kenneth Branagh

PEGI : 12+

Prix : tarif cinema

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